Apartheid et calomnie

Apartheid et calomnie

On se rappelle le lynchage à Ramallah en octobre 2000, quand deux réservistes, Vadim Nurzhich et Yosef Avrahami, entrés par erreur à Ramallah ont été déchiquetés par la foule. Il y a quelques jours, deux Juifs religieux se sont également égarés dans cette même ville. Grâce à des policiers, ces deux hommes furent sauvés d’une mort certaine. On parle de miracle de ‘Hanouka…
 « Des dizaines de jeunes Palestiniens ont encerclé le véhicule, brisé les vitres et tenté de l’ouvrir. À ce moment-là, la police est apparue et a secouru les Israéliens. ‘Ils ont été sauvés d’une mort certaine’, ont déclaré des sources palestiniennes » (infos-israel.news).
 
A côté de cela, en ce début de décembre 2021, l’Église de Suède appelle à enquêter sur «l’apartheid» israélien insistant sur le fait qu’elle n’a rien contre Israël ou les Juifs ! Comment appelle-t-on, dans la «Palestine» tant désirée par les nations, une population qui massacre la moindre présence juive sur son sol ?… N’est-ce pas cela «l’apartheid» ? L’apartheid est un régime de ségrégation systématique à l’image de ce qui s’est passé en Afrique du sud, régime aboli en 1991. Alors, qui manifeste l’apartheid aujourd’hui au Moyen-Orient ? – Israël qui a inclus 20 % d’une population arabe, et tant d’autres, ou bien des régimes musulmans qui ne supportent aucun Juif ni même aucun chrétien sur leur sol ?
 
Ôter l’exil de soi
C’est le rav Kook (1865-1935) en Israël qui a déclaré ceci : « Il est plus facile de sortir de l’exil, que de sortir l’exil de soi ». Cette sentence s’adressait premièrement à Israël, qui, ayant subi 2000 ans d’exil, de persécution et de soumission à des états et des régimes autoritaires, a gardé des traces dans l’esprit, difficiles à expurger, malgré l’existence d’un Etat libre et indépendant depuis 1948. Cet état d’esprit s’exprime d’une manière où Israël a besoin de l’assentiment des nations et des instances internationales, souvent au détriment de sa propre sécurité. Un seul exemple qui s’est avéré catastrophique pour Israël : les ‘’Accords d’Oslo’’. Ceux-ci prônaient le concept de « la paix contre la terre ». Cette formule a finalement été dramatique pour l’Etat hébreu. En bradant la terre au Goush Katif, en donnant des villes comme Gaza, Bethlehem, Hébron, Jéricho, Shekhem…, le résultat a été un accroissement phénoménal du terrorisme en Israël et dans le monde.
 
Cette réflexion du rav Kook ne peut-elle pas également s’adresser à l’Eglise ?… Durant 2000 ans, la Chrétienté n’a cessé de développer une théologie antisémite, avec des « Pères de l’Eglise » qui ont accusé le peuple juif de déicide, prônant le remplacement d’Israël par l’Eglise, etc. Pourtant, après la seconde guerre mondiale, et particulièrement après le drame de la Shoah, un mouvement de repentance a pris naissance dans le monde chrétien, une vaste réforme s’en est suivie pour expurger de sa liturgie des paroles malheureuses antijuives. Une prise de conscience chrétienne en faveur d’Israël s’est développée, particulièrement durant la guerre des ‘Six-jours’ en 1967.
Pourtant, on sait que cette embellie chrétienne en faveur d’Israël est vite retombée… le David d’alors, Israël, est devenu le Goliath d’aujourd’hui – « la Palestine est occupée par les méchants colons israéliens ». Si les textes et les liturgies chrétiennes sont nettoyés d’un antisémitisme primaire, il n’en demeure pas moins que les esprits sont encore infectés. Grâce à Dieu, il reste des chrétiens qui vivent l’amour de Sion, et conservent un soutien inconditionnel à l’Etat hébreu.
 
« Viens et vois ! »
L’Eglise doit comprendre qu’Israël est la nation choisie de Dieu, et que la rejeter ou l’ignorer, met par terre toute prétendue justice devant Dieu.
Des exemples étonnants confirmant cette pensée viennent d’anciens Musulmans devenus chrétiens, tels Hassan Yousef appelé ‘le Prince vert’, qui de 1997 à 2007 a beaucoup aidé les services de sécurité israéliens, ou Tass Saada, un ancien militant palestinien proche de Yasser Arafat, qui prêche aujourd’hui l’amour du peuple juif. Ces ex-Musulmans ennemis d’Israël, aujourd’hui aiment Israël et soutiennent l’Etat hébreu.
 
J’aimerais paraphraser une réflexion du NT, quand Jésus dit à Nathanaël, « un vrai fils d’Israël » qui se demandait ce qu’il pouvait y avoir de bon venant de Nazareth. On lui dit alors : « Viens et vois ! » (Evangile de Jean 1 :46).
A tous ces personnes qui jugent Israël de loin, empoisonnés par 2000 ans d’antisémitisme chrétien, je leur dis : « Venez en Israël, et voyez comme les Arabes vivent à Jérusalem et circulent librement dans les rues, dans les magasins, dans le tramway… ».
Où est l’apartheid en Israël ?
Bientôt le tourisme reprendra en Israël, alors chacun, tout chrétien des nations, pourra voir qu’Israël est un vrai pays démocratique où il fait bon vivre ensemble. Tous les chrétiens vivant en Israël ainsi que nous-mêmes, pouvons en témoigner.
 
Nous prions qu’en ce temps de fête avec ‘Hanouka et Noël, toutes deux fêtes de la lumière, Dieu répande son Esprit de paix, car Il vient bientôt, le Sar Shalom, le Prince de la paix, prédit par les prophètes (Esaïe 9 :5).
Et que s’accomplisse la bénédiction promise par Dieu en faveur de toute l’humanité :
 
« L’Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne (Jérusalem), un festin de mets succulents, un festin de bons vins… Sur cette montagne, Il anéantit le voile qui voile tous les peuples, la couverture qui couvre toutes les nations ; Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur, l’Éternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de Son peuple (Israël). Car l’Éternel a parlé » – Esaïe 25 :6-8
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