21 février 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Nous étions au concert annuel d’AMIT, et avons assisté à un concert classique de jeunes de 12 à 14 ans – un quintette de saxos ! Au programme, Vivaldi, Klezmer, jazz. Juste avant, des jeunes d’AMIT avaient introduit la soirée avec des chants typiques accompagnés par un groupe de musiciens (guitare électrique, basses, batterie…). L’excellence était au RDV comme prévu (voir notre précédent article).

Selon la vision d’une femme de valeur, Bessie Gotsfeld, AMIT a été fondée en 1925. Plus de 25.000 jeunes dans 108 centres dans tout Israël sont aujourd’hui scolarisés et formés dans des écoles, lycées, et villages AMIT. L’histoire de l’Israël moderne nous donne l’image d’un miracle économique, mais beaucoup d’Israéliens n’en profitent pas, du fait d’une famille désunie, d’une intégration difficile, d’un arrière-plan ethnique trop différent. Ils ont besoin d’aide. Ils ont besoin d’espoir. C’est là qu’intervient AMIT – AMIT offre une attention, un apprentissage scolaire, technologique. AMIT fournit une vraie formation incluant des activités de tous ordres, dont musicales, tout en inculquant les valeurs juives et un sentiment de tolérance, d’unité et de respect.


Judith Schwed-Lion, d’origine francophone, est vice-présidente du développement d’Amit sur le plan international. Elle explique que grâce à Bessie, « des milliers d’enfants rescapés de la Shoah ont été sauvés spirituellement et physiquement… et AMIT a pu devenir une organisation mondiale ayant un impact positif sur l’avenir d’Israël ». Elle nous parle également de l’école Amit de Beer-schéva, touchée par un missile tiré de Gaza – grâce à D.ieu, aucune victime n’a été à déplorer : « Il y a deux ans, nous avons décidé de ‘prendre par la main’ 1 300 élèves du lycée Mekif Amit de Beer-Schéva, pour les emmener vers un futur prometteur, et tout faire pour qu’ils réussissent, malgré le traumatisme du dernier attentat ». 

Les Bnei Menashé de retour

AMIT s’engage également à aider les Bnei Menashé qui reviennent « à la maison » après 27 siècles d’exil. Les Bnei Menashé (fils de Manassé) sont l’une des dix tribus perdues d’Israël exilées par les Assyriens. Ils ont erré à travers l’Asie centrale et l’Extrême-Orient depuis des siècles, avant de s’installer dans le nord de l’Inde, à la frontière de la Birmanie et du Bangladesh.

Tout au long de leur exil, les Bnei Menashé ont continué à pratiquer le judaïsme tout comme le faisaient leurs ancêtres, y compris l’observation du shabbat, la cacherout, la célébration des fêtes juives… Et ils ont continué à entretenir le rêve de retourner un jour dans le pays de leurs ancêtres, la terre d’Israël. Ces dernières années, l’organisation juive Shavei Israel a permis à 1.700Bnei Menashé de rentrer à Sion – 7.200 sont encore en Inde, attendant le jour où eux aussi seront en mesure de faire l’aliyah.

En janvier, 53 Bnei menashé sont déjà arrivés en Israël, avec l’aide de l’Ambassade Chrétienne de Jérusalem – voir l’article du journal Hamodia, qui semble étonné que des chrétiens évangéliques puissent aider Israël. Grâce à la générosité des chrétiens de France, Shalom Israël a d’ailleurs pu faire un don fin décembre de 4.300 euros.


Exemples d’excellence

  • Elhanan Bloch, 17 ans, élève de la yeshiva AMIT de Yerusham, a gagné le Concours Biblique International ayant eu lieu à Jérusalem. Il était en compétition avec 53 autres jeunes, venus de 22 pays…
  • Des étudiantes de l’oulpena AMIT Dickman de Beer-Shéva ont remporté la 1ère place dans la catégorie « inspiration » lors du premier Concours de Robotique. Il s’agissait de dessiner et construire un robot jouant le rôle d’un joueur de basket-ball, faisant des paniers et courant sur le terrain…
  • Bien qu’il soit autiste, Mir Segel, 17 ans, étonne tout le monde dans le domaine des mathématiques. Excellant dans ses examens de bagrut (bac), les profs sont convaincus qu’il ira à l’université. A 17 ans, il ne sait ni lire ni écrire, mais en maths, Mir stupéfie ses professeurs…
  • Les anciens du lycée d’AMIT de Beer-Shéva remportent des prix de physique. Quatre anciens de ce lycée ont figuré parmi les 9 vainqueurs du premier Concours de Physique de la région-sud d’Israël…

 














Prendre un enfant par la main

C’est la pensée de Judith, selon la chanson d’Yves Duteil : « Prendre un enfant par la main, pour l’emmener vers demain, pour lui donner confiance en son pays ». C’est également la pensée de l’Eternel, le D.ieu de Jacob :

« Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et Je me réjouirai au sujet de mon peuple. On n’y entendra plus ni pleurs ni cris de détresse… Ils se construiront des maisons et les habiteront ; ils planteront des vignes et en mangeront les fruits ; ils ne bâtiront plus des maisons pour qu’un autre y habite à leur place, ils ne planteront plus de vignes pour qu’un autre en mange les fruits. Car les enfants de mon peuple vivront aussi longtemps qu’un arbre. Mes élus jouiront du fruit de leur travail. Ils ne peineront plus pour rien et les enfants auxquels ils donneront naissance ne seront plus destinés au malheur. Ils seront une race bénie par l’Eternel, et leur postérité le sera avec eux » – Esaïe 65 :21-23


Excellente réussite à tous ces jeunes, et bonne fête de Pourim à tous !



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