Il y a 6 ans, nous arrivions de France, une valise à la main. Le soleil se levait sur la route de Jérusalem. Sophie avait une robe orange, et nous n’avions pas réalisé la tragédie qui se déroulait en Israël – certainement D.ieu était aussi en orange.

C’était il y a six ans – selon le calendrier juif, c’est Ticha Beav 5765, jour de deuil national – les habitants du Goush Katif étaient expulsés. Le Désengagement du Gouch Katif, cela signifie l’expulsion de 8000 personnes, déracinées de leurs maisons dans lesquelles ils habitaient conformément à la loi et aux décisions du gouvernement israélien. Mais pour plaire à Washington et aux pressions de l’Europe et des nations, Israël céda, croyant au travers de ce sacrifice apporter la paix.

 

Ce retrait de la Bande de Gaza a-t-il conduit à un règlement de la situation ? Loin de là ! Aujourd’hui, nous voyons que ce sacrifice n’a rien réglé ni contribué à la paix… Les blessures sont loin d’être fermées, et peu nombreux, parmi ces pionniers juifs qui ont transformé cette bande de sable en verger et en villages florissants, sont ceux qui peuvent dire que leur vie a pu être reconstruite. Les Israéliens ne peuvent qu’affirmer leur déception quant au désengagement de Gaza. Cela n’a pas apporté plus de sécurité dans la région et a laissé Gaza aux mains des extrémistes du Hamas, rapprochant toujours plus le tir des lanceurs de missiles…


Le constat évident de l’échec de « la paix contre la terre »

Six ans après le désengagement, et pas plus tard qu’hier, deux missiles Grad ont été tirés de Gaza sur la ville de Beer-Sheva. Quelle confiance peut-on accorder à des gens qui n’agissent que comme des terroristes ?…

L’échec du retrait du Goush Katif est la preuve, s’il en faut, de l’inutilité d’un quelconque partage de la terre. Pourquoi ? Le Hamas l’a démontré : tout ce qui est concédé aux « Palestiniens » ne fait que renforcer leur détermination d’avoir encore plus, et attise leur volonté de rejeter le peuple juif « à la mer ». Qui ignore que la stratégie du Hamas allié au Fatah est de prendre, selon leur terme, « toute la Palestine » ?…

La Judée-Samarie a été conquise durant la Guerre des Six-jours sur les Jordaniens alors que ceux-ci l’avaient occupée sans que le monde s’en émeuve, et donc ne fait en aucun cas partie d’un « Territoire occupé ». Chacun est libre d’y construire. Et aujourd’hui… Washington et bien entendu l’Autorité Palestinienne, crient leur indignation à propos de l’autorisation de la construction de 277 appartements à  Ariel !

Ces appartements sont destinés à ceux qui ont ont vu leur maison être détruite dans le Goush Katif. Ce projet de construction prévu depuis longtemps, remédie à la pénurie de logements à Ariel, mais a aussi pour but de redonner un logement aux anciens habitants de Netzarim du Goush Katif, vivant encore dans des préfabriqués … 6 ans après !


L’hypocrisie des nations est à son comble… 

Curieusement personne, ni Mr Hessel ou Besancenot, ne s’indigne de ce que la Syrie assassine sa propre population, ou qu’un grande partie de l’Afrique souffre de sous-alimentation. Qu’en est-il de Gaza ? Grâce à l’aide humanitaire mondiale, notamment des pays Européens, les Palestiniens affichent un taux de croissance de plus de 15 % en 2010. Chaque Gazaoui reçoit l’équivalent de 2 200 $ d’aide mensuelle. Un second centre commercial de luxe va ouvrir ses portes à Gaza au côté des grands hôtels, des plages magnifiques, des belles villas… l’UNWRA, agence onusienne dédiée exclusivement aux Palestiniens, paye près de 35 000 salariés (tous palestiniens) pour gérer cet énorme business que représente « l’aide humanitaire » !  Mais… le monde continue à penser que Gaza est « un ghetto » ou une « prison à ciel ouvert ».


Gérald & Sophie Fruhinsholz
17 août 2011




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