Impossible mission de sécurité

28 juin 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz


devant le St Sépulcre

devant le St Sépulcre

Avec un petit  groupe de pasteurs et leaders, avec les responsables du ministère des Affaires religieuses, nous avons pu visiter le Centre de Police dans la Vieille ville de Jérusalem. Situé Porte de Jaffa, près deChrist Church, ce lieu est historique, construit par les Ottomans et occupé durant le Mandat par les soldats britanniques.


Johnny KassabriJohnny Kassabri est notre guide, il est le chef de la police chargé de sécuriser la Vieille ville. Arabe de Galilée, John est aussi un chrétien catholique, et est à même d’apprécier les problèmes pouvant survenir entre les différents confessions chrétiennes, de même avec les musulmans.

 

Sécuriser la vieille ville est une mission en apparence impossible : il y a quatre grands quartiers : arménien, chrétien, juif et arabe – 2000 Arméniens, 5000 Juifs et autant de chrétiens, et… 28 000 Musulmans.Nous avons pu voir la grande salle de contrôle impressionnante qui gère les quelques 300 caméras placées dans la vieille ville, notamment sur les sites les plus susceptibles de générer de la violence.

répartition selon les religions

répartition selon les religions

Récemment le Ramadan commençait : près de 150 000 musulmans se trouvaient sur le mont du Temple. Clairement, ce lieu est un volcan pouvant exploser à tout moment : des femmes musulmanes nommées al Murabitun (payées par des organisations islamiques) sont prêtes à toute provocation, assistées d’enfants tout autant agressifs, à l’égard des Juifs comme des chrétiens ; gare à ceux qui prient.

Il est inconcevable qu'un Juif n'ait pas le droit de prier sur les lieux de NOTRE Temple. Pour les Musulmans, ce lieu ne signifie rien. Ils se prosternent la tête tournée en direction de la Mecque, dos et postérieurs tournés vers le Mont du temple et la Mosquée d'al-Aqsa" (Europe-Israël)

Il est inconcevable qu’un Juif n’ait pas le droit de prier sur les lieux de NOTRE Temple. Pour les Musulmans, ce lieu ne signifie rien. Ils se prosternent la tête tournée en direction de la Mecque, dos et postérieurs tournés vers le Mont du temple et la Mosquée d’al-Aqsa” (Europe-Israël)

Le policier israélien est alors présent pour protéger, s’interposer, sans perdre son calme, tentant d’éviter toute bagarre. A d’autres moments, selon des vidéos vues au centre de contrôle, les policiers peuvent aussi subir des jets de pierre et feux d’artifice d’une violence inimaginable.


Au Saint Sépulcre

Johnny, le chef de la police, nous confia qu’il passait beaucoup de temps sur ce site regroupant pas moins de six familles chrétiennes – Arméniens, Orthodoxes, Coptes, Syriaques, Éthiopiens et Franciscains. Ce n’est pas une sinécure de sécuriser plusieurs processions de pèlerins, au St Sépulcre, lors de fêtes chrétiennes. A la fête du feu sacré (à la Pâque orthodoxe), 12 000 personnes munies de torches peuvent se trouver à l’intérieur de la Basilique… où il n’existe qu’une seule issue.

C’est également la police israélienne qui doit intervenir lors de bagarres entre prélats, prêtres ou moines ! Les frictions sont courantes, et l’unité n’étant pas excellente au Saint Sépulcre, ce sont deux familles musulmanes qui possèdent la clé du bâtiment.


Savons-nous que la guerre de Crimée (1853-56) fut déclenchée en partie “par les disputes entre chrétiens occidentaux et orientaux pour le contrôle des Lieux Saints” (Wikipedia) et notamment celle de savoir qui présiderait le temps de Pâques ? Le Tsar avait utilisé ce prétexte pour déclarer la guerre aux Ottomans ; la France et l’Angleterre ont été les alliés occidentaux – il y eut 240 000 morts du côté des alliés, et 450 000 du côté russe. En mars 2014, Vladimir Poutine, devant les yeux ébahis du monde, a repris la Crimée en l’annexant tout simplement…

Le Kotel ou Mur occidental

Le KotelLe kotel est aussi un des lieux les plus difficiles à sécuriser, de par la densité de la foule. Lors de la Birkat hacohanim, ou à Yom Yerushalayim, une foule immense envahit la place. Tout peut arriver, mais les 300 policiers de Johnny sont là pour encadrer, protéger, et veiller…

Il est intéressant de remarquer que le mot “kotel” vient du Cantique des cantiques (2:9) : “Mon bien-aimé est semblable à la gazelle. Le voici, il estderrière notre mur (kotelnou)”. Croyons que le Messie d’Israël se révélera de “derrière le kotel”…


Des extrémistes juifs

La police a également à contenir les extrémistes juifs. Le lieu le plus “chaud” est bien sûr le har habait, le mont du Temple. Mais également, c’est au tombeau de David que la police israélienne dut intervenir au début du mois lorsqu’un groupe d’étudiants talmudiques juifs a tenté d’empêcher des Chrétiens orthodoxes grecs de pénétrer sur le site du tombeau du Roi David, situé sur le Mont Sion à Jérusalem. Les chrétiens viennent généralement au Cénacle (Actes 2) ou lieu de la Cène qui se trouve à l’étage.


Kol hakavod, Johnny !

Johnny veut davantage de caméras dans la vieille ville, et il souhaiterait renouveler la salle de contrôle qui exige plusieurs millions d’euros… Le budget pour la sécurité est de plus en plus lourd. Mais Johnny en tire fierté : depuis janvier 2015, il n’y a eu aucune émeute, il a réussi à garder la paix au St Sépulcre.

Nous déplorons hélas l’attaque du policier par un jeune musulman de 20 ans, porte de Damas. Prions pour le rétablissement de ce policier.


Faut-il la venue prochaine du Mashia’h pour amener la PAIX à Jérusalem ?… Nous le croyons, mais jusque-là, Israël a l’autorité pour faire face à toute violence, en laissant à chaque religion la liberté d’exercer son culte. Kol hakavod à Johnny, à son équipe, et à tous les services de police et de sécurité, assurant la paix, souvent au péril de leur vie.





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Des chrétiens qui soutiennent Israël

31 mai 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Slogan réalisé par G. Fruhinsholz en 1996 - "Il ne dort ni ne sommeille le Gardien d'Israël" - Ps 121

Slogan réalisé par G. Fruhinsholz en 1996 – “Il ne dort ni ne sommeille le Gardien d’Israël” – Ps 121

Un peu de sémantique :  les Chrétiens désignent tous les croyants qui suivent l’enseignement et la personne de Jésus. Nous sommes quant à nous des chrétiens évangéliques, issus du monde protestant, et nous soutenons Israël !

Il existe également des organisations où Juifs et Evangéliques oeuvrent ensemble – le rabbin Yechiel Eckstein, fondateur du Mouvement international “chrétiens et Juifs”, appelait d’ailleurs Israël à plus d’engagement avec le monde chrétien évangélique. Voir l’article dans le Jerusalem Post.


En tant que guide au Jardin de la tombe, je vois défiler les nombreux groupes de toutes les nations, tous enchantés de leur séjour en Israël. Des conférences chrétiennes ont également lieu à Jérusalem dans les temps de Fêtes, à Pessa’h, Shavou’ot et Soukkot.

Le but de notre présence en Israël, avec Sophie mon épouse, est de bénir Israël par des actes concrets, notamment dans le domaine social, et en faisant de la hasbara (communication et enseignement) dans le monde chrétien, pour dénoncer le mensonge et rétablir la vérité. Nous voulons aimer le pays/peuple de Dieu, Israël, en tant que chrétiens. C’est dans cette optique que nous soutenons Israël.


Ci-dessous, on peut lire le discours de notre pasteur à Jérusalem, Chuck Kopp (né le 14 mai 1948 !) et qui est là avec son épouse depuis 1966. Il conduit l’assemblée rue Narkis (culte samedi matin), qui rassemble des chrétiens de toutes nations. C’est devant plusieurs représentants du gouvernement d’Israël que le pasteur Kopp a tenté de faire passer l’idée que nous voulons être de vrais partenaires en tant que chrétiens, de l’Etat hébreu.

La Bible ne dit-elle pas qu’un témoignage nécessite au moins deux témoins ?…

Nous croyons également que l’Eglise a ce devoir d’être aux côtés d’Israël face à un monde hostile qui continue à vouloir effacer Israël de la carte. Quant à ce qui nous “divise”, je disais à un ami rabbin que si nous ne pouvons effacer le passé, nous pouvons à présent être ensemble -beya’had – pour accueillir le Messie qui vient ; “Il” se révélera… à sa manière.


Gérald & Sophie


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Les Chrétiens sont-ils vraiment un bien pour Israël ?


Pasteur Chuck Kopp
Pasteur de “Narkis Street Congregation”
Président de l’Alliance Evangélique Israël
Ce discours a été prononcé devant un parterre de ministres issus du gouvernement de Binyamin Netanyahou,
en mai 2015 à Jérusalem. 

 

Il m’a été demandé de répondre à cette question : “Pourquoi les chrétiens sont-ils importants pour Israël ?”. J’irai plus loin et je dirais même : “Les chrétiens sont-ils vraiment un bien pour Israël ?”.

Un Juif peut se demander après tout comment il peut faire confiance à des chrétiens ; ceux-ci ne dissimulent-ils pas des croyances antisémites ou ne sont-ils pas là pour les convertir au christianisme ?…

 

A cause des relations historiques tortueuses avec le peuple Juif, nous connaissons la responsabilité morale pesante que nous portons envers Israël. Et à cause de la persécution institutionnelle des Juifs, il nous faut aborder les relations des chrétiens avec les Juifs de manière délicate et avec humilité en raison de ce passé tragique.

Israël est notre frère aîné dans la foi. De plus, selon ce qu’écrit l’apôtre Paul dans sa lettre aux églises de Rome, “Ils (les Juifs) sont aimés à cause de leurs Pères”(Romains 11:28). C’est pourquoi, dans notre attitude de chrétiens, il n’y a pas de place pour aucun sentiment de supériorité envers quiconque, et encore moins envers les Juifs.


Il se pourrait que certains des lecteurs me soupçonnent d’écrire cela parce que j’ai un programme caché, un but que je pense pouvoir atteindre par ces mots d’excuse et de conciliation. J’encourage ceux qui doutent de moi à nous juger sur nos actions et non pas sur nos paroles. Certains d’entre vous peuvent se faire un jugement sur nos véritables sentiments envers les Juifs et Israël, en se basant sur le rapport  de ce qui  a été fait, dans certains cas, sur une période de plusieurs décennies. Il y a des gens dans le pays en général et dans cette pièce en particulier, qui peuvent attester de nos intentions vraies.


Aujourd’hui, la légitimité de l’existence d’Israël est constamment soulevée dans les différents forums et organisations du monde, comme aussi dans la presse écrite et àla télévision. Curieusement, avec toutes les atrocités commises de nos jours, c’est Israël qui est montré du doigt et critiqué. Et non seulement, Israël est critiqué mais le droit de son existence même est remis en question.


Pour la grande majorité des Evangéliques en Occident, attaquer la légitimité d’Israël, c’est attaquer les Juifs. Nous pensons en effet que c’est répréhensible, au moins sur deux niveaux, théologique et moral. Il est inacceptable et illogique pour nous de sympathiser avec qui que ce soit qui mette en question la légitimité du seul état juif du monde.


Si seulement Israël ne pouvait voir les chrétiens que comme des alliés et de fidèles citoyens de cette nation, nous pourrions, par exemple, nous tenir côte à côte contre ce tsunami de fondamentalisme islamique et extrémiste qui submerge notre région. J’appelle ceux qui soutiennent cette nation à former une coalition et j’appelle le gouvernement d’Israël à affirmer et accepter leur soutien.


Nous habitons dans ce pays, mais nous sommes aussi une structure évangélique  mondiale (AEI – Alliance Evangélique Internationale). Nous sommes véritablement la fenêtre par laquelle les Evangéliques occidentaux voient Israël et le Moyen-Orient. Nous sommes les avocats du pays parmi les nations.


Les intérêts stratégiques de l’Amérique au Moyen-Orient concernent la sécuritéd’Israël ainsi que le sort de la minorité chrétienne dans la région. Nous sommes au premier rang des inquiétudes des évangéliques américains. Ajoutons que lorsque les membres évangéliques du Congrès des Etats Unis recherchent les intérêts d’Israël, ils veulent de plus en plus que le gouvernement d’Israël en fasse de même pour leurs frères et soeurs chrétiens.


Voyez l’attitude des Evangéliques envers l’Iran. Les Evangéliques sont le groupe le plus important du Congrès, un groupe de législateurs américains qui soutient une action ferme contre le programme nucléaire de l’Iran.

En même temps, des millions d’Evangéliques américains sont mobilisés pour faire pression sur leur gouvernement au nom d’un seul individu, un pasteur chrétien iranien, emprisonné pour sa foi par la République Islamique d’Iran. Peut-on comparer les deux choses ? La quête iranienne pour la bombe thermonucléaire et la libération d’un pasteur emprisonné, isolé ? Oui, parce que les deux sont liées. Si un gouvernement est capable de restreindre la liberté religieuse, même pour une personne, alors, c’est l’indication de la vraie nature et des vraies intentions d’une nation.

Israël n’est pas l’Iran. Il n’y a aucun pasteur en prison. En fait, la carte morale maîtresse d’Israël sur ce sujet critique est qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient qui peut se vanter d’avoir une population chrétienne en augmentation. Mais Israël aspire à être mesuré par rapport à l’Occident, non par rapport aux insuffisances du monde arabe ou des pays musulmans comme la Turquie et l’Iran. Dès lors, ceux d’entre nous qui ont vécu ici une part importante de leur vie ont tout à fait le droit d’espérer une vie juste et équitable pour les Israéliens et un meilleur traitement des minorités en Israël.


Exactement comme ceux qui ont émigré vers d’autres nations ont un sentiment d’identité  envers leur nation d’adoption et des revendications justifiées, nous voulons, nous aussi, établir clairement que nous soutenons Israël, mais que, d’un autre côté, voyons des améliorations à apporter dans certains domaines. Il est inconcevable que nous devions continuer à ronger notre frein sous le Système Ottoman des Millets (1), quand Juifs et chrétiens ensemble aspiraient à se libérer d’une discrimination institutionnalisée.


(1) Les millets constituent des communautés confessionnelles dont le statut discriminatoire est institutionnalisé et codifié. Les millets ont le statut de dhimmi.

Texte traduit de l’anglais par Maïté Choteau





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Kfar hayeladim

25 mai 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Fresque peinte par Pnina, la ''maman'' de la maisonnée de 12 enfants

Fresque peinte par Pnina, la ”maman”de la maisonnée de 12 enfants

“Quand les trésors des nations viendront à toi…” – Esaïe 60:5. Voulons-nous accomplir les prophéties divines ? Nous sommes appelés à bénir Israël, n’est-ce pas …


Voulons-nous précisément aider la jeunesse en Israël ?…

C’est le but de l’association TSEDEK – une association qui oeuvre à permettre que la société en Israël soit plus harmonieuse et que les enfants aient le maximum de chance pour réussir.

Nous avons pu visiter à Afula dans le nord du pays, le village des enfants – kfar hayeladim. 

Olivier Granilic de Jérusalem, et Schlomi Amar, le directeur de Tsedek, ont été nos guides pour cette visite.


Malgré un fort taux de croissance économique, et un faible taux de chômage, Israël connaît pour des secteurs de la population, une certaine pauvreté – un foyer sur cinq est sous le seuil de la pauvreté. Comme on le sait, la sécurité est primordiale en Israël et elle est dévoreuse d’un budget qui ne va pas au social. D’autre part, Israël est le seul pays au monde qui intègre autant de populations diverses, de tradition, de culture, de langue… et les problèmes sociaux ne manquent pas…


Pnina, et Asher le directeur du village

Pnina, et Asher le directeur du village

Le côté positif en Israël est qu’il existe une vraie solidarité pour prendre à bras le corps ces problèmes de société,  en développant notamment un tissu associatif important qui pallie aux manques de l’Etat.

 Je rajouterais pour ma part, que cela nous donne l’opportunité à nous qui sommes des amis d’Israël, d’être de vrais soutiens.


Tsedek participe donc à créer ces “villages d’enfants” avec une douzaine de familles. Une famille salariée accueille en plus de ses propres enfants, une dizaine d’autres enfants qui sont suivis par des professionnels de la santé et qui sont séparés de leur famille par décision de justice. Le but est de redonner un cadre familiale à ces enfants qui n’ont pas eu la même chance que d’autres. Tout dans le village est conçu pour former, enseigner dans les valeurs du judaïsme, éduquer, sociabiliser l’enfant et le stimuler par l’art, la zoothérapie, et l’amour tout simplement… D’autre part, tout est fait pour renouer ou améliorer les relations parentales.


Tzedzk Enfants

Les enfants sont scolarisés dans des écoles publiques. Les shirout leoumi, les jeunes filles qui font le service civil, sont là aussi pour aider les mamans de substitution. Les jeunes qui feront l’armée pourront de même que les enfants revenir dans ces villages. Ils sont à la maison.

Dans ce village existent aussi une bibliothèque, un terrain de sport, et même un conservatoire ! Ces jeunes participent à des concours et ils sont brillamment récompensés.


En Israël, c’est l’excellence qui est visé ! C’est là où Israël fait l’admiration du monde entier, parce qu’Israël aime la vie en général, et que chaque vie est précieuse.




Visons également l’excellence dans notre soutien et notre amour de Sion…

Gérald & Sophie


DONSLogo Tzedek

  1. Les don pour Tsedek peuvent se faire par SHALOM ISRAEL (Aide à l’Enfance)
  2. Ou directement à TSEDEK-FRANCE




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Jérusalem, capitale d’Israël !

17 mai 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz


c033e957-de4c-4b6b-9545-97df87d180c3“A la loi et au témoignage !”. Cette exhortation du prophète Esaïe (Es 8:20), nous la faisons nôtre. Selon la Torah, la Loi divine et selon les témoins de la Bible, Jérusalem est véritablement la capitale d’Israël.

Aujourd’hui, le monde veut diviser Jérusalem, en faire la capitale d’un pays qui n’existe pas, la Palestine. Les Juifs n’auraient même plus la liberté de prier au Kotel… Déjà, les Musulmans (le Waqf) montrent qu’ils font du Mont du temple, un lieu de non-droit pour les croyants, alors on peut penser que ce serait un conflit majeur si la Palestine était créée.


Aujourd’hui en Israël nous fêtons YOM YERUSHALAIM, la journée de Jérusalem. Le 7 juin 1967 a été un jour de liesse, lorsque les paras Israéliens ont libéré le Mont du temple – “har habit beyadenou” ! Après 2000 ans d’exil, d’humiliation et de souffrance, le peuple juif pouvait à nouveau prier devant ce qui est un des vestiges du Temple de Salomon.

Jésus a dit que les nations ont piétiné la ville de Jérusalem durant 2000 ans, et il a précisé que le temps des nations auxquelles font partie ceux qui la revendiquent, est terminé (Luc 21:24).


“Quittez la ville – (signé) le Prophète”

Lorsque le général chrétien Allenby, le 9 décembre 1917, libéra Jérusalem de la main des Turcs ottomans sans coup férir, c’est avec des tracts : les Musulmans furent tellement choqués qu’ils fuirent à toute jambe. Allenby avait demandé à Dieu une stratégie et il lut un verset d’Esaïe (31:5) : « Comme les oiseaux volent, de même le Seigneur des armées défendra Jérusalem ». Allenby eut alors l’idée de rassembler tous les avions qu’il put trouver et de faire jeter des tracts. Sur les tracts était écrit en arabe : “Abandonnez la ville aujourd’hui – (signé) Allenby”. L’interprète arabe ne lisant pas le nom Allenby, écrivit alors un mot correspondant à “Prophète”. On imagine les Turcs lire ces tracts disant : « le Prophète vous ordonne de quitter de la ville»… C’était le jour de Hanouka – le 24 kislev 5678.


“Montons à la maison du Dieu de Jacob”

Nous croyons que Dieu ne permettra pas la division de Jérusalem, mais il importe de veiller et de prier. Avant d’être la capitale du monde sous la férule du Messie venant poser Ses pieds sur le mont des oliviers, selon Zach 14, Jérusalem est et demeurera la capitale d’Israël, une et indivisible.

“Il arrivera, dans la fin des temps, que la montagne de la maison de l’Eternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers.
Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Eternel

Esaïe 2/Michée 4


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Le bluff de l’Europe et d’Obama

par Nessim Robert Cohen-Tanugi


L’Europe, l’Amérique d’Obama, les Palestiniens et consorts ont attendu avec une impatience irritée la fin des élections en Israël. À présent que Netanyahou est élu, ils sont prêts à lancer la grande offensive pour contraindre Israël à se plier à leur volonté. Et elle est claire : Obama l’a déclaré, la France et plusieurs pays européens ont voté officiellement des motions pour transformer les lignes de cessez-le-feu d’avant 1967 – la guerre des Six Jours – en les imposant comme frontières.

Malheureusement trop de Juifs, qui aspirent à juste titre à la paix, n’ont pas bien compris ce que cela veut exactement dire et ce que l’Europe et Obama veulent EXPLICITEMENT : Remettre Israël dans la situation qui a prévalu depuis 1949 jusqu’à la guerre des Six Jours, ce que la colombe, Abba Eban, qualifiait déjà de « frontières d’Auschwitz ».

Cela veut dire reconnaître non seulement la « Palestine » – ce que déjà les Israéliens acceptent à condition que ce ne soit pas un État terroriste de plus – mais aussi Jérusalem-Est, y compris le mur des Lamentations et le mont du Temple qui deviendrait la capitale palestinienne. Car, il faut bien le souligner, c’est bien ce qu’exigent Abbas et ce qu’ont voté officiellement Hollande, Valls, toute la gauche et une partie de l’opposition UMP.


Abbas et consorts ont déjà décidé que le mur des Lamentations deviendrait le mur de Barak, le cheval ailé de Mahomet, et que peut-être les Juifs pourraient y prier parfois avec l’autorisation du pouvoir palestinien. Bien entendu 400 000 juifs seraient transférés en Israël, Abbas exigeant même que la Palestine soit judenrein (seuls les nazis osaient exiger cela), sans qu’en contrepartie les Arabes israéliens n’émigrent en Palestine ; au contraire, les réfugiés palestiniens feront plus que doubler le nombre des Arabes israéliens.Toutes ces exigences sont risibles mais pas pour Obama, ni pour la France et Fabius, ni pour bien d’autres pays ! Ils prétendent même que cette Palestine sera libre, démocratique et pacifique tout en estimant qu’il est urgent que le Fatha d’Abbas fusionne avec le Hamas !

Nous sommes prêts à beaucoup au nom d’une paix juste et durable mais on n’a pas le moindre temps à perdre sur de telles énormités. On doit cesser immédiatement de discuter avec ces prétendus amis des Juifs et d’Israël. Non seulement on répond un niet à la manière de Poutine, mais on doit aussi les mettre en garde : s’ils tentent de nous imposer ces conditions par la force, ils en payeront très gravement les conséquences.Vous en doutez ? Évidemment, Israël ne prétend pas être capable de vaincre certains pays très puissants ou une coalition de pays. Avec notre environnement éminemment hostile et notre superficie minime, nous sommes par définition vulnérables, très vulnérables. Mais nous avons largement la force de les dissuader, car le prix à payer par nos adversaires ne leur sera pas supportable.


Passons sur le cas de l’Iran, qui, par la voix de Khameini et de Rafsandjani, a déjà évalué le prix qu’il est prêt à payer pour effacer Israël et les Juifs de la carte : jusqu’à un tiers des musulmans ! Israël ne souhaite pas se mettre en compétition en manière de barbarie. C’est pourquoi Israël a choisi une solution plus conforme à nos valeurs : celle d’empêcher l’Iran de détenir l’arme nucléaire. Quoi que pense, dise et fasse Obama, il faut détruire toute l’infrastructure nucléaire de l’Iran dès que nécessaire. Inutile de demander à Obama, il l’empêchera.

Avec les pays civilisés d’Europe, d’Asie ou d’Amérique, la réponse est facile : ils seraient fous de faire la guerre avec Israël, même s’ils sont les plus forts. Pourquoi ? Rappelons que les États-Unis ont craqué devant une perte modique de soldats pour vaincre l’Indochine ou l’Afghanistan. Ils n’ont pas tenté, à juste titre, de faire la guerre à la Corée du Nord bien qu’ils puissent le faire. Ils ont eu raison, car il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’aucun pays occidental et civilisé n’est prêt à subir d’importantes victimes sur sa terre pour un enjeu qui ne menace pas directement leur pays. Ni les États-Unis, ni la Russie, ni la Chine ne sont prêts à voir mourir d’innombrables citoyens pour donner le mur des Lamentations, voire Jérusalem, à Abbas, et encore moins au Hamas ou autres.

Ils nous bluffent et se croient au poker. À leur bluff il ne faut surtout pas répondre par l’apaisement mais au contraire par la stratégie de la tension. À chaque intimidation ou menace, il faut surenchérir. Ne vous faites aucune illusion : ils craqueront avant nous parce qu’ils sont tout de même intelligents. Pour nous, Jérusalem est notre âme. Pas pour eux…


Nous voudrions nous adresser à tous ces Juifs épris de paix, nourris d’illusions, qui espèrent aux lendemains que nous chantent les sirènes enchanteresses des nouveaux Ulysse.

Qu’ils se souviennent d’une seule chose : Jérusalem est unifiée et l’a toujours été durant près de trois mille ans. C’est la Grande Bretagne qui l’a divisée en deux pour éviter les tensions intercommunautaires, et les Juifs de l’Est ont été déportés de force dans l’autre partie. Jérusalem-Est est une parenthèse qui a duré moins de cinquante ans et elle est fermée déjà depuis cinquante-huit ans et, espérons-le, pour l’éternité. Il y a 2500 ans déjà, les Juifs chantaient dans leur malheur à Babel : “Si je t’oublie, Jérusalem…”.

Il faut donc croire que Jérusalem était déjà dans leur âme bien longtemps avant. Depuis, nos ancêtres, de génération en génération et sans aucune interruption, ont gardé et pérennisé cet espoir malgré la haine, les ghettos, les massacres, les bûchers, les pogroms, la Shoah. Jamais ils n’ont renoncé à leurs droits légitimes. Et voilà que non seulement ils ont gagné au prix du sang la liberté et le droit d’être enfin chez eux avec Jérusalem bien à eux, et alors qu’ils ont de surcroît l’une des meilleures armées du monde, ils reconnaîtraient pour la première fois depuis 2500 ans – oui, pour la première fois ! -, qu’ils renoncent à la plus belle partie de notre héritage, cela sans même tirer un seul coup de feu ?





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