24 janvier 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz

On a besoin de savoir que vivre en Israël nécessite une âme de pionniers. Israël n’est pas une nation comme une autre, et ceux et celles qui ont construit le pays étaient tous animés d’une vision – c’était un désert, et les Juifs ont dû faire face à de gigantesques défis pour faire d’Israël un pays habitable.
Pinchas Rotenberg, c’est le nom de ce rêveur, est né en 1879 en Ukraine. Ayant étudié l’ingénierie à Saint-Pétersbourg, Pinhas Rotenberg, un vrai socialiste, adopte dans le temps de Dieu, la vision sioniste. En 1919, il s’installe dans la Palestine du Mandat Britannique dans le but de développer un système d’irrigation et d’électricité à partir des ressources locales. En l’espace de 5 ans, la Centrale de Neharayim fut construite, après 7 ans de tractations avec les Jordaniens et le pouvoir britannique qu’il fallait convaincre, et après avoir difficilement réussi à collecter des fonds. Ce fut un chantier mémorable permettant à tous, Juifs et Arabes, de travailler à un projet commun, devant être une bénédiction avec cette nouvelle énergie si commune aujourd’hui, et si nouvelle à l’époque. Il fallut en outre édifier trois barrages en amont, pour que la Centrale puisse fonctionner en toute saison.
Guesher hayechana
Guesher veut dire « pont » en hébreu. De l’autre côté de la route 90 le long du Jourdain, il y a le kibboutz « Guesher ha’hadasha » (le nouveau pont). Il fait face à « l’ancien pont » – Guesher hayeshana – qui fut donc transformé en musée permettant de comprendre comment des hommes animés d’une vraie vision, peuvent bâtir un pays, pour faire d’un désert… « un pays où coulent le lait et le miel ».