Protéger la terre d’Israël

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 21 décembre 2018
 

Le prophète Amos l'a prédit, Binyamin Netanyahou l'a également cité à l'ONU : "Ainsi dit l'Eternel (au peuple juif), Je les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de leur terre que JE leur ai donnée".

Grâce à l'association "HaShorashim" – avec une excursion organisée par Sara & Yoram et Clément & Léa, nous avons participé à une aide concrète en faveur des agriculteurs du sud, qui ont tant besoin de main d'oeuvre, de soutien moral, mais aussi de protection contre la criminalité et le terrorisme.

Nous sommes donc allés à Yevul, un mochav situé à 7 km de Gaza et 1 km de la frontière égyptienne. Touvia l'agriculteur cultivait ses champs auparavant à Netsarim dans la Bande de Gaza (1) ; c'est aujourd'hui à Yevul que Touvia tente à nouveau de faire fructifier la terre d'Israël. 

Les volontaires sont les bienvenus !

En fin de matinée, notre groupe a participé à préparer la récolte des tomates cerises (invention israélienne) – savons-nous qu'il existe des tomates "choco" et des tomates jaunes ?… 

Priscilla était notre guide pour nous expliquer l'importance d'aider les agriculteurs israéliens faisant fructifier la terre, comme les pionniers juifs venus dès la fin du 19e siècle les défricher, malgré le peu de moyens, la malaria, et les razzias arabes. 

 

"Shomer ha'hadash" – le nouveau gardien

Aujourd'hui, les terres appartiennent à l'Etat, achetées à l'époque aux Ottomans, argent comptant. Elles sont alors confiées aux agriculteurs et éleveurs, aux kibbutzim et mochavim. Or, en Galilée, le long du Jourdain et dans le sud, les difficultés ne manquent pas, dues à la criminalité (vol de bétail, destruction des clôtures, etc) et au terrorisme (cerfs-volants enflammés…) pour décourager les agriculteurs et leur faire abandonner la terre. 

Yoel Zilberman, 30 ans, voyant le désespoir de son père, éleveur au Moshav Tsippori, a eu cette volonté farouche de défendre la terre et d'appeler des amis pour l'épauler dans ce projet: "Aujourd'hui, des milliers de volontaires font partie du mouvement et suivent une formation intensive. Ils patrouillent et surveillent la terre à partir de postes d'observation installés de manière stratégique dans le Néguev et en Galilée pour protéger les fermes lorsque les forces de l'ordre locales ne sont pas en mesure de le faire". (jewishpress.com)

Zilberman a écrit : "Nous perdons notre âme lorsque nous nous éloignons de la terre. Notre identité dépend de la connexion que nous partageons avec ce pays".

 

"Shomer a'hi" – Gardien de mon frère

C'est inscrit au dos du tee-shirt de Priscilla notre guide et des travailleurs agricoles. Cette appellation est chargée de sens : à la question de Dieu : "Où es ton frère…", Caïn, meurtrier de son frère Abel, avait répondu : "Suis-le gardien de mon frère ?" (Gen 4:9). 

A l'inverse de Caïn, voilà un slogan que chaque ami d'Israël doit faire sien : être "le gardien de son frère", soutenir le pionnier israélien qui fait fructifier la terre, se battant contre ceux qui veulent la lui voler.

Notre guide Priscilla, qui est venue de France en Israël à l'âge de 16 ans, s'est engagée, en plus de sa famille et de son travail, à être disponible pour faire partie de "Shomer ha'hadash", et être ainsi "Shomer a'hi". 

 

La bataille pour la terre

Dieu, par la bouche d'Esaïe (62:4), dit de la terre d'Israël, qu'elle est « mon plaisir en elle » ( 'Heftsiba). De même, « On appellera ta terre Be'oulah/Epouse ». C'est dire l'importance du sol, du territoire, et l'on comprend pourquoi les nations et l'islam font tout pour la voler et/ou délégitimer Israël de tout droit sur elle.

Soyons un frère pour Israël, dans le concret et la réalité !

 

(1) Sachons pour information que cette Bande de Gaza (le Goush Katif) faisait partie du territoire de Juda. Depuis 2005, Israël a été forcé par les nations de donner ce territoire aux Palestiniens de Gaza… et le Hamas est né avec comme seul but, la destruction d'Israël. Le conflit de cette année a vu la destruction de 1 336 hectares de forêts  en 6 mois par des ballons incendiaires de Gaza. 

 

 

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