Les limites de la liberté

Les limites de la liberté

Nous sommes de tout cœur avec la famille de Samuel Paty, un enseignant égorgé de manière effroyable.
Nous profitons de ce drame pour soulever une véritable question : la liberté d’expression peut-elle tout se permettre ?… C’est une question qui vaut la peine d’être posée, lorsque nous voyons qu’elle est un facteur de division dans nos sociétés. Y a-t-il une éthique dans ce domaine ?
  • Des limites à cette liberté ont été posées par la loi :
L’incitation à la discrimination, à la haine, à la violence ou à la ségrégation à l’égard d’autrui, la diffusion d’idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale, l’appartenance à une association prônant la discrimination, le négationnisme, le harcèlement.
 
Le respect d’autrui
 
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (article4 des Droits de l’Homme, 1789). La Déclaration des Droits de l’homme a été bien inspirée de la Bible, qui donne d’ailleurs ce double commandement : « Aime Dieu … et ton prochain comme toi-même ». Nos sociétés sont ainsi fondées sur des droits et des limites à ne pas franchir, pour ne pas être un problème pour autrui. Chacun est libre de ne pas croire ou être athée, chacun peut professer sa foi, chacun est libre dans ses convictions – tel est le fondement d’une société basée sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
D’ailleurs, ne dit-on pas « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui ».
 
Mais n’y pas -t-il contradiction lorsque l’on autorise le droit de blesser autrui par des dessins choquants et images obscènes ?
Les « caricatures » et autres dessins comme ceux de Charlie Hebdo mettant en image des représentation obscènes de Dieu, de Christ ou de Mahomet ou tant d’autres, ne sont-ils pas une insulte pour les croyants, un objet de scandale pour nos enfants et adolescents ?…
On censure les images érotiques ou pornographiques, mais pas les dessins obscènes, dégradants et choquants. Quelle trace cela laisse-t-il dans les jeunes esprits ?… Quel est le message sous-jacent qui se cache si ce n’est de se moquer de la foi, de mépriser Dieu, et de rabaisser l’homme plus bas que l’animal ?…
 
Les autorités chrétiennes de tout bord auraient dû réagir bien avant pour prendre position contre de tels dessins qui aujourd’hui sont une cause de meurtres barbares de la part d’islamistes fondamentalistes et de jeunes instrumentalisés. Au contraire de cela, certaines ont approuvé cette « liberté d’expression », disant même qu’elle apporte « une cohésion sociale ».
Il n’est pas trop tard aujourd’hui pour corriger le tir, et apporter une réflexion – c’est après tout notre liberté – de dire que la société ne sort pas grandie en affichant un tel mépris de Dieu, et de l’homme en général.
 
En fait, la sacro-sainte liberté d’expression est une arme dans les mains de gens athées pour humilier Dieu et sa création. Le Communisme a employé cette arme, disant que « la religion est l’opium du peuple » (Marx), et le Nazisme de même, déifiant l’homme dans une certaine race pure. Ce sont des exemples de deux dictatures criminelles. Un certain Humanisme également tombe dans ce même travers, plaçant l’Homme au-dessus du Dieu Créateur.
Ce n’est pas nouveau dans l’Histoire de l’humanité, mais avec l’expansion de l’Islam dans le monde, nos démocraties se heurtent cette fois-ci à un mur ! Et aucune réforme ou législation humaine ne sera suffisante pour s’opposer à ce raz-de-marée fondamentaliste.
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