Israël à un carrefour prophétique

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 18 février 2020
 

Le peuple juif a une place spéciale dans la Bible hébraïque pour un plan de salut en faveur de l'humanité. Comme l'a dit le prophète Balaam, ce peuple  "ne fait point partie des nations", et "Dieu bénit quiconque le bénit" (Nombres 23: 9, 24: 9) De nos jours, on pourrait dire que Dieu utilise  Israël  de manière extra-ordinaire, pour amener le monde à accueillir le Messie tant attendu. On constate combien cette petite nation est une grosse écharde dans la chair de nombreux dirigeants du fait de sa résistance à toutes les tentatives de déstabilisation.     

 

Israël, l'arme secrète de l'Eternel

Depuis la guerre de Kippour et la réaction des pays de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ayant fait quadruplé le prix du pétrole, un deal a été passé avec l'Occident qui a accepté ce que nous voyons aujourd'hui: l'importation en masse de migrants et avec, l'islam ayant carte blanche pour imposer la charia en Europe (avec la création de centres culturels islamiques et de mosquées salafistes). Dans ce deal le soutien d'un Etat palestinien est exigé. 

Le livre "l'islam à la conquête de l'Occident: la stratégie dévoilée" de Jean-Frédéric Poisson dénonce ce complot. C'est un texte «explosif» révélant un document stratégique adopté en 2000 par les États musulmans pour installer en Occident une «civilisation de substitution», à l'instigation de l'OCI regroupant 57 États musulmans.    

Israël est la seule démocratie qui ose dire non à ce diktat, en s'opposant à toute forme de terrorisme comme à toute pression des instances internationales voulant dépecer Israël au profit d'un énième Etat islamiste que serait la Palestine. 

Malgré toutes ces pressions, les intifadas et l'opprobre permanente de l'ONU (et des Droits de l'homme!), Israël tient tête et ne cède pas un pouce. Au milieu de cela, il y a «le Plan Trump» qui ne va pas dans le sens de la volonté des nations et de Mahmoud Abbas … Le comble pour lui, est de voir que des nations arabes se disent « fatiguées de la cause palestinienne », ayant le désir à présent de faire du commerce avec Israël. 

 

La Judée-Samarie, au coeur du problème

Caroline Glick  , avec un article du genre "thriller" et qui à mon avis recèle un aspect prophétique, met le doigt sur cet enjeu que représente la Judée-Samarie. Remontant jusqu'à quelques décennies, nous découvrons ce plan machiavélique reliant des personnes de premier plan, à l'époque Bill Clinton, puis Obama voulant à tout prix établir un Etat palestinien au coeur d'Israël et revenir à des frontières indéfendables pour l'Etat hébreu. Benny Gantz fait partie du plan, avec le procureur israélien Mandelblit, de même Mahmoud Abbas … 

Nous avons l'impression de revivre les temps de Néhémie et d'Esdras qui, tout à la reconstruction d'Israël, de ses murailles et du Temple, confrontent des ennemis pervers, tels Sanballat ( 2 ), Tobija l'Ammonite, et Gueshem l'Arabe. Notons qu'il y a parmi les opposants des prophètes, des ennemis intérieurs. Néhémie (6:14) fit cette prière: "Souviens-toi ô mon Dieu … (également) de Noadiyah la prophétesse et des autres prophètes qui ont tenté de m'intimider!" 

Dieu avait suscité un roi perse, le roi Cyrus, pour aider Israël à la reconstruction de Jérusalem et du Temple. Donald Trump porte cette même mission de soutenir Israël: en décembre 2017, un siècle après la libération de Jérusalem des Ottomans, et 50 ans après la réunification de Jérusalem, Trump à déménagé l'Ambassade US, faisant de Jérusalem la capitale de l'État hébreu. 

Caroline Glick centre son article sur la parution du "Plan-Trump", le fameux "Deal du siècle". Mais la journaliste révèle un piège qui pourrait être fatal à la fois à Netanyahou et à Trump, cela touche justement la Judée-Samarie, le coeur d'Israël.

Rappelons-nous ces paroles du prophète Joël – elles sont d'actualité : "Je rassemblerai toutes les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat (du jugement); Là, J'entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple, d'Israël, mon héritage, qu'elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays qu'elles se sont partagé" – Joël 3:2. 

Joël a comme signification "l'Eternel est Dieu" : C'est le Dieu de Jacob qui est jaloux de Sa terre, et il n'est pas bon de s'opposer à Ses plans. La Judée-Samarie et Jérusalem représentent "les montagnes de Dieu", elles sont l'image des promesses divines éternelles. La mise en balance de ces montagnes est un affront direct contre Dieu – Ezéchiel (35:10-11) décrit Sa colère contre ceux qui prétendent en être les propriétaires: "… Les deux nations (3) seront à moi, et nous en prendrons possession… Je suis vivant, dit l'Eternel. J'agirai avec la colère et la fureur égales à ta haine". Tout croyant biblique est impliqué dans ce combat ! Alors qu'Israël livre la bataille, comme Hur et Aaron, soutenons les mains de Moïse…

 

(1) Les Samaritains, en restant séparés du peuple de l'alliance, en n'admettant de l'AT que les cinq livres de Moïse, s'étaient volontairement privés de toutes les révélations de Dieu par le ministère des prophètes. C'est aussi le cas de nombreux chrétiens qui ne comprennent pas la place centrale d'Israël au sein des nations : "C'est un peuple qui a sa demeure à part, qui ne fait point partie des nations" (Nombres 23:9). 
(2) Sanballah a comme sens "adorateur de Sîn, le dieu-lune". Il fait partie de ces populations importées de Babylone, comme les Samaritains du temps de Jésus. Ils sont un peu les Palestiniens de l'époque.
(3) A l'époque, Israël était divisé en deux royaumes (ou nations): Juda et Israël, la partie nord représentant la Samarie. Ezéchiel 37:19 nous révèle que Dieu réunira "les deux bois". Aujourd'hui, on pourrait dire que l'État hébreu reflète cette même division, et nous croyons que Dieu va les réunir dans Sa main.
 
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La souveraineté israélienne et le sort du Plan Trump

12/02/2020

Par Caroline Glick

Mercredi matin, le propagandiste de NeverTrump, Bill Kristol, a déclaré à son auditoire de MSNBC que les chances de victoire des Démocrates sur le président américain Donald Trump augmenteraient si le Premier ministre Benjamin Netanyahou était battu aux élections israéliennes du 2 mars.

Dans le même ordre d'idées, si Netanyahou ne parvient pas à appliquer la souveraineté israélienne aux communautés de Judée et de Samarie avant les élections, non seulement il perdra presque certainement ces élections, mais sa défaite enterrera le plan de paix de Trump et nuira à ses chances de réélection. Pour comprendre pourquoi il en est ainsi, il est d'abord nécessaire de comprendre la nature du parti « Bleu et Blanc » et sa relation avec Trump et son « plan de paix ».

Après la publication du plan de paix de Trump, les Israéliens ont découvert des problèmes importants avec la carte jointe au plan. Entre autres choses, la carte place de larges sections de la route 60, qui traverse la Judée et la Samarie du sud au nord, en dehors de la juridiction israélienne. Si elle n'est pas corrigée, cette carte mettra en danger la sécurité de dizaines de milliers d'Israéliens dont les communautés deviendront des enclaves isolées. Étant donné qu'assurer la capacité d'Israël à se défendre et à défendre ses citoyens de manière permanente est un objectif majeur du plan, cette omission était évidemment un oubli. Netanyahou a annoncé cette semaine qu'il a réuni une équipe pour travailler sur la carte.

Tant que la carte ne sera pas ajustée, les membres du Likoud et des autres partis du bloc religieux de droite que dirige Netanyahou ne pourront pas voter en faveur du plan, malgré leur soutien à Trump et à son plan, dans son ensemble.

Cela nous amène ensuite à Benny Gantz et à son parti.

Juste avant que Gantz ne se rende à Washington pour rencontrer Trump à la Maison Blanche, lundi dernier, il est apparu que ses principaux stratèges de campagne, Ronen Tzur et Joel Benenson, avaient tous les deux publié, séparément, de multiples messages sur Twitter attaquant vicieusement Trump. Les deux hommes l'ont comparé à Hitler, l'ont traité d'agent russe et de raciste. En d'autres termes, les deux hommes se sont fait les paroliers de la campagne démocrate contre Trump. (Après que ses posts aient été signalés, Tzur a affirmé qu'il ne croyait plus les choses qu'il avait écrites).

Alors que Tzur – comme une variété de politiciens israéliens de gauche – suit apparemment les Démocrates sur tout ce qui concerne les affaires publiques américaines de façon automatique, Benenson nuance les positions des Démocrates. Benenson a été le stratège politique principal de Barack Obama, lors des élections de 2008 et 2012 et celui d'Hillary Clinton en 2016.

En 2015, Wikileaks a publié les courriels de John Podesta, le directeur de campagne de Clinton. Plusieurs chaînes de courriels comprenaient des discussions internes sur la campagne auxquelles Benenson a participé. Lors de deux de ces discussions, Benenson a conseillé à Clinton de ne pas mentionner Israël dans les événements publics. Aujourd'hui, Benenson dirige la campagne de « Bleu et Blanc », et il n'y a guère de raison de s'étonner de l'absence de continuité dans son passage d'Obama et Clinton à Gantz. La gauche israélienne s'est mêlée au Parti démocrate.

En 2016, alors que Gantz était encore un simple citoyen, il a été fortement encouragé à entrer dans la mêlée politique par une entreprise de service public appelée Darcheinou, ou "Notre voie". Darcheinou est le successeur de deux organisations – V-15 et One Voice. One Voice a été créée en 2003 par Daniel Lubetsky, un homme d'affaires juif mexicano-américain, ayant des liens étroits avec l'administration Obama. Lubetsky a fondé One Voice au plus fort de la guerre de terreur palestinienne pour faire avancer la création d'un État palestinien et le retrait israélien jusqu'aux lignes d'armistice de 1949. Yasser Mahmoud Abbas, le fils du chef de l'OLP et président de l'Autorité palestinienne, est membre du conseil d'administration de One Voice.

A l'approche des élections à la Knesset en 2015, One Voice a formé le V-15, une spin-off pour mener une campagne visant à "changer le gouvernement", c'est-à-dire à faire tomber Netanyahou. La campagne du V-15 a été dirigée par Jeremy Bird, le directeur de campagne d'Obama lors de ses courses à la présidence. Elle a fait l'objet d'un examen minutieux de la part du Sénat américain, lorsqu'il a été découvert que le Département d'État d'Obama finançait ses efforts.

L'établissement d'un État palestinien et l'évacuation de la Judée et de la Samarie par Israël, avec l'expulsion de centaines de milliers de Juifs israéliens de leurs foyers, est un objectif que les trois groupes partagent avec le Parti démocrate américain. Et comme les Démocrates, cet objectif place les trois groupes en opposition à Trump. Le plan de Trump subordonne la création d'un État palestinien à des changements significatifs dans les actions et les positions palestiniennes. Il prévoit également qu'Israël maintienne en permanence toutes les communautés israéliennes en Judée et en Samarie et dans les régions qui les entourent, ainsi que dans la vallée du Jourdain.

Ces dernières années, Darcheinou a poursuivi les efforts du V-15 pour faire tomber Netanyahou. En 2017-18, il a parrainé les manifestations hebdomadaires de gauche devant le domicile du procureur général Avichai Mandelblit, exigeant qu'il inculpe Netanyahou. Darcheinou a également financé et promu la campagne de 2018 des Commandants de la sécurité israélienne d'extrême gauche, appelant à la création d'un État palestinien et au retrait israélien des lignes d'armistice de 1949.

Jusqu'en 2019, Darcheinou était dirigé par l'homme d'affaires israélien Kobi Richter. Richter était l'un des principaux activistes responsables de la formation du Parti « Bleu et Blanc » l'année dernière. Dans une interview accordée à Globes, Richter a déclaré qu'il avait payé les sondages qui ont convaincu Gantz de s'allier à Moshe Yaalon, Gabi Ashkenazy et Yair Lapid.

Selon les responsables ayant eu connaissance des événements, Gantz était bien conscient des problèmes de fond liés à la carte jointe au plan de paix Trump, lorsqu'il a quitté Washington. Et c'est avec cette connaissance à l'esprit que nous devons considérer ce qu'il a fait à son retour.

À son retour en Israël, Gantz a déclaré qu'il avait l'intention de présenter le plan Trump à la Knesset pour approbation. Certains commentateurs ont présenté son geste comme la preuve qu'il soutenait le plan de paix de Trump. Mais étant donné qu'il était conscient des problèmes posés par la carte et des implications pour la droite politique, il semble que ce soit le contraire qui se produise. L'annonce de Gantz peut mieux être considérée comme une tentative de subversion et de discrédit du plan de Trump et de discréditer Netanyahou et Trump personnellement.

Sans correction de la carte, le Likoud et les autres législateurs de droite qui soutiennent par ailleurs le plan et soutiennent Trump avec enthousiasme ne pourront pas voter en faveur de celui-ci lors d'un vote à la Knesset. Les forcer à s'opposer publiquement au plan servirait plusieurs intérêts partagés par les « Bleu et Blanc » et les Démocrates. Cela permettrait de couvrir la majorité des législateurs « Bleu et Blanc » qui, comme les démocrates, souhaitent enterrer le plan. Les médias étant bloqués sur les opposants de droite au plan de M. Trump, ils éviteront d'avoir à examiner leurs propres opinions.

La vue de législateurs du Likoud s'opposant au plan Trump discréditerait Netanyahou aux yeux de ses électeurs. Ils le considéreraient comme incompétent et traître et beaucoup éviteront par conséquent de voter le 2 mars. Compte tenu de l'opposition commune au plan Trump du Likoud et des législateurs « bleu et blanc », les électeurs de centre-droit percevront les partis comme indissociables et suivront l'appel des médias à voter pour Gantz.

Pour Trump, une défaite de son plan à la Knesset, suivie selon toute probabilité de la défaite de Netanyahou, démoraliserait et mettrait en colère la base chrétienne évangélique de Trump. « Bleu et Blanc » agirait rapidement pour enterrer le plan de Trump. Les démocrates utiliseraient l'opposition de la Knesset au plan et le soutien de Gantz à leurs positions comme preuve que la bonne foi pro-israélienne de Trump est à fleur de peau et que la politique globale de Trump au Moyen-Orient est malavisée.

En bref, conseillé par Benenson, après avoir profité de l'hospitalité de Trump et du prestige que lui confère une réunion au Bureau ovale, Gantz a soulevé une initiative qui causerait un grave préjudice politique à Netanyahou et à Trump et détruirait toute perspective de mise en œuvre d'une partie quelconque du plan de paix de Trump.

Nous revenons donc à la question de l'application de la souveraineté israélienne en Judée et en Samarie. À la lumière de la nécessité de corriger les erreurs de la carte, il est clair que la pleine application de la souveraineté israélienne sur les zones recommandées par l'accord Trump prendra du temps et sera impossible avant le 2 mars. Mais il est encore possible de mettre en œuvre un élément important du plan de manière à éviter les dommages que Gantz et Benenson cherchent à causer.

Gantz s'est efforcé d'empêcher que son parti ne soit identifié à la gauche idéologique. Pour atteindre cet objectif, malgré le fait que la majorité de sa faction à la Knesset défende des opinions de gauche et d'extrême gauche, Gantz a utilisé les deux législateurs de centre-droit de la faction minoritaire Telem de son parti comme principaux porte-parole de sa campagne à la télévision. Alors que Yoaz Hendel et Zvika Hauser sont poussés devant des micros pour vanter les vertus de l'extension de la souveraineté israélienne à la vallée du Jourdain, la majorité des législateurs « Bleu et Blanc », qui partagent les vues d'Obama, sont cachés dans l'ombre.

Sans changer les cartes, et tout en reportant l'approbation du plan Trump lui-même, le gouvernement Netanyahou peut prendre une décision gouvernementale pour appliquer immédiatement la loi israélienne à toutes les villes et villages de Judée et de Samarie, conformément au plan de paix Trump. Cette décision dynamisera les électeurs de droite. Et cela exposera également le « Bleu et le Blanc ».

L'application de la loi israélienne aux communautés israéliennes suscitera une opposition farouche de la part de la majorité des membres de la faction « Bleu et Blanc ». Leur opposition à un mouvement que la majorité des Israéliens soutiennent démontrerait que malgré ses revendications de droite, « Bleu et Blanc » est un parti de gauche. Les électeurs de centre-droit auraient compris le message.

Cela nous amène ensuite au parti Démocrate américain. Depuis des années, malgré les protestations de soutien à Israël et l'engagement pour la sécurité d'Israël, les démocrates ont adopté une politique envers Israël qui tourne de façon obsessionnelle autour de leur demande de détruire les communautés israéliennes en Judée et en Samarie et de transférer les zones libres de juifs à l'OLP. L'administration Obama a été si haineuse envers ces communautés qu'elle a fait adopter la résolution 2234 du Conseil de sécurité des Nations unies qui les a qualifiées d'"illégales" après l'élection de Donald Trump à la présidence.

En appliquant la loi israélienne à ces zones, tout en évitant un vote à la Knesset jusqu'à ce que la carte soit corrigée, le gouvernement Netanyahou refusera aux démocrates la possibilité d'utiliser le plan de paix de Trump contre lui. Cela démontrera également à sa base évangélique l'engagement de Trump envers Israël. Plus important encore, l'application de la loi israélienne aux communautés israéliennes de Judée et de Samarie permettra de mettre de côté la question de leur avenir et de s'assurer que le plan de paix de Trump survivra dans le prochain gouvernement, quel que soit le vainqueur du mois prochain.

Le conseiller présidentiel principal Jared Kushner a déclaré qu'il serait préférable d'attendre la fin des élections pour commencer à appliquer la souveraineté israélienne à des régions de Judée et de Samarie. Dans des circonstances normales, il aurait raison. Mais étant donné le contexte plus large dans lequel cette question doit être jugée, il est assez clair que retarder l'action jusqu'après les élections causera un grand préjudice au président Trump, et enterrera effectivement son plan de paix, tout en élevant la gauche israélienne et les démocrates.

(Caroline Glick est journaliste et auteure israélienne d'origine américaine)

 

 
 
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