Archives pour septembre, 2016

DPPJ – Dimanche 2 octobre 2016

29 septembre 2016
Pasteur Gérald Fruhinsholz


shimon-peresIsraël est en deuil ! Le dernier des pères fondateurs de l’Etat hébreu vient de décéder, juste avant les fêtes. Après un parcours contrasté et plus de 60 ans de vie politique, Shimon Peres (lire sa biographie) a fait l’unanimité au sein de toute la nation. Israël accueille pour ces funérailles un nombre impressionnant de leaders du monde entier. La sécurité est maximale, et l’honneur apporté à Shimon Peres est exceptionnel.

Ce dimanche 2 Octobre, dans nos prières selon le temps spécial de prière pour Jérusalem, organisé par le DPPJ – le Jour de Prière pour la Paix de Jérusalem – réalisons qu’Israël est vraiment une nation à part, et qu’elle mérite toute notre attention. (pdf DPPJ 2016)
 

Israël est « l’Horloge de Dieu » !

jerusalemLe 2 octobre au soir, Israël rentrera en l’an 5777, selon le calendrier juif…

Nous savons que ce qui se passe en Israël est déterminant pour l’issue du monde. Deux exemples : la guerre des Six-jours en juin 1967, vécue sous le signe du miracle divin, a produit un effet extraordinaire sur l’Eglise : un mouvement de l’Esprit s’est développé à l’échelle mondiale touchant toutes les familles chrétiennes ; cela a été d’autre part un vrai départ pour les assemblées messianiques en Israël. Mais il y eut également un effet négatif à la guerre de 1967, un effet pervers : le prix du baril de pétrole est monté en flèche, provoquant dans le monde des répercussions économiques dramatiques ; de même, elle a suscité la création de Eurabia (voir l’interview de Bat Ye’or), l’Europe recherchant la faveur des pays arabes ; Israël s’est trouvée alors au ban des nations.

Que va-t-on voir en 2017 ?… Nous allons vivre un double Jubilé ! Le Jubilé parle de libération.
– 9 déc 1917 : le général Allenby délivre Jérusalem de 400 ans d’occupation turque ottomane.
– 7 juin 1967 : les paras israéliens délivrent Jérusalem de l’occupation jordanienne.
 
Autre signe : l’an prochain, nous serons 70 ans après l’acceptation des nations pour un Etat juif, le 29 nov 1947. La période des « soixante dix ans » est prophétique. Daniel l’avait compris, en lisant Jérémie (25 :12). La fin du Communisme est également survenue 70 ans après la révolution bolchevique, avec la chute du mur de Berlin, et les Juifs du nord ont pu faire l’aliyah. Attendons-nous (et prions pour) en 2017 à la fin d’une terrible oppression, pourquoi pas celle de l’islam ; il s’agit d’une idole qui doit tomber, comme la statue babylonienne de Nebucanetsar.
– Prions pour la délivrance de Jérusalem, pour que cessent l’opprobre et la délégitimation, quand les instances internationales veulent exclure toute trace juive du Mont du temple.

« Au lieu de votre opprobre, vous aurez une portion double. Au lieu de l’ignominie, ils seront joyeux de leur part ; ils posséderont ainsi le double dans leur pays, et leur joie sera éternelle » – Esaïe 61:7 
 

Intercéder, c’est s’identifier

De nombreux ouvrages concernant la prière et l’intercession parlent d’identification – celle-ci passe par les entrailles de miséricorde. Abraham a plaidé le sort des gens de Sodome et de Lot. Moïse a défendu le salut de son peuple alors que Dieu voulait le détruire, il s’est identifié à Israël. De même les prophètes, Esaïe, Jérémie, Osée, Joël, comme l’apôtre Paul…, comme Déborah, Esther… Ces hommes et femmes de Dieu ont crié à Dieu, l’ont supplié, ont mis leur vie en balance. Car Dieu attend de ses serviteurs la compassion et la passion pour les sujets brûlants qui sont sur son cœur. Jésus est l’image du Souverain sacrificateur, et Il porte sur son cœur le Pectoral des 12 tribus. Jésus a pleuré sur Jérusalem sachant sa destruction proche, et il a conspué, en Matt 25, les nations/boucs, et ceux qui ne bénissent pas le peuple juif, ses propres frères.
« Que pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel, dans le parvis, et qu’ils supplient Dieu, disant : – Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! » – Joël 2 :17


Un Jour de prière pour la Paix de Jérusalem  – DPPJ – Commencée en 2002 avec les principaux dirigeants politiques et religieux d’Israël et des États-Unis, le DPPJ est maintenant le plus grand mouvement de prière en son genre, avec le soutien de plus de 1200 leaders au sein du monde chrétien évangélique.
La vision est de susciter et de soutenir l’intercession mondiale pour les plans et les objectifs de Dieu pour Jérusalem et Israël en tant que peuple et nation. Les responsables de DPPJ ont la foi de communiquer cette vision à tous les pays, pour  bénir Israël, croyant en toutes les promesses bibliques pour la nation de Dieu, durant la fin des temps, en vue du Royaume devant s’instaurer.

C’est ainsi que chaque 1er dimanche d’octobre, des centaines de millions de personnes à travers le monde se réunissent pour prier pour la paix de Jérusalem. L’objectif est d’atteindre en 2017 la participation de près de 200 nations avec 500 millions de croyants priant pour Israël.

Dimanche 2 octobre : Jour de Prière pour la Paix de Jérusalem
dppj-2016
 
Soyons mobilisés dans nos églises respectives,
pour intercéder et bénir Israël !




Protestants, réveillez-vous !

21 septembre 2016
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Logo "Résistez"Il fut un temps où les Protestants étaient de vrais amis pour Israël – de grands noms nous viennent à l’esprit, parmi les plus connus (durant le seconde guerre mondiale) : Les pasteurs Marc Boegner, Charles Wesphal, André Trocmé… Madeleine Barrot (la Cimade), Suzanne de Dietrich, etc… Bien avant, à l’époque des Huguenots, les Protestants savaient résister au terrorisme des Dragons de Louis XIV, ils avaient la foi pour défendre la vérité biblique.

Aujourd’hui, les Protestants « résistent » à Israël… et font le jeu du terrorisme. C’est ainsi que ces jours-ci a lieu « la semaine mondiale pour la Paix en Palestine-Israël du 18 au 24 septembre 2016« .

Cette semaine se fait sous le slogan tiré abusivement de la Bible – « Dieu a renversé les murs de séparation » – à l’initiative du Forum œcuménique Palestine Israël (PIEF) du Conseil œcuménique des Églises (COE). « Toutes les Églises ou communautés sont invitées à y participer activement par la prière, la formation et l’information, des actions de solidarité, et l’action citoyenne »

Quel est le programme ?… « prier, informer, agir », pour :

barriere-de-securite– Mettre fin à l’occupation (d’Israël), stopper la colonisation,
– Démanteler le Mur,
– Diviser Jérusalem,
– Et déclarer que c’est « le moment pour la Palestine »…

  • Peu importe si Mahmoud Abbas déclare que la Palestine sera « judenrein », et que la dite Palestine prendra la forme de tout Israël,
  • Peu importe si les 4/5 de la population de Bethléem qui était chrétienne, a disparu. Aujourd’hui, les rares chrétiens y sont harcelés, et rasent les murs.
  • Peu importe qu’Israël soit la seule nation où les chrétiens se sentent en sécurité.
  • Peu importe si l’érection du mur (8 km) a permis que cessent 95% des attentats.

Curieusement, alors qu’on accuse Israël de construire un mur, on les voit s’ériger de partout en Europe et dans le monde, et même à Calais (30 km), en France !
Alors que les chrétiens subissent un génocide au Moyen-Orient, pourquoi le monde chrétien s’acharnent-il à délégitimer Israël ?… Israël est la seule démocratie, dans cette partie du monde, et 20 % de sa population est arabe, bénéficiant des mêmes droits sociaux que les Israéliens.
Les centaines de millions de dollars s’accumulent pour construire une hypothétique Palestine, les fils de Mahmoud Abbas s’enrichissent, mais aucune infrastructure routière, médicale ou scolaire ne voit le jour… et le Hamas continue de construire des tunnels et de fabriquer des roquettes…

Il existe plus de 20 nations islamiques et le monde s’échine à créer un énième Etat islamique, alors qu’un seul Etat dans le monde est capable d’accueillir les Juifs de plus en plus chassés des nations.

La liste est longue en faveur d’Israël, mais malheureusement, les Résolutions à l’ONU sont toujours aussi nombreuses. Faut-il que les chrétiens continuent de tomber dans le panneau du mensonge et de la désinformation ?…

Drapeau Am Israel HaiAlors, amis protestants, il est temps de se réveiller et de cesser de faire le jeu de l’Ennemi. Pourquoi défendre absolument la cause des Palestiniens, et non pas celle des Tibétains ou des Kurdes ?… Ces peuples persécutés n’ont-ils pas  également de justes raisons d’être défendus ?
Persister à démolir Israël ne fera que placer sur vous la malédiction, car « Tout celui qui maudit Israël sera maudit » (Gen 12:3; 27:29; Nb 24:9). Bibliquement, Israël est toujours le peuple de Dieu, et les promesses de l’Eternel en sa faveur sont certaines :

« J’établirai mon alliance entre moi et toi (Abraham), et tes descendants (Israël) après toi, selon leurs générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu » – Genèse 17:7

Jésus a déclaré en outre : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25:40). Or, Jésus était juif et « ses frères » sont premièrement les Juifs ! Et, a-t-il ajouté : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4:22).
Shana tova Israel, ve’hag samea’h !




Les enjeux de l’automne

20 septembre 2016
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Représentants des nations lors de la conférence de San Rémo, en 1920

Représentants des nations lors de la conférence de San Rémo, en 1920

Nous connaissons par la Bible les grandes difficultés que connut Israël revenu de captivité, du temps de Néhémie, Esdras, Josué et Zorobabel. La reconstruction des murailles et du temple de Jérusalem se firent au prix d’une résistance héroïque face aux détracteurs et ennemis d’Israël de l’époque.

Faisons un parallèle avec aujourd’hui : c’est incroyable comme nous trouvons les mêmes stratégies : raillerie, intimidation, violences physiques, accusations et calomnies, et enfin appel aux dirigeants mondiaux pour délégitimer Israël. Les ennemis d’alors étaient : Sanballah le Horonite, Tobija l’ammonite, et Gueshem, l’Arabe, mais aussi des Juifs de l’intérieur.
 
Alors que le peuple était encouragé à reconstruire le temple, un gouverneur perse et autres édiles intervinrent : « Qui vous a donné l’autorisation de bâtir cette maison et de relever ces murs ? » (Esdras 5). Aujourd’hui, ça se traduit ainsi : « De quel droit pouvez-vous affirmer que le Kotel et Mont du temple sont juifs ?…
logo-unescoQue firent-ils à l’époque ? Ils écrivirent une lettre au roi Darius pour vérifier la justification de la reconstruction du temple !…  Aujourd’hui, on s’adresse à l’ONU ou à l’UNESCO.
Et Darius de rechercher dans les archives royales un éventuel ordre de son prédécesseur le roi Cyrus (Esd 5:17). Stupéfaction ! tout y est consigné : l’édit de Cyrus de 538, les détails techniques concernant la reconstruction du temple, et le soutien financier apporté personnellement par le roi !
 

Alors écoutons la réponse du roi Darius aux détracteurs d’Israël (Esdras 6:12) : « Voici l’ordre que je donne touchant quiconque transgressera cette parole : on arrachera de sa maison une pièce de bois, on la dressera pour qu’il y soit attaché (ou pendu), et l’on fera de sa maison un tas d’immondices. Que le Dieu qui fait résider en ce lieu son nom renverse tout roi et tout peuple qui étendraient la main pour transgresser ma parole, pour détruire cette maison de Dieu à Jérusalem! Moi, Darius, j’ai donné cet ordre. Qu’il soit ponctuellement exécuté ».


Attention au RDV de Paris, le 24 octobre !

Comme du temps d’Esdras, les ennemis actuels d’Israël continuent leur travail de démolition ! Selon le rapport de l’ECI (1) (European Coalition for Israel), « ils » – Sanballah, Tobija et Gueshem – ne baissent pas les bras.
« Istanbul – La réunion annuelle du comité d’Héritage Mondial de l’UNESCO s’est trouvée dans une abrupte et dramatique impasse, le samedi 16 juillet car la tentative de coup d’état a laissé Istanbul dans un chaos total. La réunion, qui devait considérer une résolution Jordanienne-Palestinienne déclarant le Mur occidental dans la Vieille-ville de Jérusalem un site islamique sans aucune relation avec le judaïsme ou le christianisme, se poursuivra le 24 octobre au siège de l’UNESCO à Paris ».

Or, le 24 octobre, c’est exactement le jour de Sim’hat Torah, dernier jour de la fête de Soukkot«  ! Le jour de la Joie de la Torah, voilà un moment étonnamment prophétique pour rappeler l’ordre divin prononcé par Darius : « Que soient pendus tous ceux qui s’opposent à Israël et aux commandements de son Dieu, que leur maison soit réduite en un tas d’immondices !…  »

La Bible est une référence évidente pour tous les vrais croyants à la présence du peuple juif en Eretz-Israël ! Mais Dieu a également permis qu’il existe des arguments juridique clairs qui légitiment la place d’Israël.

San Rémo et la Résolution 80

« La résolution 80 de la charte de l’ONU a force de traité international car la Charte des Nations Unies dans son entier est un traité international. Appliquée au cas de la Palestine, elle explique que les Droits qui ont été donnés aux Juifs sur la terre d’Israël ne peuvent être modifiés d’aucune façon… » – Dreuz.info/2013. Ce qui signifie qu’il est impossible de créer un Etat palestinien sur le territoire israélien ; ce serait une violation de la Résolution 80.

C’est en Italie à la Conférence de San Rémo en avril 1920, que les puissances alliées avaient décidé de donner à la Déclaration Balfour la force de loi internationale. Et c’est justement la Déclaration Balfour (2) que les Palestiniens veulent dénoncer en attaquant même les Britanniques de l’avoir écrite (!) : « … L’autorité palestinienne sollicite maintenant le droit international d’un nouvel élan, en planifiant de poursuivre le gouvernement britannique au sujet de la déclaration du Balfour de 1917 ! » (rapport de l’ECI). 
Quelle folie ! mais quelle constance diabolique…

Continuons le combat !

Il appartient à Israël et aux amis d’Israël de se positionner sur les décisions internationales, et de prier au nom du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, l’inspirateur de tout. Appuyons-nous sur la foi de Néhémie, Esdras, Zorobabel et Josué, mais aussi des prophètes comme Aggée et Zacharie, qui savaient agir contre tous les Sanballah et Tobija de l’époque… et réalisons que D.ieu est dans l’affaire  : « Ainsi parle l’Eternel des armées (Adonaï Tseva’ot) : Je suis ému d’une grande jalousie pour Jérusalem et pour Sion, et Je suis saisi d’une grande irritation contre les nations orgueilleuses !… Je serai pour Jérusalem, dit l’Eternel, une muraille de feu tout autour, et Je serai sa gloire au milieu d’elle » – Zacharie 1 :14 et 2 :5. 
Veillons et prions !
 


(1) ECI est la voix des chrétiens évangéliques au Parlement européen. Dans une lettre aux membres sélectionnés pour ce comité de l’Héritage Mondial de l’UNESCO, Tomas Sandell le directeur et fondateur d’ECI, avait attiré leur attention sur le fait que le Mont du Temple fut le site le plus saint du judaïsme durant plusieurs milliers d’années.

(2) Le 2 novembre 1917, Lord Arthur James Balfour, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Grande-Bretagne, annonce que Londres « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », ce qui encourage l’immigration juive, soutenue par le Fonds national juif. La Conférence de San Remo a confirmé la déclaration Balfour qui promettait de donner aux Juifs un foyer national en Palestine, alors sous mandat britannique.