Monsieur le Président de la République Française,


 En tant que pasteur protestant français et ami de la communauté juive francophone en Israël et en France, je ne peux que vous adresser cette lettre de supplication : que la France ne prenne pas position en faveur d’un Etat palestinien de façon unilatérale, comme c’est prévu à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre prochain, et ne participe pas à Durban III !


La République Tchèque, le Pays-Bas et l’Italie ont décidé de ne pas participer (comme les Etats-Unis, le Canada et Israël) à cette farce qu’est la tenue de la conférence onusienne de Durban III, organisée à New York le 22 Septembre. Puisse la France être aux côtés de ces nations pour s’opposer à ces parodies de débat démocratique, en étant « une minorité morale » au sein de la Communauté internationale. L’unilatéralisme ne mène pas à la paix. Seul un accord négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne basé sur des faits historiques et le droit international peut créer une paix juste et durable, sur la reconnaissance d’un Etat juif.


L’ambassadeur du Liban à l’ONU présidera les réunions du conseil de sécurité le mois prochain. Croit-on sérieusement que le Liban maintenant contrôlé par le Hezbollah, aura une attitude démocratique, tout comme tous les représentants arabes en majorité musulmans à l’ONU ?… 118 pays sur 192 soutiennent la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien. Nombreux d’entre eux n’ont qu’un but, celui justement qui est inscrit dans la Charte du Hamas : « la destruction du peuple juif et de l’Etat hébreu ». Pense-t-on obtenir de ces Etats qui ne veulent en aucun cas reconnaître un Etat juif, un minimum d’objectivité ?

 

Durant la seconde guerre mondiale, le pasteur Marc Boegner avait pris une position courageuse : en tant que président de la Fédération protestante de France, il avait condamné la politique antisémite du régime et s’est battu alors pour l’annulation des décrets anti-juifs du gouvernement de Vichy. Nous croyons que la situation, bien que différente aujourd’hui, est de même nature – il s’agit encore d’antisémitisme.

Concernant le futur statut de Jérusalem, nous disons en tant que chrétiens que Jérusalem doit conserver sa place comme capitale indivisible de l’Etat hébreu et rester sous souveraineté israélienne. Dès lors que Jérusalem est revenue à Israël, l’histoire nous montre que la capitale est restée ouverte et respectueuse de toutes les religions.



Respectueusement à vous,

Gérald & Sophie Fruhinsholz
11 août 2011



 Copie à :

  • Monsieur Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères
  • Monsieur Binyamin Netanyahou, Premier Ministre de l’Etat d’Israël
  • Monsieur Danny Ayalon, Vice-Ministre des Affaires Etrangères de l’Etat d’Israël
  • Monsieur Yossi Gal, Ambassadeur d’Israël à Paris



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