Entre euphémismes et Vérité

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 28 mars 2018
 

Les euphémismes de l'Occident – pourquoi ne pas nommer "le mal" ?

La France aime ses héros – un homme est mort pour avoir donné sa vie pour un otage. Cet homme, un officier de gendarmerie, a été tué de plusieurs balles et "poignardé au visage" ; n'est-ce pas là un euphémisme pour dire qu'il a été exécuté comme le font les gens de Daesh – accompagné du slogan rageur que l'on connait trop bien – mais que je ne veux pas prononcer ici. Arnaud de Beltrame a été égorgé, exécuté de la même façon que le Père Hamel de St Etienne de Rouvray, et d'autres encore… La France est-elle en guerre, ou sont-ce toujours des détraqués tuant au hasard, comme on veut nous le faire croire ?… Pourquoi ne pas dire les choses, en parlant pudiquement du "mal" ?

Ce qui est vécu en Israël est vécu à présent en Occident – Israël est le laboratoire des nations, dit la Bible. L'Islam, comme religion mortifère (idéologie de mort) dont s'inspirent Daesh, le Hamas, le Hezbollah, etc…, haït la civilisation judéo-chrétienne et le Dieu de Jacob. Il faut écouter les anciens terroristes repentis pour le comprendre, car nous vivons aujourd'hui une guerre de civilisation – l'humanité entière est concernée. 
Ci-dessous le témoignage de Walid Shobeat.
'Hag Pessa'h samea'h aux amis juifs, 
et bonnes fêtes de Pâque aux amis chrétiens
 
En ce jour, nous voulons également dénoncer l'assassinat ignoble de Mireille Knoll, survivante du Vel d'Hiv', assassinée à Paris de 11 coups de couteau et brûlée le 23 mars 2018, et nous associer à la douleur de la famille et de la Communauté juive.
 
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Confession d'un ancien terroriste

Interview (extraits) de Walid Shoabat,
par Tovia Singer, en 2000
 

Walid Shoebat formé au terrorisme

Né en 1960 de père musulman et de mère chrétienne américaine, Walid grandit principalement dans le village de Beit Sahour, près de Bethlehem. Ses parents se rencontrèrent pendant que son père étudiait aux États-Unis, ils se marièrent et retournèrent à Beit Sahour qui était sous contrôle Jordanien, l'année de la naissance de Walid. Une fois sur place, son père confisqua le passeport de sa mère, et l'empêcha de partir. Après une brève période en Arabie Saoudite, les Shoebat déménagèrent à Jéricho, où le jeune Walid fut enrôlé dans une école dirigée par des Jordaniens. « La première chose que nous y apprenions en grandissant était de haïr les Juifs », raconte Walid.

Rapidement après la Guerre des six Jours, son père l'envoya dans une école à Bethlehem « où je grandis dans la foi de l'Islam, dans laquelle je fus nourri avec l'idée qu'un jour l'accomplissement d'une ancienne prophétie de Mohammed, prophète musulman, viendrait », raconte Shoebat. « La prophétie prédit qu'aura lieu une bataille dans laquelle la Terre Sainte sera reprise, que l'élimination des Juifs se fera via un massacre massif, et que le jour du jugement n'arrivera pas avant que les Arabes aient vaincu les Juifs à Jérusalem et dans les nations alentour ». Peu de temps s'était écoulé avant que l'éducation de Walid ne l'entraîne à être mêlé à divers actes de terrorisme.

Walid Shoebat est convaincu que la guerre continuelle contre Israël n'a rien à voir avec le désir des arabes d'un Etat palestinien.

« Jamais dans l'Histoire il n'y a eu d'Etat palestinien », dit Shoebat. « Nous n'avons jamais voulu d'Etat palestinien – même aujourd'hui, les Palestiniens ne veulent pas d'Etat palestinien… »

« Alors que veulent-ils réellement ?, demanda Tovia Singer.

– Ils veulent la destruction des Juifs, dit Shoebat. C'est une guerre sainte. C'est dans la culture, la tradition. Arafat est semblable à Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Ahmed Yacine. Ce sont des gens de la même espèce, malgré quelques petites différences, ils sont de la même espèce ».

Questionné par Singer sur ce qu'est son message pour le peuple juif aujourd'hui, Shoebat réfléchit un moment et répondit: « Votre Dieu est un Dieu magnifique, comme votre peuple et votre terre. Tenez bon et soyez forts. Ne soyez pas effrayés par les nations du monde, par ceux qui essaient de vous affaiblir et de prendre votre terre ». Après coup, mais dit dans un sentiment de grande urgence, l'ancien terroriste, maintenant amoureux de Sion, implora ainsi la nation d'Israël : « S'il vous plaît, reprenez le Mont du Temple ».

Ça n'a pas mis longtemps avant que Walid ne soit initié dans le groupe terroriste du Fatah de Yasser Arafat. « Je fus recruté par un gars nommé Mahmoud Abu-Amr, de Jérusalem », raconte Walid.  Je l'ai rencontré au Mont du Temple à Jérusalem, où il m'a donné un engin explosif vraiment sophistiqué qu'il avait créé. La bombe – une charge explosive cachée dans du pain – était destinée à une succursale de la 'Banque Leumi' à Bethlehem. « Nous étions passés en fraude sur le Mont du Temple – avec des explosifs et un minuteur à la main, afin d'éviter les contrôles. Je suis allé à un arrêt de bus afin de prendre un bus pour Bethlehem, entièrement prêt à donner ma vie s'il le fallait ». Malgré cela, il eut un moment d'incertitude. « À la dernière minute, j'aperçus des enfants qui marchaient aux alentours de la banque, et je décidai : ''c'est ridicule''. Je jetai la bombe sur un toit tout près ».

Après avoir passé de nombreux mois dans une prison israélienne, Walid partit étudier aux États-Unis. A 18 ans, il devint activiste à Chicago, en collectant des fonds pour l'OLP. La transformation vint en 1993, lorsque fraîchement marié il essaya de convertir sa femme catholique à l'Islam. « Je revendiquais que les Juifs avait corrompu la Bible, et qu'ils étaient tueurs de prophètes », nous dit-il. Sa femme lui demanda de lui prouver ses revendications. Déterminé, il acheta sa première Bible, afin de montrer à sa femme les contradictions et corruptions introduites en elle par les Juifs. « En 1993, j'ai demandé au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob de me révéler si la Bible était réellement aussi corrompue que je le pensais, ou si Elle était la vérité et le Coran le faux document », dit-il. En étudiant parallèlement le Bible et le Coran, il en vint rapidement à un carrefour logique: « Soit les Juifs avaient en effet changé les Écritures – parce que comment Dieu pouvait-il être du côté du peuple mauvais ? – soit le Coran était faux, et j'étais le méchant », raconte Walid. « J'ai donc décidé d'examiner l'histoire des deux côtés – de peser le pour et le contre des deux parties. C'est alors que j'ai commencé à voir le lien entre le peuple Juif et leur terre ». Doucement un changement est intervenu chez l'ancien partisan du Djihad.

« Ce que l'Occident ne comprend pas au sujet de l'Islam », dit Shoebat à l'émission radio de Tovia Singerc'est que le Djihad comporte trois étapes. Si les Musulmans ont le dessus, alors le Djihad est imposé par la force. Si les Musulmans n'ont pas le dessus, alors le Djihad est réalisé par des moyens politiques et financiers. Depuis que l'Islam n'a plus le dessus en Amérique et en Europe, ils parlent de paix, tout en soutenant le Hamas et le Hezbollah. L'idée que l'Islam est une religion de paix provient de la partie silencieuse du Djihad ».

 

Shoebat et les Chrétiens

Aujourd'hui chrétien évangélique, Shoebat estime qu'il est dommage que les Arabes chrétiens(NdR : une partie d'entre eux) choisissent la théologie de la haine des Juifs, alors même qu'ils subissent les persécutions et les intimidations de la majorité musulmane. Les Arabes chrétiens en Israël tiennent leur éducation de leurs dirigeants et de l'église catholique, se lamente Shoebat. Ils adhèrent grosso modo à la "Théologie de Remplacement", qui dit que Dieu va remplacer Israël par l'Eglise catholique. Ils ont également proposé une nouvelle Théologie de Libération, réquisitionnée par le mouvement Palestinien.

Bien que Shoebat ne mâche pas ses mots, sa transformation n'a pas été facile. « Mon père et ma famille me collèrent l'étiquette de traître. Ils dirent que j'avais trahi ma cause, ma religion, ma culture, tout. Si l'Islam est réellement une religion de paix, alors ma famille devrait me considérer comme un ami. Mon propre frère ne menacerait pas de me tuer, ma famille ne m'aurait pas confisqué mes terres et demandé que je rentre à Bethlehem pour déclarer qu'il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et que Mohammed est son prophète. Si je ne crois plus en l'Islam, pourquoi devrais-je déclarer une telle chose? Le fait est que Mohammed demande clairement que celui qui change de foi soit tué. Quelle partie du mot "tuer" est incomprise par ceux qui proclament que l'Islam est une religion de paix ? Je dois vivre en me cachant et être très prudent, alors que je vis dans une société libre, ici, aux U.S.A.".

 

« La plupart des Juifs croient à la solution d'un double Etat »

– Je n'y crois pas. Un état Palestinien élaborera ses propres règles et lois pour continuer de tuer les Juifs. Nous devons retourner au statu quo de l'occupation. Sous l'occupation, il y avait du travail, les gens allaient au travail et soutenaient leurs familles, et quiconque était impliqué avec le terrorisme était exilé ou emprisonné – comme dans tous les pays modernisés du monde. Je pense qu'Israël doit rester fort et se battre – démanteler le groupe islamique Hamas, et retirer toutes les armes, comme c'était le cas avant. L'arrivée des armes dans la société Palestinienne par Israël (par les accords d'Oslo, Israël donna des fusils d'assaut aux forces de police d'Arafat) était un désastre, et elles doivent être confisquées » […]

 

 

 

 

 

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Kol hakavod Maman !

pasteur Gérald Fruhinsholz
le 16 mars 2018
 
 

La Bible déclare en Exode 20, dans les dix Commandements: "Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent…". De nos jours où les personnes âgées sont mises de côté, il est bon de se remémorer ce principe divin qui donne la prospérité, et nous invite à bénir Israël/Jacob, notre ancêtre spirituel. 

Maman – Asta Viola Falck-Tindborg – à 106 ans (et demi !), vit avec sérénité l'honneur qui lui est fait dans la maison de retraite où elle est la doyenne. C'était lors de l'inauguration de cette Maison de confession protestante – notre soeur Ingrid raconte : 

"Il y eut beaucoup d'émotion, beaucoup de monde, près de 400 personnes, des photographes, des officiels dont Alain Juppé et le pasteur Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, des amis, les résidents et le personnel, le conseil  d'administration, dont le président est M. de Labarre, et nous 3 de la famille…

Maman, reine d'un jour, sollicitée, adulée presque, félicitée par beaucoup, embrassée. Mais imperturbable, heureuse de voir autant de monde, interviewée par des jeunes, des journalistes… Elle avait pris un ciseau dans son sac au cas où celui officiel ne marcherait pas…"

 

Maman est danoise, née en sept 1911. Sa mère, suédoise du nom de Falck, aînée de huit enfants est née en 1880 près de Malmö dans le sud de la Suède; son père, pasteur luthérien, gérait deux paroisses, au centre du Jutland. C'est comme infirmière que Maman vint en France, accompagnante d'une comtesse française ; en 1939, coincées à Berlin lors de la Déclaration de guerre, elles revinrent toutes deux précipitamment dans le Périgord. N'ayant pas de visa, Maman resta en France et… rencontra Papa, démobilisé, revenant de Mers-El-Kébir, où la flotte française fut anéantie par Churchill. Mes parents, mais également la maman et la soeur de mon père, tous alsaciens-lorrains de naissance, ont consacré leur vie à aider les Handicapés à la Fondation John Bost qui gère plus de 20 établissements à La Force (24), près de Bergerac. 

 

Le Danemark a sauvé tous "ses Juifs"

Durant la guerre, le Danemark a eu un comportement exemplaire. André Chargueraud l'écrit dans son article – "Le Danemark, un exemple pour l'Occident ?" :  « Sur une population juive de 7.800 personnes, seules 475 ont été appréhendées par les Allemands. Sur ces 475 arrestations, le nombre de morts ne s'élève qu'à 60 personnes. Les Danois ont sauvé presque tous les Juifs qui vivaient au Danemark. Leur courage, leur civisme, leur humanité ont été souvent cités et doivent être applaudis. Le Danemark est régulièrement donné en exemple aux autres nations occupées par l'Allemagne.

Un historien danois s'interroge : « Pourquoi ce qui a si bien et si facilement marché au Danemark ne s'est pas passé dans ces nations de l'Ouest que l'on appelle chrétiennes d'une manière aussi simple et spontanée ? ».

L'historien rajoute : « Le jour de la rafle, les Allemands n'ont arrêté que 284 juifs. Unanimes, les Danois se sont portés au secours de la communauté. Le 3 octobre une lettre pastorale des évêques est lue dans les églises. Elle symbolise la position courageuse des Danois en ces termes : « Nous lutterons pour le droit de nos frères et de nos sœurs juifs à préserver cette liberté à laquelle nous attachons plus de prix que la vie.

Le 3 octobre, la radio suédoise lance un appel pour inviter les Juifs danois à se réfugier en Suède. Aidés de milliers de Danois, ils sortent de leurs refuges et se précipitent vers les ports danois les plus proches de la Suède. Ils sont 7 000 à embarquer dans une multitude de frêles esquifs vers la liberté… »

 

Les Protestants, amis des Juifs

L'histoire des "Protestants" remonte à la Réforme (16e siècle), avec Calvin et Luther. Les Protestants, pour avoir été persécutés sous Louis XIV, du temps de Huguenots (grands lecteurs de la Bible hébraïque), ont globalement été l'ami des Juifs. Aujourd'hui, la situation est plus complexe, avec la création de l'Etat hébreu; nombreux sont les Protestants actuels qui hélas ont placé l'Humanisme au-dessus de la Révélation biblique. La famille des Protestants Evangéliques a depuis pris le relais, concernant la défense du peuple juif et d'Israël en général. 

Je veux rappeler l'attitude exemplaire, durant la guerre, des Protestants tels les pasteurs Charles BoegnerAndré Trocmé, et Charles Westphal, président de la Fédération Protestante de France (1961 à 1972), qui disait : « Le mystère de l'Israël est inséparable du mystère de l'Eglise, il est notre mystère ; le mystère de notre péché et le mystère de notre grâce. Objets de la même révélation, de la même vocation, appelés au même jugement, promis au même Royaume, nous ne serons pas sauvés, au dernier jour, les uns sans les autres… »

Puissions-nous espérer que les Protestants d'aujourd'hui suivent cette vision, pour témoigner de l'amour de Sion.

 

Kol hakavod – bravo Maman !

Tout l'honneur soit pour toi, Maman, pour une vie si bien remplie. Émigrée des pays froids, tu es devenue amoureuse de la France, et aujourd'hui, tu bats (encore) les amis au Scrabble. Merci pour les bonnes racines que tu nous léguées, et pour la droiture et la consécration dont tu es l'exemple. 

Que ce verset de la "Femme vertueuse" de Proverbes 31 t'accompagne : « La grâce peut mentir, la beauté peut passer, mais la femme qui craint l'Eternel est celle qui sera louée. Récompensez-la du fruit de son travail, et qu'aux portes, ses œuvres proclament ses louanges ».

 

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Merci, Billy Graham…

le 22 février 2018,
pasteur Gérald Fruhinsholz
 
Comme il aimait à le dire, Billy Graham n'est pas mort, il a juste changé d'adresse : sa nouvelle maison est au ciel pour l'éternité. Billy Graham (1918-2018) demeurera la personnalité la plus importante du 20e siècle. Il est l'homme qui a parlé au coeur de plus de 200 millions de personnes dans le monde, qui a été le confident des rois, et notamment des présidents américains. Il était aussi l'ami du grand Martin Luther King – des hommes de foi dont la plus grande qualité était l'humilité.

Nous devons beaucoup à ce prédicateur américain venu prêché à Paris en sept 1986 – un événement répercuté dans de nombreuses villes en France. Nous étions là pour l'entendre, en ces jours de terrorisme à Paris. On ne se souvient pas de son message, mais l'important était l'acte de foi pris ce jour-là, bouleversant notre vie, Sophie et moi. 

Sophie était catholique, moi-même protestant avec un grand-père pasteur danois, luthérien. Mais pour être un vrai chrétien, une "nouvelle naissance" est nécessaire, correspondant à un vrai changement de vie. Nicodème, qui était le grand docteur d'Israël ne pouvait pas comprendre comment "naître de nouveau" (Jean 3). 

Blaise Pascal, le grand scientifique et philosophe chrétien, disait de l'homme qu'il avait en lui "un vide en forme de Dieu", et qu'il importait de le remplir… de Dieu.

Ma tante en Suisse (Vive la suisse !) a été le lien indirect qui nous a conduits à venir à Paris-Bercy écouter ce pasteur américain ; Dieu utilise des connexions, des passeurs de témoin – soyons des ambassadeurs de Christ. On doit comprendre que le Seigneur est à la recherche d'âmes à sauver. Jean a écrit ce verset (3:16): "Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle"C'est un verset qu'affectionnait Billy Graham!

 

Un temps de radicalité

Nous sommes dans des temps où les extrêmes cohabitent, où les ténèbres tentent d'étouffer la lumière divine. Jésus a fortement confronté les religieux, car l'esprit religieux, qu'il soit juif, musulman ou chrétien, s'oppose à la vraie foi, qui est faite de liberté et d'amour. Nous voyons par exemple que le joug de l'islam est en train d'étouffer le monde sous son carcan mortifère. 

Il y a 30 ans, les femmes arabes ne portaient pas de voile à Jérusalem, et leurs vêtements étaient colorés; les relations entre Arabes et Juifs étaient normales ; on allait se baigner à Gaza, et faire ses courses à Ramallah ou Bethlehem. On sait ce qu'il en est aujourd'hui, la religion a tué la vie.

Aujourd'hui, les chrétiens sont assassinés par dizaines de milliers dans le monde. C'est un temps de persécution extrême, et nombre de chrétiens sont morts à cause de leur foi ; ils n'ont pas renié le nom de Jésus… Or, il n'y a jamais eu autant de convertis issus de l'Islam. Au Bangladesh, les grandes organisations chrétiennes estiment à 10 % le nombre de ces nouveaux chrétiens – cela représentent 15 millions de personnes ! Idem en Chine, ou en Iran, et dans les camps de réfugiés au Moyen-Orient où "un homme en blanc" interpelle les gens, les invitant à Le suivre. 

Nous sommes dans un temps de radicalité. Le chrétien n'a pas d'autre choix que d'être radical, comme Jésus l'exigeait. "Ma mère et mes frères sont ceux qui font la volonté de Dieu" (Marc 3:35). La tiédeur n'a pas lieu d'être pour Dieu, Il vaut mieux être bouillant ou froid mais surtout pas tiède, selon Apocalypse 3:15. 

 

La prière, une arme précieuse

Nous sommes huit ou dix dans notre groupe de prière à Jérusalem : actuellement une australienne, deux anglaises, une américaine, une Finlandaise, deux hollandaises (dont une rescapée du terrorisme), et nous, les deux Français. La prière est plus que jamais primordiale, pour que la lumière chasse les ténèbres, que la vie soit victorieuse sur la mort.

La famille de Corrie ten Boom – Corrie est sortie victorieusement des camps de la mort, mais sa soeur Betsie a été assassinée sous ses yeux – est l'exemple de la prière efficace : durant tout un siècle, des générations de cette famille ont prié pour le peuple juif, et Corrie a vu l'exaucement des prières de sa famille avec la création de l'Etat hébreu en 1948 – devenu Israël, aujourd'hui leader dans le monde. 

Billy Graham a prêché l'évangile durant 80 ans dans tous les pays, et son fils Franklin (il a mon âge !) ; de même Will Graham, l'un de ses petits-fils. Magnifique témoignage de foi ! 

La famille de notre fils Cédric, est également engagée dans la foi, merci Seigneur. Prions pour nos enfants !… 

 

Billy Graham en Israël

Il est venu en 1960 en Israël !.. accueilli par Golda Meir et le président Yitshak Ben-Zvi. Billy Graham a prêché à Haïfa, traduit par le pasteur Bob Lindsay, de l'église Narkis que nous fréquentons à Jérusalem, et à Nazareth parmi les Arabes ; 200 personnes ont alors répondu à l'appel de Dieu.

Merci Billy Graham !

"L'Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; Il est devenu mon salut" – Ps 118:14

 

 
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Pétition pour déménager l’ambassade suisse à Jérusalem

 
pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 11 février 2018
 
 
Nous étions début février invités à parler à la Conférence d'IWS à Lausanne, qui regroupe les organisations évangéliques suisses, tels Chrétiens Amis d'Israëll'Ambassade Chrétienne Internationale de JérusalemEbenezer-Operation Exodus. La Suisse a une longue tradition protestante, Genève ayant été la capitale de la Réforme (1). 

De nombreux chrétiens ont eu "l'amour pour Sion" au coeur. Citons pour exemple Henri Dunant qui fut un des rares chrétiens aux côtés de Theodor Herzl, au 1er Congrès de Bâle. Henri Dunant, initiateur de la Convention de Genève et fondateur de la Croix-Rouge, s'était impliqué pour le rétablissement de l'Etat juif en Palestine. Ce chrétien suisse était persuadé que seule la pratique du judaïsme sur ses propres terres, pouvait préserver les Juifs d'indicibles souffrances… Combien il avait raison. 

Aujourd'hui, la Suisse, bien que neutre, a pris position avec l'Europe contre la Déclaration américaine "Jérusalem, capitale d'Israël". La communauté chrétienne a exprimé son désaccord. Un parti chrétien, toutes dénominations confondues,  a fait une Pétition qui s'adresse au gouvernement suisse pour transférer son ambassade à Jérusalem. Créée en 1975, l'Union Démocratique Fédérale (UDF) est le parti politique suisse qui défend les valeurs chrétiennes.

 

Au chrétiens de monter au créneau… à quand une telle initiative en France ?

Il se peut que dans peu de temps, la civilisation Judéo-chrétienne ne soit plus, remplacée par la charia. Le tsunami musulman continue lentement son travail de sape ; les pays nordiques commencent déjà à être "judenrein", comme la Norvège (terredisrael.com). Les mosquées fleurissent et les gouvernements européens se sentent impuissants à endiguer ce flot ininterrompu de migrants charriant terrorisme et violence.

(1) avec Jean Calvin, Guillaume Farel, et Pierre Viret…


 

Une question de justice historique

Pétition de l'UDF

Cette pétition demande ce qui n'est pas contesté ailleurs : qu'un Etat autonome peut choisir librement sa capitale et que des ambassades étrangères installent leur siège dans cette capitale. Ceci doit aussi être le cas en Israël. « Il n'y a pas de raison à ce qu'Israël soit un des seuls pays du monde à ne pas pouvoir choisir librement sa capitale », écrit le journal allemand ''Bild'' (6 déc 17) à juste titre.

Le 6 décembre 2017, le président des USA a annoncé le déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem. Cela correspond à une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.

''Bild''  titra : « Une décision historique, une juste décision, une bonne décision ».

L'argument de dire que Jérusalem en tant que capitale d'Israël rendrait la solution des deux-états plus difficile, est une ''absurdité historique''.  Une solution des deux-états a échoué ces cinq dernières décennies BIEN QUE Jérusalem n'ait pas été reconnue comme capitale – c'est un monstrueux, insupportable aveu de satisfaction envers les Arabes. Cette solution des deux-états a échoué, et échouera aussi souvent du fait que les dirigeants palestiniens refusent toute concession, aussi grande qu'elle soit, y compris celle d'une division de Jérusalem en tant que capitale.

La décision du président Trump est logique, nécessaire et juste. « Au lieu de continuer pendant cinq décennies encore à obliger Israël de renoncer à sa capitale, on devrait chaque jour dire clairement aux dirigeants palestiniens de renoncer à la terreur et à une rhétorique de la haine », conclut ''Bild''.

Cette pétition reprend une très ancienne et juste préoccupation. Elle mérite votre soutien !

Pour donner votre signature :

www.ambassade-suisse-jerusalem.ch

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

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