Archives pour la catégorie Message Info

Jusqu’à quand, Seigneur ?

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 23 mars 2020
 

C'est la grande question que chacun se pose : Jusqu'à quand cette plaie va-t-elle sévir, quand va-t-on en voir la fin, et qui d'entre nous va tomber, fauché par ce virus… en outre, comment le monde va-t-il sortir de cette crise, les gens vont-ils retrouver leur travail, etc…

On parle d'effets positifs : – les canaux de Venise retrouvent une eau claire, et l'on peut y voir à nouveau les poissons et les cygnes. – Pékin (Beijing) retrouve un ciel bleu et pur, comme les Chinois ne l'avaient pas vu depuis très longtemps.

Il y a des effets bénéfiques à ce « confinement » ! C'est comme si Dieu obligeait le monde à faire shabbat, qui permet aussi à la nature de se reposer. 

Bien sûr, on peut voir l'oeuvre de l'Ennemi au travers de ce virus, ou peut-être au travers des hommes qui « jouent » aux apprentis-sorciers, le saura-t-on un jour ?… Mais Dieu est au-dessus de tout – Il règne sur toute autorité « dans le ciel, sur la terre et sous la terre ». Ne nous trompons pas, il n'y a pas d'égalité dans ce domaine entre le mal et le bien – Dieu est souverain, et les plans divins s'accomplissent parfaitement.

 

Le « jusqu'à quand » des prophètes

Esaïe est le plus grand des auteurs prophétiques ; son ministère s'est exercé en Juda sous quatre règnes. Esaïe demeure un prophète qui a donné de merveilleuses promesses, de magnifiques paroles pour Israël et les nations. Pourtant quand nous lisons Es 6, nous pouvons être choqués. Alors que Dieu se manifeste d'une manière incroyable dans une vision de Dieu remplissant le Temple de Sa sainteté, Il parle à Esaïe et lui donne cette mission : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point … Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son coeur, ne se convertisse point et ne soit point guéri ».

Wouah, quelle mission ! Qui voudrait d'un tel ministère ? 

Nous réalisons en fait que c'était le lot des prophètes d'être le porte-parole de Dieu quand il voulait corriger Israël et les nations…  Mais au travers de ces situations terriblement difficiles, quelles consolations nous trouvons et quel Dieu nous découvrons !

L'on comprend alors la question d'Esaïe : – « Jusqu'à quand, Seigneur ?… ». 

Quand on sait ce qu'a vécu le peuple juif durant les siècles, jusqu'à la presque totale destruction du peuple passant par les plus terribles des tourments inventés par les hommes… Pourtant, 3 ans après la sortie du plus grand camp d'extermination, Auschwitz-Birkenau, naissait l'Etat hébreu. Les prophéties se sont accomplies superbement. Quelqu'un a écrit : "C'est au coeur de la violence et de la haine, qu'il faut croire en l'irréversibilité de l'amour et de la tendresse de Dieu".

Jérémie, dans le livre des Lamentations, décrit cette situation incroyable où il avait de nombreuses raisons de se plaindre à Dieu : "Jusqu'à quand est-ce que je devrai voir les bannières de combat et entendre les trompettes de guerre ?" Sa nation était dévastée, l'élite de son peuple jetée en exil, la plupart tués. Et alors que ses yeux ne cessaient de pleurer sur Jérusalem, le prophète eut ces mots qui sont un puissant réconfort pour tous ceux qui passent par l'épreuve – Il déclara : « Les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !… » (Lam 3 :22).

Dans un midrash juif (le rire du rabbi), on cite l'histoire du rabbi Aqiva : il se dirige vers les ruines du Temple détruit par les Romains, et il voit des renards se promener sur l'esplanade. Il se mit alors à rire ! Ses amis sont choqués, eux qui pleuraient en voyant ces ruines. Rabbi Aqiva leur dit en substance : "Mais les amis, nous voyons là la prophétie de Jérémie s'accomplir sous nos yeux avec ces renards sur "la montagne de Sion ravagée" (Jér 5 :18)Cela signifie que les prophéties qui parlent du rétablissement d'Israël sont également vraies ! Donc, je ris : le prophète Zacharie n'a-t-il pas parlé de la restauration de Jérusalem, ville dans laquelle les jeunes et les vieillards danseront encore, et que le Seigneur rétablira la nation" (Zach 8 :7). La Parole de Dieu s'accomplit… peu importe le temps !

Citons encore Job qui a vu sa vie être détruite complètement ! Job a été littéralement écrasé par l'adversité, perdant tout, malgré sa foi et son intégrité. C'est dans ces pires moments que Job, interpellé par Dieu, est confondu par la grandeur de Dieu et s'écrie : « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil te voit » (Job 42 :3). 

La Bible n'explique pas tout, mais elle nous révèle un Dieu d'amour et de vérité, de compassion et de justice. « Car je ne désire pas la mort de celui qui périt, dit le Seigneur, l'Eternel. Repentez-vous donc, et vous vivrez » (Ezéchiel 18 :32). Il n'y a pas de hasard avec Dieu, et ce qu'Il fait ou laisse faire, a un sens.

Jusqu'à quand va durer cette pandémie ?… Nul ne le sait. Moïse n'a-t-il pas dit que pour Dieu, « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour ». Moïse déclare également dans ce Psaume 90 : « Rassasie-nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l'allégresse ! ». Cependant, nous pouvons prier : "Seigneur, abrège ces jours !"

Armons-nous de patience, et que cette crise qui touche l'humanité entière soit pour chacun l'occasion de faire teshouvah (repentance) et connaitre le Dieu de toute éternité – Hodou l'Adonaï ki tov ki le'Olam 'hasdo (Ps 136)

 

Note1 : Nous honorons la mémoire d'Olivier, médecin de 68 ans et membre de notre famille, décédé ce matin à l'hôpital de Belfort. Que Dieu apporte toute sa consolation à son épouse, ses enfants et petits-enfants.

Note2peinture de Shoshannah Brombacher

 

 

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Et si on lisait la Bible…

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 19 mars 2020
 

Qu'est-ce le Seigneur pourrait nous dire en ces temps de morosité et de « vacances forcées » ?… 

Des familles entières sont obligées de se trouver ensemble dans la maison (dur, dur !) des couples obligés de vivre ensemble, des hommes actifs professionnellement sont d'un seul coup livrés à leur seule pensée, à moins de s'abrutir de télévision. Une situation inédite qui met l'homme face à lui-même devant l'éternité qui effraie – si souvent l'activité effrénée est un moyen d'échapper à une saine réflexion concernant la vie éternelle ou la vie tout court. Personne ne peut raisonnablement savoir quel sera le futur immédiat de nos jours – les questions fusent dans nos têtes : comment va-t-on subsister sans salaire, jusqu'où l'économie mondiale va-t-elle supporter cet arrêt brutal de l'activité, va-t-on pouvoir échapper à ce virus diabolique ?… Dans cette situation de confinement ou de maladie, plus de passe-droit, le riche ou le pauvre sont à égalité devant ce virus qui ne fait pas de distinction.

En tant que croyants, c'est bien sûr l'occasion de se placer devant la Parole de Dieu, de lire la Bible et prier les uns pour les autres. On a le temps pour nous ! En tant que non-croyants, voilà un temps pour lire la Bible, pourquoi pas… Et si elle était la « Parole de Dieu » ? Le grand philosophe français du XVIIe siècle Blaise Pascal en a fait un "PARI" (1).

Je pense à la « Parole de Dieu » qui a traversé les siècles ; elle est la somme de toutes les vérités, elle est la Vérité absolue de Dieu pour l'homme. Et je me rappelle ce passage du songe de DANIEL (2) : « Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils d'homme ; il s'avança vers l'ancien des jours (littéralement le Maître du temps), et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit » – Daniel 7:13-14.

On vit tellement dans un temps qui file de plus en plus vite, dans un monde dont les valeurs se détruisent insidieusement et une planète qui se détériore à vitesse grand V, qu'il faut à un moment comprendre qu'il va y avoir un arrêt brutal. J'ai le sentiment que le Créateur de nos vies permet aujourd'hui ce STOP ! pour nous faire réfléchir… avant de venir Lui-même établir un royaume parfait sur la terre, en son temps. 

Lisons ou relisons la Bible ! Elle est tellement pleine d'espérance et de vie ! Savons-nous qu'il est dit 365 fois « N'aie pas peur, ne crains pas ! » – une promesse de vie pour chaque jour de l'annéeLa Bible dit clairement : Il vient bientôt, Celui qui a la clé du salut pour l'humanité. 

Alors que tout semble aller de mal en pis, posons-nous les bonnes questions, comme Pascal : « Rien ne donne l'assurance que la vérité ; rien ne donne le repos que la recherche sincère de la vérité ». Nous avons désespérément besoin de Paix et de Vérité (et de Justice).

GF – le 19 mars 2020 

 

(1) « Examinons donc ce point, et disons : « Dieu est, ou il n'est pas. » Mais de quel côté pencherons-nous ? La raison n'y peut rien déterminer : il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu, à l'extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez-vous ? Par raison, vous ne pouvez faire ni l'un ni l'autre; par raison, vous ne pouvez défaire nul des deux. Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix ; car vous n'en savez rien. – Non ; mais je les blâmerai d'avoir fait, non ce choix, mais un choix; car, encore que celui qui prend croix et l'autre soient en pareille faute, ils sont tous deux en faute : le juste est de ne point parier. – Oui, mais il faut parier ; cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué. Lequel prendrez-vous donc ? Voyons. Puisqu'il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. (…). Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. » – Blaise Pascal, Pensées, fragment 397.

(2) Prophète de Jérusalem exilé en Babylonie par Nébucanetsar, au 6e siècle avant J.C. 

 

 

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Le pasteur Jean-Marc Thobois, un inconditionnel d’Israël

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 17 mars 2020
 

Il y a déjà eu de nombreux éloges du pasteur Jean-Marc Thobois, disparu le 14 mars 2020. Nous aimons plutôt dire que Jean-Marc Thobois a été rappelé auprès du Père qui certainement lui a dit : « Bon et fidèle serviteur… entre dans la joie de ton maître » (Mat 25 :21). 

Jean-Marc Thobois a en effet fait valoir ses nombreux talents d'enseignant sur de multiples sujets, et particulièrement sur le sujet d'Israël. En cela, il a joué un rôle de pionnier sur ce terrain qu'il est encore nécessaire de défricher. Il a été un maillon prophétique entre l'Eglise et Israël, organisant des voyages non seulement de découverte d'Israël mais également d'étude du judaïsme. 

David Pasder, un ami commun en Israël, témoigne : «[…] Sa personnalité était exceptionnelle, empreinte d'intelligence, de sagesse, d'une rare érudition et d'un amour infini pour Israël ». Ruth, son épouse dira : « Une lumière s'est éteinte dans le monde »

J'aime à dire qu'Israël et l'Eglise sont comme un couple, donc E'HAD = UN devant l'Eternel. C'est pourquoi, l'on doit ajouter combien Irène, l'épouse du pasteur Thobois avait un rôle précieux auprès de son mari. David Pasder m'a confié combien ce couple reflétait l'image biblique du couple voulu par Dieu. Nous prions pour le rétablissement de Irène Thobois et demandons au Seigneur de lui donner la force de continuer seule son chemin. Grâce à Dieu, les enfants et petits-enfants seront là pour l'épauler. 

Pionnier en Israël  Si Jésus a « renversé le mur de séparation, l'inimitié » (Eph 2 :214) entre Juifs et chrétiens, on doit avouer hélas que la Chrétienté a beaucoup fait pour rebâtir ce mur et fermé la porte avec le monde juif. Aujourd'hui, il est encore difficile d'aborder le sujet d'Israël dans nos assemblées quand les théologies de remplacement et de l'a-millénarisme sont toujours enseignées. Jean-Marc Thobois a payé le prix, a été humilié et calomnié… suspecté de judaïser, accusé et interdit d'enseigner dans certains milieux chrétiens évangéliques. 

Jean-Marc Thobois a été un vrai défricheur, et il existe heureusement de nombreux moyens de ré-écouter ses enseignements sur le net et sur son site « enseignementsbibliques-JM Thobois ».


Dans les années 90, alors que nous organisions des voyages en Israël avec les pasteurs Roger & Lydie Brunet et Jean & Suzanne Fauvel, Jean-Marc m'avait appelé, encore sous le choc d'avoir été rejeté par sa propre communauté ; nous étions bien entendu consternés par cette nouvelle. Pour l'encourager, je lui avais dit : « Regardez le positif, vous êtes à présent libre de parler d'Israël, et libre de pouvoir à nouveau appeler votre revue "Keren Israël" ». En effet, à cette époque, il avait dû changer le titre de sa revue Keren Israël en Keren tout court. 

Son aventure de pionnier commençait… 

Nous rendons grâce au Seigneur pour ce frère qui a oeuvré jusqu'au bout ! Personne à l'heure actuelle ne peut remplacer le pasteur Jean-Marc Thobois qui possédait une solide formation de journaliste, historien et archéologue. En tant que docteur, Jean-Marc Thobois a donné les bonnes bases de la doctrine biblique, les fondements de la foi… un véritable « trésor sonore ». A cet égard, Jean-Marc Thobois a été notre Derek Prince francophone !

Un inconditionnel d'Israël – Je terminerai ce bref éloge en évoquant son cri du cœur que nous partageons complètement: «Seuls les pro-sionistes qualifiés « d'inconditionnels d'Israël » brisent le consensus qui est en train de s'établir dans le monde évangélique français. Ils sont donc invités, sous peine d'être des obstacles à l'unité, à cesser de soutenir ouvertement Israël. La véritable attitude évangélique consistant à ne pas prendre parti, on invite donc les chrétiens « inconditionnels » à ne plus militer pour cette cause, mais à rejoindre le plus petit dénominateur commun : « évangéliser » les Juifs, laissant ainsi le champ libre aux ennemis d'Israël qui cherchent à le détruire et privant Israël de ses derniers soutiens.

Eh bien, non ! « Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas ! » (Esaïe 62:1), car je suis un inconditionnel d'Israël et je le revendique haut et fort »

Et d'énumérer huit raisons d'être un « inconditionnel d'Israël ». A lire sur ce LIEN.

Ci-dessous, et avec l'accord de notre ami David Pasder d'Ofra ayant organisé la rencontre entre le pasteur Jean-Marc Thobois et le rabbin Abraham Guisser, nous faisons suivre ce témoignage qui a déjà paru dans la revue Keren Israël.

 

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Israël à un carrefour prophétique

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 18 février 2020
 

Le peuple juif a une place spéciale dans la Bible hébraïque pour un plan de salut en faveur de l'humanité. Comme l'a dit le prophète Balaam, ce peuple  "ne fait point partie des nations", et "Dieu bénit quiconque le bénit" (Nombres 23: 9, 24: 9) De nos jours, on pourrait dire que Dieu utilise  Israël  de manière extra-ordinaire, pour amener le monde à accueillir le Messie tant attendu. On constate combien cette petite nation est une grosse écharde dans la chair de nombreux dirigeants du fait de sa résistance à toutes les tentatives de déstabilisation.     

 

Israël, l'arme secrète de l'Eternel

Depuis la guerre de Kippour et la réaction des pays de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ayant fait quadruplé le prix du pétrole, un deal a été passé avec l'Occident qui a accepté ce que nous voyons aujourd'hui: l'importation en masse de migrants et avec, l'islam ayant carte blanche pour imposer la charia en Europe (avec la création de centres culturels islamiques et de mosquées salafistes). Dans ce deal le soutien d'un Etat palestinien est exigé. 

Le livre "l'islam à la conquête de l'Occident: la stratégie dévoilée" de Jean-Frédéric Poisson dénonce ce complot. C'est un texte «explosif» révélant un document stratégique adopté en 2000 par les États musulmans pour installer en Occident une «civilisation de substitution», à l'instigation de l'OCI regroupant 57 États musulmans.    

Israël est la seule démocratie qui ose dire non à ce diktat, en s'opposant à toute forme de terrorisme comme à toute pression des instances internationales voulant dépecer Israël au profit d'un énième Etat islamiste que serait la Palestine. 

Malgré toutes ces pressions, les intifadas et l'opprobre permanente de l'ONU (et des Droits de l'homme!), Israël tient tête et ne cède pas un pouce. Au milieu de cela, il y a «le Plan Trump» qui ne va pas dans le sens de la volonté des nations et de Mahmoud Abbas … Le comble pour lui, est de voir que des nations arabes se disent « fatiguées de la cause palestinienne », ayant le désir à présent de faire du commerce avec Israël. 

 

La Judée-Samarie, au coeur du problème

Caroline Glick  , avec un article du genre "thriller" et qui à mon avis recèle un aspect prophétique, met le doigt sur cet enjeu que représente la Judée-Samarie. Remontant jusqu'à quelques décennies, nous découvrons ce plan machiavélique reliant des personnes de premier plan, à l'époque Bill Clinton, puis Obama voulant à tout prix établir un Etat palestinien au coeur d'Israël et revenir à des frontières indéfendables pour l'Etat hébreu. Benny Gantz fait partie du plan, avec le procureur israélien Mandelblit, de même Mahmoud Abbas … 

Nous avons l'impression de revivre les temps de Néhémie et d'Esdras qui, tout à la reconstruction d'Israël, de ses murailles et du Temple, confrontent des ennemis pervers, tels Sanballat ( 2 ), Tobija l'Ammonite, et Gueshem l'Arabe. Notons qu'il y a parmi les opposants des prophètes, des ennemis intérieurs. Néhémie (6:14) fit cette prière: "Souviens-toi ô mon Dieu … (également) de Noadiyah la prophétesse et des autres prophètes qui ont tenté de m'intimider!" 

Dieu avait suscité un roi perse, le roi Cyrus, pour aider Israël à la reconstruction de Jérusalem et du Temple. Donald Trump porte cette même mission de soutenir Israël: en décembre 2017, un siècle après la libération de Jérusalem des Ottomans, et 50 ans après la réunification de Jérusalem, Trump à déménagé l'Ambassade US, faisant de Jérusalem la capitale de l'État hébreu. 

Caroline Glick centre son article sur la parution du "Plan-Trump", le fameux "Deal du siècle". Mais la journaliste révèle un piège qui pourrait être fatal à la fois à Netanyahou et à Trump, cela touche justement la Judée-Samarie, le coeur d'Israël.

Rappelons-nous ces paroles du prophète Joël – elles sont d'actualité : "Je rassemblerai toutes les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat (du jugement); Là, J'entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple, d'Israël, mon héritage, qu'elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays qu'elles se sont partagé" – Joël 3:2. 

Joël a comme signification "l'Eternel est Dieu" : C'est le Dieu de Jacob qui est jaloux de Sa terre, et il n'est pas bon de s'opposer à Ses plans. La Judée-Samarie et Jérusalem représentent "les montagnes de Dieu", elles sont l'image des promesses divines éternelles. La mise en balance de ces montagnes est un affront direct contre Dieu – Ezéchiel (35:10-11) décrit Sa colère contre ceux qui prétendent en être les propriétaires: "… Les deux nations (3) seront à moi, et nous en prendrons possession… Je suis vivant, dit l'Eternel. J'agirai avec la colère et la fureur égales à ta haine". Tout croyant biblique est impliqué dans ce combat ! Alors qu'Israël livre la bataille, comme Hur et Aaron, soutenons les mains de Moïse…

 

(1) Les Samaritains, en restant séparés du peuple de l'alliance, en n'admettant de l'AT que les cinq livres de Moïse, s'étaient volontairement privés de toutes les révélations de Dieu par le ministère des prophètes. C'est aussi le cas de nombreux chrétiens qui ne comprennent pas la place centrale d'Israël au sein des nations : "C'est un peuple qui a sa demeure à part, qui ne fait point partie des nations" (Nombres 23:9). 
(2) Sanballah a comme sens "adorateur de Sîn, le dieu-lune". Il fait partie de ces populations importées de Babylone, comme les Samaritains du temps de Jésus. Ils sont un peu les Palestiniens de l'époque.
(3) A l'époque, Israël était divisé en deux royaumes (ou nations): Juda et Israël, la partie nord représentant la Samarie. Ezéchiel 37:19 nous révèle que Dieu réunira "les deux bois". Aujourd'hui, on pourrait dire que l'État hébreu reflète cette même division, et nous croyons que Dieu va les réunir dans Sa main.
 
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La souveraineté israélienne et le sort du Plan Trump

12/02/2020

Par Caroline Glick

Mercredi matin, le propagandiste de NeverTrump, Bill Kristol, a déclaré à son auditoire de MSNBC que les chances de victoire des Démocrates sur le président américain Donald Trump augmenteraient si le Premier ministre Benjamin Netanyahou était battu aux élections israéliennes du 2 mars.

Dans le même ordre d'idées, si Netanyahou ne parvient pas à appliquer la souveraineté israélienne aux communautés de Judée et de Samarie avant les élections, non seulement il perdra presque certainement ces élections, mais sa défaite enterrera le plan de paix de Trump et nuira à ses chances de réélection. Pour comprendre pourquoi il en est ainsi, il est d'abord nécessaire de comprendre la nature du parti « Bleu et Blanc » et sa relation avec Trump et son « plan de paix ».

Après la publication du plan de paix de Trump, les Israéliens ont découvert des problèmes importants avec la carte jointe au plan. Entre autres choses, la carte place de larges sections de la route 60, qui traverse la Judée et la Samarie du sud au nord, en dehors de la juridiction israélienne. Si elle n'est pas corrigée, cette carte mettra en danger la sécurité de dizaines de milliers d'Israéliens dont les communautés deviendront des enclaves isolées. Étant donné qu'assurer la capacité d'Israël à se défendre et à défendre ses citoyens de manière permanente est un objectif majeur du plan, cette omission était évidemment un oubli. Netanyahou a annoncé cette semaine qu'il a réuni une équipe pour travailler sur la carte.

Tant que la carte ne sera pas ajustée, les membres du Likoud et des autres partis du bloc religieux de droite que dirige Netanyahou ne pourront pas voter en faveur du plan, malgré leur soutien à Trump et à son plan, dans son ensemble.

Cela nous amène ensuite à Benny Gantz et à son parti.

Juste avant que Gantz ne se rende à Washington pour rencontrer Trump à la Maison Blanche, lundi dernier, il est apparu que ses principaux stratèges de campagne, Ronen Tzur et Joel Benenson, avaient tous les deux publié, séparément, de multiples messages sur Twitter attaquant vicieusement Trump. Les deux hommes l'ont comparé à Hitler, l'ont traité d'agent russe et de raciste. En d'autres termes, les deux hommes se sont fait les paroliers de la campagne démocrate contre Trump. (Après que ses posts aient été signalés, Tzur a affirmé qu'il ne croyait plus les choses qu'il avait écrites).

Alors que Tzur – comme une variété de politiciens israéliens de gauche – suit apparemment les Démocrates sur tout ce qui concerne les affaires publiques américaines de façon automatique, Benenson nuance les positions des Démocrates. Benenson a été le stratège politique principal de Barack Obama, lors des élections de 2008 et 2012 et celui d'Hillary Clinton en 2016.

En 2015, Wikileaks a publié les courriels de John Podesta, le directeur de campagne de Clinton. Plusieurs chaînes de courriels comprenaient des discussions internes sur la campagne auxquelles Benenson a participé. Lors de deux de ces discussions, Benenson a conseillé à Clinton de ne pas mentionner Israël dans les événements publics. Aujourd'hui, Benenson dirige la campagne de « Bleu et Blanc », et il n'y a guère de raison de s'étonner de l'absence de continuité dans son passage d'Obama et Clinton à Gantz. La gauche israélienne s'est mêlée au Parti démocrate.

En 2016, alors que Gantz était encore un simple citoyen, il a été fortement encouragé à entrer dans la mêlée politique par une entreprise de service public appelée Darcheinou, ou "Notre voie". Darcheinou est le successeur de deux organisations – V-15 et One Voice. One Voice a été créée en 2003 par Daniel Lubetsky, un homme d'affaires juif mexicano-américain, ayant des liens étroits avec l'administration Obama. Lubetsky a fondé One Voice au plus fort de la guerre de terreur palestinienne pour faire avancer la création d'un État palestinien et le retrait israélien jusqu'aux lignes d'armistice de 1949. Yasser Mahmoud Abbas, le fils du chef de l'OLP et président de l'Autorité palestinienne, est membre du conseil d'administration de One Voice.

A l'approche des élections à la Knesset en 2015, One Voice a formé le V-15, une spin-off pour mener une campagne visant à "changer le gouvernement", c'est-à-dire à faire tomber Netanyahou. La campagne du V-15 a été dirigée par Jeremy Bird, le directeur de campagne d'Obama lors de ses courses à la présidence. Elle a fait l'objet d'un examen minutieux de la part du Sénat américain, lorsqu'il a été découvert que le Département d'État d'Obama finançait ses efforts.

L'établissement d'un État palestinien et l'évacuation de la Judée et de la Samarie par Israël, avec l'expulsion de centaines de milliers de Juifs israéliens de leurs foyers, est un objectif que les trois groupes partagent avec le Parti démocrate américain. Et comme les Démocrates, cet objectif place les trois groupes en opposition à Trump. Le plan de Trump subordonne la création d'un État palestinien à des changements significatifs dans les actions et les positions palestiniennes. Il prévoit également qu'Israël maintienne en permanence toutes les communautés israéliennes en Judée et en Samarie et dans les régions qui les entourent, ainsi que dans la vallée du Jourdain.

Ces dernières années, Darcheinou a poursuivi les efforts du V-15 pour faire tomber Netanyahou. En 2017-18, il a parrainé les manifestations hebdomadaires de gauche devant le domicile du procureur général Avichai Mandelblit, exigeant qu'il inculpe Netanyahou. Darcheinou a également financé et promu la campagne de 2018 des Commandants de la sécurité israélienne d'extrême gauche, appelant à la création d'un État palestinien et au retrait israélien des lignes d'armistice de 1949.

Jusqu'en 2019, Darcheinou était dirigé par l'homme d'affaires israélien Kobi Richter. Richter était l'un des principaux activistes responsables de la formation du Parti « Bleu et Blanc » l'année dernière. Dans une interview accordée à Globes, Richter a déclaré qu'il avait payé les sondages qui ont convaincu Gantz de s'allier à Moshe Yaalon, Gabi Ashkenazy et Yair Lapid.

Selon les responsables ayant eu connaissance des événements, Gantz était bien conscient des problèmes de fond liés à la carte jointe au plan de paix Trump, lorsqu'il a quitté Washington. Et c'est avec cette connaissance à l'esprit que nous devons considérer ce qu'il a fait à son retour.

À son retour en Israël, Gantz a déclaré qu'il avait l'intention de présenter le plan Trump à la Knesset pour approbation. Certains commentateurs ont présenté son geste comme la preuve qu'il soutenait le plan de paix de Trump. Mais étant donné qu'il était conscient des problèmes posés par la carte et des implications pour la droite politique, il semble que ce soit le contraire qui se produise. L'annonce de Gantz peut mieux être considérée comme une tentative de subversion et de discrédit du plan de Trump et de discréditer Netanyahou et Trump personnellement.

Sans correction de la carte, le Likoud et les autres législateurs de droite qui soutiennent par ailleurs le plan et soutiennent Trump avec enthousiasme ne pourront pas voter en faveur de celui-ci lors d'un vote à la Knesset. Les forcer à s'opposer publiquement au plan servirait plusieurs intérêts partagés par les « Bleu et Blanc » et les Démocrates. Cela permettrait de couvrir la majorité des législateurs « Bleu et Blanc » qui, comme les démocrates, souhaitent enterrer le plan. Les médias étant bloqués sur les opposants de droite au plan de M. Trump, ils éviteront d'avoir à examiner leurs propres opinions.

La vue de législateurs du Likoud s'opposant au plan Trump discréditerait Netanyahou aux yeux de ses électeurs. Ils le considéreraient comme incompétent et traître et beaucoup éviteront par conséquent de voter le 2 mars. Compte tenu de l'opposition commune au plan Trump du Likoud et des législateurs « bleu et blanc », les électeurs de centre-droit percevront les partis comme indissociables et suivront l'appel des médias à voter pour Gantz.

Pour Trump, une défaite de son plan à la Knesset, suivie selon toute probabilité de la défaite de Netanyahou, démoraliserait et mettrait en colère la base chrétienne évangélique de Trump. « Bleu et Blanc » agirait rapidement pour enterrer le plan de Trump. Les démocrates utiliseraient l'opposition de la Knesset au plan et le soutien de Gantz à leurs positions comme preuve que la bonne foi pro-israélienne de Trump est à fleur de peau et que la politique globale de Trump au Moyen-Orient est malavisée.

En bref, conseillé par Benenson, après avoir profité de l'hospitalité de Trump et du prestige que lui confère une réunion au Bureau ovale, Gantz a soulevé une initiative qui causerait un grave préjudice politique à Netanyahou et à Trump et détruirait toute perspective de mise en œuvre d'une partie quelconque du plan de paix de Trump.

Nous revenons donc à la question de l'application de la souveraineté israélienne en Judée et en Samarie. À la lumière de la nécessité de corriger les erreurs de la carte, il est clair que la pleine application de la souveraineté israélienne sur les zones recommandées par l'accord Trump prendra du temps et sera impossible avant le 2 mars. Mais il est encore possible de mettre en œuvre un élément important du plan de manière à éviter les dommages que Gantz et Benenson cherchent à causer.

Gantz s'est efforcé d'empêcher que son parti ne soit identifié à la gauche idéologique. Pour atteindre cet objectif, malgré le fait que la majorité de sa faction à la Knesset défende des opinions de gauche et d'extrême gauche, Gantz a utilisé les deux législateurs de centre-droit de la faction minoritaire Telem de son parti comme principaux porte-parole de sa campagne à la télévision. Alors que Yoaz Hendel et Zvika Hauser sont poussés devant des micros pour vanter les vertus de l'extension de la souveraineté israélienne à la vallée du Jourdain, la majorité des législateurs « Bleu et Blanc », qui partagent les vues d'Obama, sont cachés dans l'ombre.

Sans changer les cartes, et tout en reportant l'approbation du plan Trump lui-même, le gouvernement Netanyahou peut prendre une décision gouvernementale pour appliquer immédiatement la loi israélienne à toutes les villes et villages de Judée et de Samarie, conformément au plan de paix Trump. Cette décision dynamisera les électeurs de droite. Et cela exposera également le « Bleu et le Blanc ».

L'application de la loi israélienne aux communautés israéliennes suscitera une opposition farouche de la part de la majorité des membres de la faction « Bleu et Blanc ». Leur opposition à un mouvement que la majorité des Israéliens soutiennent démontrerait que malgré ses revendications de droite, « Bleu et Blanc » est un parti de gauche. Les électeurs de centre-droit auraient compris le message.

Cela nous amène ensuite au parti Démocrate américain. Depuis des années, malgré les protestations de soutien à Israël et l'engagement pour la sécurité d'Israël, les démocrates ont adopté une politique envers Israël qui tourne de façon obsessionnelle autour de leur demande de détruire les communautés israéliennes en Judée et en Samarie et de transférer les zones libres de juifs à l'OLP. L'administration Obama a été si haineuse envers ces communautés qu'elle a fait adopter la résolution 2234 du Conseil de sécurité des Nations unies qui les a qualifiées d'"illégales" après l'élection de Donald Trump à la présidence.

En appliquant la loi israélienne à ces zones, tout en évitant un vote à la Knesset jusqu'à ce que la carte soit corrigée, le gouvernement Netanyahou refusera aux démocrates la possibilité d'utiliser le plan de paix de Trump contre lui. Cela démontrera également à sa base évangélique l'engagement de Trump envers Israël. Plus important encore, l'application de la loi israélienne aux communautés israéliennes de Judée et de Samarie permettra de mettre de côté la question de leur avenir et de s'assurer que le plan de paix de Trump survivra dans le prochain gouvernement, quel que soit le vainqueur du mois prochain.

Le conseiller présidentiel principal Jared Kushner a déclaré qu'il serait préférable d'attendre la fin des élections pour commencer à appliquer la souveraineté israélienne à des régions de Judée et de Samarie. Dans des circonstances normales, il aurait raison. Mais étant donné le contexte plus large dans lequel cette question doit être jugée, il est assez clair que retarder l'action jusqu'après les élections causera un grand préjudice au président Trump, et enterrera effectivement son plan de paix, tout en élevant la gauche israélienne et les démocrates.

(Caroline Glick est journaliste et auteure israélienne d'origine américaine)

 

 
 
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