14 avril 2016
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Mike Evans et Shimon Peres, lors de l'inauguration de FOZ, en sept 2015

Mike Evans et Shimon Peres, lors de l’inauguration de FOZ, en sept 2015

Avec des amis israéliens francophones, nous sommes allés visiter une nouvelle fois (voir le 1er article) le musée relatant la saga des chrétiens sionistes – FOZ – Friends of Zion Museum (1), ces chrétiens qui ont pris une part active à la renaissance d’Israël en tant que nation.

Je le redis, venez visiter ce musée ! La technologie utilisée faisant revivre les personnages bibliques, politiques, militaires, est remarquable, et permet de dire superbement la contribution des chrétiens  ayant un vrai  amour pour Sion, et de non-chrétiens ayant sauvé quantité de Juifs des griffes des nazis.

Mike Evans, le fondateur de FOZ (LIEN)

Mike Evans et B. NetanyahouMike Evans, le fondateur des Amis du Musée de Sion a déclaré : « Pour chaque activiste BDS qui boycotte Israël, nous devons rallier à Israël 10 amis et sympathisants ». L’ancien président d’Israël, Shimon Peres, dit également : « Les Justes des nations sont encore actifs aujourd’hui et plus que jamais nécessaires, alors qu’Israël est sous la menace nucléaire ».

Chrétien sioniste, Mike Evans est un journaliste et un écrivain, à la tête de plusieurs organisations internationales aux États-Unis et aux Pays-Bas. Il a écrit 42 livres et fournit des analyses et commentaires sur le Moyen-Orient pour plusieurs médias. On le voit et l’entend à la TV et sur les radios. Ses éditoriaux sont publiés dans Washington Times, et Jerusalem Post, entre autres journaux.

Il est difficile de mentionner tous les personnages évoqués durant la visite ; mettons simplement l’accent sur quelques-uns de ces visionnaires que Dieu a suscités :

Le comte de Shaftesbury (1801-1885)

Shaftesbury et Palmerston

Shaftesbury et Palmerston

Le 7e comte de Shaftesbury, notable britannique, a été l’un des promoteurs de la Restauration des Juifs sur leur terre, écrivant la première proposition faite par un homme politique majeur pour la réinstallation des Juifs en Palestine.

En 1831, il y eut la conquête de la Grande Syrie par Muhammed Ali d’Egypte. Shaftesbury vit l’urgence des temps. Il tenta de convaincre le ministre des Affaires étrangères Palmerston d’envoyer un consul britannique à Jérusalem. Puis il publia un article dans Times : «L’État et la renaissance des Juifs» : il exhortait les Juifs à retourner en Palestine afin, selon lui, de saisir les terres de Galilée et de Judée.

En 1853, Shaftesbury écrivit au Premier ministre Aberdeen avec de fortes références bibliques, que la Grande Syrie est « une terre sans nation en quête d’une nation sans terre… Quelle est cette nation, dit-il ? Ce sont les anciens et légitimes seigneurs de la terre, les Juifs ! ». Ceci est souvent cité comme l’utilisation précoce de l’expression « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » qui a inspiré Israël Zangwill etTheodor Herzl.

 

Le comte de Shaftesbury a préparé la voie à Lord Arthur J. Balfour, et sa fameuse Déclaration du 2 novembre 1917. Notons en outre que Jérusalem a été libérée des Ottomans-turcs par legénéral chrétien Allenby, le 9 décembre 1917, jour de Hanoukkah ! (les Turcs d’aujourd’hui veulent d’ailleurs reprendre la main et reconstituer l’Empire, avec Erdogan comme Calife !) Allenby a sonné le glas du règne ottoman après 400 ans d’occupation ! Dieu dans sa sagesse, rendait libre la Terre « sainte », pour la donner à ses justes propriétaires, le peuple juif. Nous devons réaliser que tout est conduit par Dieu pour Son projet, celui du rétablissement d’Israël, ouvrant par là même la voie à la venue glorieuse du Messie à Jérusalem.

Nous voyons en même temps les tentatives de l’Ennemi, en l’occurrence l’Islam, qui veut avaler ce petit bout de terre et faire disparaître Israël qui entrave ses projets de conquête. Cette terre appartient à Israël seul, et Dieu en est le garant.


Arthur James Balfour (1848-1930)

Balfour1er comte de Balfour, il fut Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale. La « Déclaration Balfour » de 1917 est une lettre ouverte datée du 2 nov, à l’attention du Ministère des Affaires Etrangères britannique. Elle est également adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste.
 
« Cher Lord Rothschild,
J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l’adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui.
Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste »

Arthur James Balfour 

 
La Déclaration fut publiée dans le Times de Londres le 9 nov 1917, dans l’encart « Palestine for the Jews ». Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national juif. Cette Déclaration est considérée comme une des premières étapes dans la création de l’État d’Israël. En effet, la promesse qu’elle contient sera mise en œuvre durant la conférence de Paris (1919), préalable au traité de Sèvres (1920), confirmée par la conférence de San Remo (1920). A cette dernière conférence est liée précisément la légitimité d’Israël (LIEN).

HINENI ! – Me voici !

Pour l'amour de Sion ...En ayant sous les yeux une telle perspective historique, nous constatons la prééminence de la Terre que la Bible appelle « épouse » (Esaïe 62 :4). Cela signifie pour les chrétiens d’être de vrais « Amis de SION » (Friends of Zion), et cela veut dire répondre à Dieu en disant « HINENI » – Me voici … Prêt à soutenir Israël inconditionnellement, sans autre intérêt que de soutenir les desseins divins, en se plaçant « sur les murailles de Jérusalem »(Esaïe 62 :6).

« Jérusalem, on ne te nommera plus délaissée, on ne nommera plus ta terre désolée (Azuva).
Mais on t’appellera mon plaisir en elle (‘Hephsi-ba), et on appellera ta terre ‘épouse’.
Car l’Éternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux » – Esaïe 4

Georges LévyNOTE : Sa voix nous guide tout au long de la visite du musée ! nous voulons honorer ici Georges Levy, notre ami de Jérusalem qui est parti trop tôt, après 40 ans de vie passée en Eretz Israël. Georges était un journaliste de qualité, et une voix radiophonique… Que sa mémoire soit bénie.
G.F.

(1) Ce « musée des amis de Sion » se situe en bas de la rue Hillel, face au grand musée en construction Simon Wiesenthal. Cette visite s’est faite à l’initiative des nos amis Clément et Léa, Sara et Yoram, sous l’égide de « Hashorashim » (les racines).




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