« J’appelle les nations » – Ebenezer Exodus

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 14 novembre 2018
 

Au kibboutz Ramat Rachel à Jérusalem se déroule cette semaine la Conférence d'Ebenezer Operation Exodus. 36 nations sont participantes de cette organisation qui a pour but de ramener les Juifs en Israël, en les aidant à faire leur Aliyah – la montée en Israël. Ce soutien des nations concernant Israël est voulue de Dieu, inscrit dans le Tanakh : "Ainsi dit le Seigneur, l'Eternel : J'appelle les nations/goyim… ils ramèneront tes fils entre leurs bras, et porteront tes filles sur leurs épaules" – Esaïe 49:22.


C'est ainsi que depuis 1991, des centaines de milliers de Juifs ont été ramenés en Israël par l'intermédiaire de chrétiens sionistes (1), et notamment d'organisations internationales comme "Ebenezer Operation Exodus". Il reste selon l'Agence juive quelques 1,5 millions de Juifs en Europe. La Bible le précise, le peuple juif doit rentrer en Israël, et nous voyons que depuis 1881, date de la première grande Aliyahmoderne, les Aliyot se sont multipliées :

Esaïe 43:5 : " (Dieu dit) Ne crains rien… Je ramènerai ta postérité de l'orient, Je te rassemblerai (qabbats) de l'occident. Je dirai au nord : donne ! et au midi : ne retiens pas ! Fais venir mes fils des pays lointains, et mes filles des extrémités de la terre – tous ceux qui portent mon nom, et que J'ai créés pour ma gloire ; Je les ai formés, oui, Je les ai créés". 

 

L'Aliyah sanctifie le nom de Dieu

Pour l'avoir vécu d'une certaine manière, nous savons que l'Aliyah n'est pas facile à vivre – le déracinement, l'apprentissage d'une langue, la différence culturelle, etc. C'est vrai hélas, le peuple juif a souvent été le peuple errant, rejeté par les nations – les Juifs étaient chassés de partout, quand ils n'étaient pas l'objet de massacres. Cette errance dure depuis 2000 ans, mais Dieu a permis de redonner à Israël un territoire, un Etat, une fierté, une place d'honneur au sein des nations, dans l'attente du Messie. 

Le verset au-dessus dit que le peuple juif porte le nom de Dieu, et qu'il a été créé par Sa gloire !… Dieu a évidemment un plan pour Son peuple qu'Il appelle à revenir sur sa terre ancestrale, des extrémités de la terre !  Dieu dit que l'Aliyah sanctifie Son nom (= qiddoush haChem) : "Quand Je les ramènerai d'entre les peuples, quand Je les rassemblerai du pays de leurs ennemis, Je serai sanctifié aux yeux de toutes les nations" – Ezéchiel 39:27. 

 

Opération Exodus

Dans les années 80, Dieu toucha le coeur de chrétiens concernant le retour de Son peuple. Certains reçurent des visions notamment celle-ci en 1974 : on voyait "comme sur un écran des centaines de milliers de Juifs sortant de l'Union Soviétique". 

Et en 1991, lors de la guerre du Golfe, une équipe d'intercesseurs chrétiens se trouvaient à Jérusalem, quand les scuds tombaient sur Israël – "120 chrétiens réunis à Jérusalem, pendant la guerre du Golfe, priaient pour le Second Exode du peuple juif, prophétisé dans la Bible – et ils se sont trouvés embarqués dans une aventure qu'ils auraient du mal à imaginer…". 

Équipés de masques à gaz et à genoux dans la prière, ces hommes et ces femmes reçurent de Dieu cette parole : "Maintenant, c'est le temps de ramener mon peuple du Nord". Déjà en octobre 1990, le Mur de Berlin était tombé, une brèche s'était creusée dans l'Europe de l'Est  et les Juifs allaient pouvoir sortir.

Des entrepreneurs chrétiens mirent alors à disposition des bus pour chercher les Juifs jusqu'en Sibérie, d'autres avec le concours de l'Agence juive affrétèrent des bateaux, ouvrant une ligne entre Odessa et Haïfa, et des avions furent utilisés pour aider les Juifs du Nord à rentrer au pays.

 

Les colombes reviennent au colombier

Le prophète Esaïe ne connaissait pas l'avion en son temps. Pourtant, l'idée est formulée dans ces paroles antiques : "Qui sont ceux-là qui volent comme des nuées, comme les colombes vers leurs colombiers ?" (Es 60:8). 

Lisons ce témoignage qui raconte la venue des premiers Olim : "[…] Un certain jeudi à 4h du matin, nous nous tenions avec un petit groupe sur le terrain de l’aéroport de Ben Gourion. Le ciel commençait à s’illuminer à l’Est, lorsque la porte d’un appareil d’El-Al bleu et blanc, s’ouvrit pour laisser descendre les 250 premiers OLIM, littéralement,  »ceux qui montent » en Israël. Ils allaient faire leurs premiers pas sur la terre d’Israël, et nous les regardions : des petits enfants, des fillettes serrant leur poupée dans les bras, un enfant portant son petit chien ; des gens âgés qui descendaient les marches avec difficulté. Certains bien habillés, d’autres visiblement très pauvres. Un homme s’agenouilla pour embrasser le sol. Notre groupe poussait des acclamations en agitant des drapeaux d’Israël. Il y avait une joie extraordinaire. Parmi les Olim, les uns riaient, d’autres chantaient, d’autres pleuraient et ils se mirent tous à se serrer dans les bras les uns des autres. C’était une expérience indescriptible de les voir arriver, pour la première fois. Tout ce que nous avions demandé dans nos prières, ce dont nous avions tellement parlé depuis 1980, il nous était maintenant donné de le voir de nos yeux ! […]"

Sachons que le Dieu d'Israël est à l'origine de ce grand mouvement, pour le bien de toute l'humanité : "Sur toi (Israël), l'Eternel se lève, sur toi SA gloire apparaîtra. Des nations marcheront à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons. Porte tes yeux alentour, et regarde : Tous, ils s'assemblent, ils viennent vers toi. Tes fils arrivent de loin, tes filles sont portées dans les bras. Tu tressailliras alors et tu te réjouiras, et ton coeur bondira et se dilatera, quand les richesses de la mer se tourneront vers toi, quand les trésors des nations viendront à toi." – Esaïe 60: 4-5

Gérald & Sophie

 

 

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La Déclaration Balfour, le 2 nov 1917

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 4 novembre 2018
 

Voilà 101 ans que la Déclaration Balfour a été signée, ouvrant la porte à l'idée d'un Etat juif sur sa terre ancestrale, le 2 novembre 1917. 

Je dois rendre hommage à l'occasion de cet anniversaire historique au pasteur Claude Duvernoy – nom à la consonance huguenote – qui  nous rappelle en outre que l'un des premiers théologiens à porter l'idée sioniste fut un Protestant français Isaac de la Peyrière, au début du XVIIe siècle, avec "un appel au roi de France visant à organiser le retour des Juifs en terre promise" (tiré du livre "le Prince et le Prophète").

 

Les nations et les Juifs

En étudiant l'Histoire, il est remarquable de voir combien le peuple juif a joué un rôle majeur pour la santé économique des nations, selon la protection ou la maltraitance faite aux Juifs. En Grande-Bretagne, alors que l'an 1290 vivait l'expulsion de la communauté juive, l'an 1655 voyait celui de la réadmission des Juifs en Angleterre, sous Oliver Cromwell. Cette décision eut d'étonnantes répercussions dont l'émergence de chrétiens en faveur d'un Etat juif.

Citons Martin Janecek qui a étudié le Sionisme chrétien (1) : « Les croyances millénaristes ont commencé à jouer un rôle politique à l'époque de la révolution anglaise dirigée par Oliver Cromwell. Après l'instauration du Commonwealth en 1649, les Juifs furent réadmis en Angleterre, d'où ils avaient été chassés au XIIIème siècle. Les puritains croyaient que leur installation était nécessaire pour l'accomplissement des prophéties bibliques, d'après lesquelles les Juifs devaient être d'abord dispersés dans tous les pays du monde avant de pouvoir se rassembler en Terre promise. En 1649, deux puritains anglais habitant Amsterdam envoyèrent une pétition au parlement de Londres, demandant que « … la nation d'Angleterre, avec les habitants des Pays-Bas, soient les premiers prêts à transporter sur leurs bateaux les fils et les filles d'Israël dans la terre promise à leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob pour un héritage éternel »

« La Grande Bretagne prit l'engagement solennel d'aider, après la victoire, à la création du "Foyer national juif" en Palestine. Cet engagement, connu sous le nom de la Déclaration Balfour (publiée le 2 novembre 1917), a été souvent présenté comme une manœuvre impérialiste visant à assurer à la Grande Bretagne une position stratégique, au carrefour des voies de communication avec l'Inde et à proximité des champs de pétrole. 

Ne voir que cet aspect des choses, c'est ignorer toute la dimension spirituelle de cette démarche. Chaïm Weizmann,le premier président de l'État d'Israël, se souvient dans ses mémoires : « Les hommes comme Balfour, Churchill, Lloyd George, étaient profondément religieux ; ils croyaient en la Bible. Pour eux, le retour du peuple juif en Palestine était une réalité, de sorte que les sionistes représentaient pour eux une grande tradition, pour laquelle ils avaient beaucoup de respect ». 

 

La conjugaison de deux forces pour une vision sioniste

Rétrospectivement, nous voyons que Dieu a permis dans l'Histoire l'émergence de deux forces dont les énergies se sont conjuguées, en vue de la création de l'Etat d'Israël en 1948 – les Juifs avec le désir d'une aliyah, qui s'accrut très fortement au 20e siècle, et les chrétiens sionistes dont l'effet est encore plus visible aujourd'hui, ayant porté au pouvoir Donald Trump aux USAet très récemment Jair Bolsonaro, au Brésil, le géant sud-américain.

A l'avance, nous nous réjouissons du futur déménagement de l'ambassade brésilienne, selon les promesses du nouveau président : « Comme nous l'avons déjà annoncé lors de la campagne, nous avons l'intention de transférer l'ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem », a annoncé Bolsonaro sur Twitter, « Israël est un État souverain et nous devons respecter cela pleinement ». 

 

(1) "Le Millenium et le Sionisme chrétien", par Martin Janecek – étude dans Sens, janv 2001

 

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Quand Dieu multiplie les Cyrus

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 25 octobre 2018
 

Le 6 déc 2017, alors que nous attendions ce que Dieu allait faire en cette année jubilaire (1), Donald Trump faisait son coup d'éclat à la stupéfaction de tous, déclarant: "Jérusalem est la capitale d'Israël, et nous y déménagerons notre ambassade !". 

Ce jour-là, je réalisai que ce président était le 45e président des Etats-Unis. Sur une intuition, je lus Esaïe 45"Ainsi parle l'Eternel à son oint, à Cyrus…" (Es 45:1). Coïncidence divine?

(le PM d'Israël Ben Gourion offre une Hanoukkia au président Truman, en présence de l'ambassadeur d'Israël Abba Eban)

Le 14 mai 2018 était le jour de l'inauguration de l'Ambassade US à Jérusalem. Le Premier ministre Binyamin Netanyahu félicitait le président américain pour avoir  proclamé Jérusalem capitale de l'Israël.

Fait intéressant, Netanyahou compara Trump à Harry Truman, Lord Balfour et à Cyrus le Grand :

« Je tiens à vous dire que le peuple juif a une longue mémoire. Nous nous souvenons de la proclamation du grand roi Cyrus le Grand, roi de Perse il y a 2 500 ans. Il a proclamé que les exilés juifs à Babylone pourraient revenir et reconstruire notre temple à Jérusalem. Nous nous souvenons d'il y a cent ans, Lord Balfour, qui a publié la Proclamation Balfour qui reconnaissait les droits du peuple juif dans notre patrie ancestrale. Nous nous souvenons qu'il y a 70 ans, le président Harry S. Truman était le premier dirigeant à reconnaître l'Etat juif. Et nous nous rappelons comment, il y a quelques semaines, le président Donald J. Trump avait reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël. Monsieur le président, notre peuple se souviendra de cela à travers les âges ».

Balfour et Truman ont en commun qu'ils étaient des connaisseurs de la Bible ; Trump, s'il n'est pas fondamentalement croyant, est soutenu par des millions de chrétiens sionistes et plusieurs dans son équipe sont des chrétiens sincères.

Ces trois hommes, Balfour, Truman et Trump ont joué un rôle déterminant concernant Israël, à l'instar du grand Cyrus qui a permis et subventionné la reconstruction des murailles de Jérusalem, et favorisé la construction du 2e Temple. De nos jours, Israël avance de jubilé en jubilé, avec l'obtention d'un territoire, celle d'un Etat, enfin d'une capitale. 

 

Truman – "Je suis Cyrus"

"Ce jour de novembre 1953, quelques mois seulement après avoir quitté la présidence des États-Unis, Harry Truman fut amené au séminaire théologique juif de New York pour y rencontrer un groupe de leaders juifs. Il était accompagné de son bon ami Eddie Jacobson… qui le présenta aux religieux : "C'est l'homme qui a aidé à créer l'État d'Israël." Truman répondit : "Que voulez-vous dire par "aidé à créer" ?… Je suis Cyrus. Je suis Cyrus (2)." (timesofisrael)
 

Comme Donald Trump, Harry Truman a été l'une des personnes les plus improbables à occuper le poste de président des États-Unis… En 1948, Truman rencontra le dirigeant sioniste Chaim Weizmann, une rencontre qui l'aida à comprendre l'importance d'un Etat juif au coeur du Moyen-Orient.

Le 14 mai 1948, alors que les Britanniques se retiraient de la Palestine et que cinq nations arabes étaient à la frontière prêtes à envahir leur pays, David Ben-Gourion, à Tel-Aviv, déclara la création de l'État hébreu. Quelques minutes après ce discours, le président Truman prit la décision, contre les avis de son équipe et notamment du général Marshall, de reconnaître le nouvel État juif. 

Truman était le 33e président des Etats-Unis. Pourquoi pas appliquer la "loi des coïncidences divines" ? Prenons Jérémie 33 – ce chapitre contient de merveilleuses promesses pour le peuple juif, pour l'avenir de Jérusalem, pour la restauration du Temple et la venue du Messie.

Dieu déclare :

(v.7) : "Je ramènerai les captifs de Juda et d'Israël, Je les rétablirai comme autrefois… 

(v.9) "Cette ville (Jérusalem) sera pour moi un sujet de joie, de louange et de gloire, parmi toutes les nations de la terre, qui apprendront tout le bien que Je leur ferai; elles seront étonnées et émues de tout le bonheur et de toute la prospérité que Je leur accorderai…

(v.16) En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure, et voici comment on l'appellera : l'Eternel notre justice". 

Et le prophète d'expliquer à la fin du chapitre que la disparition d'Israël et du peuple juif est tout aussi improbable que la suppression des lois de l'univers… Avis à tous les détracteurs antisionistes : selon Dieu, le monde n'a d'existence que parce qu'Israël est rétabli dans sa terre et dans sa capitale, Jérusalem. 

 

(1) Le 9 déc 1917, le général Allenby délivrait Jérusalem de l'occupation ottomane. 50 ans après (un jubilé), les paras israéliens délivraient Jérusalem de l'occupation jordanienne (le 7 juin 1967). Le 6 déc 2017 (50 après), Jérusalem était déclarée capitale de l'Etat hébreu par la plus grande des nations.
(2) Ce qui pourrait passer pour de l'orgueil est la compréhension chez Truman d'une décision éminemment historique.

 

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Démocratie et désinformation

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 12 octobre 2018
 

La France depuis De Gaulle(1) a un problème avec Israël. Et pourtant, la France est en première ligne pour lutter contre l'antisémitisme. Est-ce paradoxal ?… Non, c'est une stratégie qui donne la liberté, en reconnaissant une vieille faute passée, de lutter contre un Etat qui dérange; "l'antisionisme n'est pas de l'antisémitisme".  

En fait, peu importe si des centaines de Syriens sont tués chaque jour, sous les bombes russes ou syriennes. Peu importe si parmi ces Syriens il y a de nombreux Palestiniens ; ceux-ci ne sont pas intéressants pour les médias occidentaux. Savons-nous que, sans parler des milliers de tués lors des bombardements – le Yarmouk palestinien est devenu un vrai cimetière – des centaines de Palestiniens sont morts torturés dans les geôles de Bachar el Assad ?

« Selon les rapports, les autorités syriennes retiennent les corps de plus de 456 Palestiniens morts sous la torture en prison. Personne ne sait exactement où ces corps sont détenus, ni pourquoi les autorités syriennes refusent de les remettre à leurs familles, selon Gastetone Institute – article de Khaled Abu Toameh. Ce journaliste arabe israélien enfonce le clou démontrant l'hypocrisie des nations et des médias qui ne focalisent que sur les Palestiniens "brimés" par Israël :

« Ces dernières années, l'horreur a été quotidienne pour les Palestiniens de Syrie, un pays dévasté par la guerre. Sans que cela suscite l'attention des médias. Les Palestiniens de Syrie ont eu beau être assassinés, torturés, emprisonnés et déportés…, l'Ouest a bâillé d'ennui ».

 

Le reportage biaisé de E. Lucet sur France 2 – "Gaza, une jeunesse estropiée"

Ce reportage est passé hier sur la chaîne publique de France 2, malgré les protestations de l'ambassadrice d'Israël Alisa Ben Nun, estimant que l'enquête présente un "point de vue déséquilibré", et s'inquiétant que ce contenu puisse "inciter à la haine à l'encontre d'Israël et [qu’il puisse] ainsi avoir des répercussions directes, notamment physiques, sur les Français de confession juive". L'ambassadrice de l'Etat hébreu se désole ensuite d'un "amalgame fréquent et désolant entre Juifs et Israël". (RT France).

Alisa Ben Nun avait demandé qu'il y ait au moins un droit de réponse après le reportage. N'est-ce pas la moindre des choses sur un sujet aussi délicat, dans un pays soucieux de démocratie et de justice ?… (réponse de l'Ambassade d'Israël sur le refus de France 2)

 

Qui sont les producteurs derrière le reportage d'Elise Lucet ?

« Le documentaire intitulé « Gaza, une jeunesse estropiée » été produit par une société détenue par les producteurs Luc Hermann et Paul Moreira travaillant essentiellement pour Arte, Canal+, France 2, France 3, France 5, and France 4.

Paul Moreira et Luc Hermann sont des habitués des documentaires anti israéliens. Ils ne sont pas journalistes mais propagandistes. Paul Moreira ne s'en cache pas, comme sur son compte tweeter. Il est un antisémite notoire à la lecture de ses tweets, il est fondateur de reporters sans frontières une ONG foncièrement anti-israélienne bien connue, travaillant main dans la main avec B'Tselem et Shovrim Shtikah (briser le silence)» – JForum.

 

Le reportage mensonger (de France 2) de l'affaire Mohamed al-Dura et ses effets dévastateurs

Il y a 15 ans, Charles Enderlin avait fait un reportage sur un jeune homme de 12 ans, Mohammed, soi-disant tué par des tirs israéliens. Toute cette affaire avait été montée comme un vrai scénario, pour incriminer Israël. Il se trouve que Mohammed n'est jamais mort…

Ce documentaire a eu des conséquences désastreuses : « Pour ne rappeler que quelques réelles victimes liées à la mise en scène diffusée par France 2 : c'est Daniel Pearl qui a été décapité pour venger la fausse mort de Mohamed al Dura, ce sont deux soldats israéliens qui ont été lynchés dans un commissariat de Ramallah deux semaines après la diffusion du faux reportage commenté par Charles Enderlin et c'est la famille Sandler qui a été décimée par Mohamed Merah à Toulouse en 2012 » – par Philippe Karsenty

 

Les reportages que ne fera pas "Envoyé Spécial"

Depuis 20 ans, Envoyé Spécial n'a jamais parlé des enfants assassinés en Israël… France 2 n'a jamais parlé des adolescents tués lorsqu'un kamikaze palestinien s'est fait exploser devant la discothèque le Dolphinarium… Élise Lucet n'a jamais fait un reportage sur les deux réservistes de l'armée israélienne, il y a 12 ans, lynchés et dépecés à Ramallah, leur unique faute étant d'être entrés par erreur dans un village palestinien.

Montrer un seul côté d'un problème aussi explosif qu'est le conflit palestino-israélien, est absolument déloyal et relève du mensonge médiatique. Les Palestiniens de Gaza sont une population prise en otage par le Hamas qui ne vise qu'une seule chose : la destruction d'Israël. Ne pas souligner ce fait, c'est participer à la diabolisation d'Israël et cela fait le lit de l'islam radical. 

De même, ne pas réagir sur ce type de reportage biaisé, c'est accepter les choses, c'est gober la désinformation médiatique. Les gens de bonne volonté, les chrétiens et la communauté juive doivent être ensemble dans ce même combat, celui de la vérité. Sinon… les Français risquent d'être, comme des grenouilles dans une bassine d'eau dont la température monte ; lorsque l'eau sera bouillante, ce sera trop tard pour sauter hors de la marmite.

 

Rappelons-nous les paroles du pasteur allemand Martin Niemoller :
« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester ».
 
 
 (1) Cela remonte en fait beaucoup plus loin, au 19e siècle, quand Napoléon III voulait constituer "un royaume franco-arabe". A lire le livre de David Pryce-Jones : "Un siècle de trahison"  – la diplomatie française et les Juifs – 1894-2007. 

 

 

 

 

 

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