Messages étiquettés France

Protestants en fête

1 Octobre 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz

Du 27 au 29 septembre 2013, près de 30.000 personnes ont assisté à Paris au rassemblement Protestants en fête (voir article de “La Croix”). Quelques 12 000 personnes se sont trouvées réunies au stade de Bercy dimanche matin, pour célébrer un temps spécial, réunissant tous les Protestants – réformés, luthériens, évangéliques…
Cet événement qui a pour but l’unité et la visibilité de la famille protestante, se déroule tous les 4 ans, et veut apporter un témoignage de foi vivante et tolérante au sein de la société française.
 
Croyants en la Parole

Une belle image, émouvante, fut donnée, lors de la transmission en direct du culte protestant sur France2, avec une énorme Bible qui fut passée de main en main jusqu’à l’estrade. Les Protestants sont en effet des croyants de la Parole - scriptura sola - dont Luther et Calvin entre autres hommes de foi, ont été les pionniers. Alors que la Bible n’était réservée qu’aux élites religieuses en Europe, la Renaissance a apporté sa révolution culturelle dans la diffusion de la Bible, avec le génie de Gutenberg qui l’imprima en 1450.  Ce fut la Réforme. Luther donnera à la Bible une impulsion majeure, en la traduisant en allemand. Elle connut dès lors une diffusion qui alla “jusqu’aux extrémités de la terre” : la Bible est toujours un best-seller dans le monde (1). Les Protestants ont largement payé le prix pour avoir “vulgarisé” la Bible. Jean Huss fut brûlé sur le bûcher, les Huguenots furent pourchassés par les dragons de Louis XIV… et les Protestants durent fuir la France par milliers. Les Etats-Unis ont hérité de ces amoureux de la Parole.

 

Croyants en un pays laïque

Manuel Valls qui était parmi les invités en tant que Ministre de l’Intérieur et du culte, a cherché à rassurer les protestants, reconnaissant qu’ils ont « le sentiment de ne pas être assez reconnus ». Le ministre a souligné la contribution des Protestants à l’histoire de la République et à une conception de la laïcité qui « est d’abord le respect de tous ».
Le pasteur Claude Baty (2) qui prêcha ce dimanche, apostropha Manuel Valls : « Quelques alertes récentes nous font craindre un regain de tension. Comme quelqu’un qui n’est pas religieux l’a écrit, après avoir obtenu la liberté de ne pas croire (en Dieu), faudrait-il aujourd’hui conquérir la liberté de croire ! Notre pays est-il destiné à passer d’une intolérance à une autre ? J’espère que non ! », n’a-t-il pas hésité à lancer (voir l’article). Le pasteur faisait référence à l’intolérance d’une certaine religion imposant shariah et burqa, mais également à une décision du gouvernement d’avoir évincé du Comité national d’Ethique le pasteur Louis Schweitzer ainsi que le rabbin Michael Azoulay… (lire JForum). Une décision curieuse laissant penser que l’Etat laïque voudrait bien se passer des religions pour aborder les questions éthiques s’opposant à la morale judéo-chrétienne.
 

Le Conseil Œcuménique Mondial, contre Israël

Si l’on peut se réjouir de ce temps d’unité des Protestants en France, je m’interroge sur un sujet qui mobilise semble-t-il des millions de “chrétiens” contre Israël. Giulio Meotti, chroniqueur pour Arutz 7 (traduit chez Israel-flash), a titré son article : “Une fatwa chrétienne contre Israël”.
Quelle position prendra l’Eglise Protestante de France ?… C’est le défi des derniers temps. Là est le signe majeur démontrant le véritable amour de la Parole divine. En effet, le Conseil Mondial des Eglises (WCC), l’organisation œcuménique des églises dans le monde, qui dit représenter 590 millions de chrétiens de par le monde, a sponsorisé un événement prônant “la partition et l’islamisation de Jérusalem”. Il s’est déroulé du 22 au 28 septembre dernier.
Son titre : “C’est l’heure pour la Palestine” - c’est tout dire, et ça ressemble à une délégitimation d’Israël.

 

Nous assistons aujourd’hui à une division profonde de la Chrétienté. Le prophète n’a pas menti (Zach 12:3): “Jérusalem sera une pierre pesante pour tous les peuples”. Dans le NT, il est clairement dit qu’une Eglise corrompue et apostate (Apo 17) se lèvera et s’opposera aux vrais chrétiens et aux Juifs, par conséquent à Israël. Elle est déjà là.
 
“Haraninou goyim ‘amo - “Gentils des nations, chantez les louanges de SON peuple !” -
Deut 32:43

(1) La Bible est aujourd’hui publiée, dans sa totalité ou en partie, dans plus de 2100 langues et dialectes. Des CD et cassettes présentant son message sont disponibles dans près de 4000 langues.
(2) Le pasteur Baty était le Président de la Fédération Protestante de France. Il passait le relais lors de “Protestants en fête” au pasteur François Clavairoly.


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Le Chambon : le village des Justes

6 juin 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Plaque posée en 1979 au Chambon

“Le souvenir du Juste durera à toujours!” - Psaume 112:6. Cette plaque posée en 1979 par un comité d’anciens réfugiés, évoque la mémoire des gens du Chambon s/Lignon et des villages du plateau qui ont, par leur courage et leur détermination, sauvé des milliers de Juifs pourchassés par les Nazis et la Milice de Vichy.

Combien de de ces Juifs qui ont tant apporté à l’humanité ont été sauvés par ces mains charitables?… On pourrait malheureusement dire aussi : combien de scientifiques, de musiciens, de chercheurs, de prix Nobel, ont disparu au travers de cette barbarie ?… D.ieu seul le sait. Mais que chaque “Juste” puisse réaliser l’importance de son action salvatrice, souvent faite au péril de sa vie.


L’inauguration du 3 juin 2013

Inauguration du musée du Chambon s/Lignon, avec Mme le Maire Eliane Wauquiez-Motte,
Mr l’Ambassadeur d’Israël Mr Zvi Tal,
Mr Laurent Wauquiez, député, entre autres personnalités… (photo “La montagne”)

« Samuel Pisar, ambassadeur honoraire de l’Unesco, n’oubliera jamais l’action des Justes parmi les nations du plateau. « J’ai une immense dette personnelle auprès des habitants du plateau qui ont sauvé la branche française de ma famille », déclare-t-il lors de son discours.


Yossi Gal est aussi ambassadeur, mais d’Israël. Et ce qui l’a marqué dans cette histoire du Chambon-sur-Lignon, ce sont les paroles du pasteur André Trocmé au préfet de l’époque : « Nous ignorons ce qu’est un Juif, nous ne connaissons que des hommes… ». ”Sur les 3.654 Justes reconnus par Israël, 65 sont des habitants du plateau. Tous se sont unis pour défendre les Juifs et nous leur serons toujours reconnaissants”.

Et la ministre déléguée chargée de la réussite éducative, George Paul-Langevin de rendre hommage « à des gens qui très modestement ont estimé qu’il était de leur devoir de sauver des enfants juifs ». (extrait de l’article de Nora Gutting – Journal “la montagne”)».

 

Jules Isaac, à 65 ans, fut aussi parmi ceux qui trouvèrent refuge au Chambon : Il se réfugia en zone libre d’abord à Aix-en-Provence, puis lorsque les Allemands envahirent le Midi en 1942, il s’établit au Chambon-sur-Lignon chez son fils aîné Daniel, professeur au Collège Cévenol”(Wikipedia).  

 

Un musée de la mémoire pour Daniel Trocmé en Israël

A l’instar de Janus Korczak, Daniel Trocmé (neveu du pasteur André Trocmé) a refusé d’abandonner ses élèves : “Le 29 juin 1943, Daniel Trocmé est arrêté lors d’une rafle à la Maison des Roches, l’un des internats du collège cévenol, avec dix-huit jeunes de 18 à 25 ans. Il est envoyé à la prison de Moulins, puis à Compiègne. En 1943, il est déporté à Buchenwald, puis à Dora. A cause de ses problèmes cardiaques, il alla à l’infirmerie du camp et fit partie d’un convoi de 1200 personnes dirigés à Majdanek le 27 mars 1944. Cet emprisonnement dura neuf mois et fut achevé par sa mort (il avait 34 ans)”.

 

C’est le Kibboutz Beit Lohamei haghetaot, près de Nehariyah au nord d’Israël, qui accueillera la salle consacrée à la mémoire de Daniel Trocmé. Ce lieu de mémoire sera proche du musée des enfants de la Shoah, Yad Layeled, en souvenir des 1,5 millions d’enfants juifs assassinés. L’initiateur du projet “Daniel Trocmé” est Claude Meyer, de l’association NEGBA.

 

Soyons nombreux à soutenir un tel projet !
Pasteur Gérald Fruhinsholz



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Yom hashoah 2013 – Faire le deuil…

8 avril 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Nous nous trouvons devant une magnifique vallée, la journée est ensoleillée, mais l’émotion et les larmes sont là également, lors de cette nouvelle commémoration de la Shoah. Cela se passe  près de Jérusalem, à Roglit, le site du souvenir des 80.000 Juifs déportés de France, assassinés dans les camps de la mort – la cérémonie est organisée par les “Fils et Filles des Déportés Juifs de France”.


Les autorités françaises sont présentes – l’Ambassadeur Christophe Bigot et les différents consuls établis en Israël. Sont présents également l’avocat Arno Karsfeld, et une assistance nombreuse venue de Jérusalem, Tel-Aviv, Netanya. Ces amis juifs de France à présent israéliens, ont tous été touchés par la Shoah - rescapés, enfants de rescapés, enfants cachés… personne n’est indemne de cette tragédie, et porte cette blessure qui ne se fermera jamais.
[youtube]http://youtu.be/VSPLNQXLG64[/youtube]

Dans son discours inaugural, l’Ambassadeur Christophe Bigot ne peut retenir son émotion, évoquant l’horreur de la Shoah, la folie de la “Solution finale”, la méconnaissance de cet monstruosité malgré la quantité de livres et de films ; il dira également que l’antisémitisme (en France) n’est pas mort aujourd’hui, il refait surface… (voir la vidéo ci-contre).

Arno Klarsfel, a témoigné de l’arrestation de son grand-père (Arno) à Nice, où de nombreux Juifs furent raflés par les Nazis (sans participation de la Préfecture et Police française !). Ayant fait un faux plancher dans la penderie, le grand-père de Arno a pu ainsi sauver sa famille, mais ne revint jamais d’Auschwitz… Le père d’Arno, Serge Klarsfeld (1),

 

Robert Spira témoigna également : il avait 5 ans lorsque son père fut raflé. Dans un discours émouvant, Robert répond à son papa qui avait promis de lui écrire. Il décrit ce que son père a dû  vivre à Auschwitz, les horreurs innommables du camp, où chaque seconde vécue était une seconde gagnée contre la mort… “Le travail rend libre (2)… libre de mourir”. Robert évoque aussi le Vel d’Hiv’, en 1942. “Ce policier, pourquoi il nous a sauvés ? C’est une question dont je n’ai pas la réponse…”.

 

Roglit, pierre tombale des 80 000 Juifs français

Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France est situé dans la forêt de Beth-Shemesh, près du moshav Neve Michaël, dominant la vallée du Ellah. Il a été inauguré le 18 juin 1981. Sur le mur immense sont inscrits les 80.000 noms.

Le Mémorial est sur un terrain du KKL, dans une Forêt du Souvenir plantée par l’Association, et les 80.000 arbres ont été plantés à la mémoire des 80.000 Juifs déportés de France.

 
Chaque jour, le nombre des rescapés de la Shoah diminue. Les témoins disparaissent… et nous devons nous souvenir - “Les oublier serait les tuer une deuxième fois”, dira Robert Spira.

 

“Je consolerai les affligés de SION,
Je leur donnerai un diadème au lieu de la cendre,
une huile de joie au lieu d’un esprit abattu,
afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice,
une plantation de l’Eternel, pour servir à Sa gloire” - Esaïe 61

 

(1) Arno est le fils de Beate et Serge Klarsfeld : Serge Klarsfeld (né le 17 septembre 1935 à Bucarest en Roumanie) est un écrivain, historien et avocat de la cause des déportés en France. Son épouse Beate (née Beate Künzel, en 1939 à Berlin) et lui sont connus sous le nom de « chasseurs de nazis », pour avoir emmené devant les tribunaux Klaus Barbie et avoir joué un rôle fondamental dans le procès Papon. Leur fils Arno Klarsfeld est avocat.
(2) “Die arbeit macht frei” (le travail rend libre), était inscrit à l’entrée du camp d’Auschwitz.

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“Je suis vivant… mais j’ai trop mal”

19 mars 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Ce sont les mots de Aaron Bryan Bijaoui, 16 ans, de l’école Ozar Hatorah : “Je suis vivant…. dit-il, son regard dans le vague, mais les autres ne sont plus là, et j’ai trop de mal à le supporter”.

Le matin du 19 mars 2012 à Toulouse, Aaron, comme à son habitude, accueille les plus jeunes élèves à l’école Ozar Hatorah. Ce matin-là, il voit Jonathan Sandler et ses fils, Gabriel et Arié arriver ; il est avec Myriam, 7 ans, la fille du directeur, à l’entrée de l’école. Mais ce matin-là, il a surtout fait face à l’innommable – Bryan est gravement blessé par balle.

La vie d’Aaron a définitivement changé. Sa mère dit qu’il ne rit plus comme avant ; il a vécu en direct l’horreur de l’école Ozar Hatorah. Il n’oubliera jamais les visages des enfants tués sous ses yeux, tout comme celui de Jonathan Sandler…


De même, nous ne voulons pas oublier… les victimes d’Itamar. La tuerie d’Itamar, c’est également le fait de fous islamistes, le 11 mars 2011, qui poignardèrent cinq membres d’une même famille, le père, la mère et trois de leurs enfants, le dernier à peine âgé de trois mois – ils vivaient à Itamar, une implantation israélienne, près de Schekhem (Naplouse).



“Pour plus de lumière”

C’est le titre du livre des Commentaires sur les Parachioth, par le Rav Jonathan Sandler (Editeur Kountrass). Avec ce livre, Jonathan nous emmène en voyage, au fil desParachioth - le passage biblique de la semaine – des fêtes, d’un bout à l’autre de l’année juive. En mettant en lumière, à chaque étape, leur signification et leur enseignement pour nous aujourd’hui, en ce 21 ème siècle si troublé, si tumultueux.

“Le jeune enseignant se consacrait à transmettre la pensée juive et faire le don, à l’élève et à son lecteur, de la capacité à se bâtir du sens à sa vie. Il fait, à travers ce livre entendre et rayonner sa voix. Et c’est bien dans cette perspective qu’Eva Sandler, l’épouse de Jonathan, a choisi comme titre à cet ouvrage “Pour plus de lumière”.”


‘Am Israël ‘hai !

C’était le 1er nov 2012, Binyamin Netanyahou était venu en France à Toulouse, pour être avec Eva Sandler, les parents de la petite Myriam Monsenego, et la communauté juive de Toulouse. Le Président François Hollande était venu également, suite aux évènements tragiques de Toulouse qui concernent la France, promettant de protéger les Juifs. Mais personne n’ignore que, de toute façon, ces menaces de la part d’un Islam extrémiste, iront en empirant, et que les Juifs, un jour ou l’autre, auront un choix à faire : ou bien subir l’opprobre en diaspora ou bien vivre libre en Israël.


Le chef de l’Etat hébreu Binyamin Netanyahou a parfaitement illustré cette pensée, en terminant son discours par ces mots : ‘AM ISRAEL ‘HAI - le peuple d’Israël vivra - il chantera même ces paroles, reprises par l’assemblée enthousiaste.

Oui, il arrivera le temps où D.ieu ôtera l’opprobre des nations (Ezéchiel 36:15) et fera cesser les insultes et l’ignominie. Oui, Israël vivra, ayant un rôle déterminant de salut pour l’humanité, et ce rôle est à jouer dans le pays que D.ieu a donné à Son peuple, Eretz-Israël. Le prophète Esaïe (ch 60) avait entrevu ces évènements, de loin. Ils sont devant nous.

“Lève-toi (Jérusalem), sois éclairée, car ta lumière arrive, et la gloire de l’Eternel se lève sur toi.
Voici, les ténèbres couvrent la terre, et l’obscurité les peuples ; Mais sur toi, l’Eternel se lève, sur toi sa gloire apparaît.
Des nations marchent à ta lumière, 
et des rois à la clarté de tes rayons.
Porte tes yeux alentour, et regarde : tous ils s’assemblent, ils viennent vers toi ; 
tes fils arrivent de loin, et tes filles sont portées sur les bras.
Tu tressailliras alors et tu te réjouiras, et ton cœur bondira et se dilatera,
quand les richesses de la mer se tourneront vers toi, quand les trésors des nations viendront à toi.”


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