Archives pour octobre, 2015

Tsedek – Donner pour la vie

16 octobre 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Richard est juif, Marike est chrétienne.  Ils étaient dans le bus attaqué par deux Arabes. Richard est dans le coma avec une balle dans la tête et des coups de couteau dans le corps, Marike a un poumon perforé suite aux coups de couteau ...

Richard est juif, Marike est chrétienne.
Ils étaient dans le bus attaqué par deux Arabes.
Richard est dans le coma avec une balle dans la tête et des coups de couteau dans le corps, Marike a un poumon perforé suite aux coups de couteau …

Après ces jours de folie, de panique totale quelquefois, face à une haine implacable et suicidaire de jeunes Arabes armés de couteaux, de haches, tuant sans distinction jeunes, vieux, civils, religieux, soldats, nous devons revenir à l’essentiel, penser à la vie, donner pour la vie…


Actuellement, des gens sont entre la vie et la mort, blessés et/ou dans le coma etc. Prions pour le rétablissement de toutes ces personnes ! Sachons que certaines de ces  victimes sont quelquefois dans la même chambre que les terroristes blessés… c’est le cas de Richard ! Les médecins en Israël ne font pas de distinction, ils soignent. Sachons aussi qu’il y a des médecins arabes israéliens qui soignent ces blessés juifs et qui ne sont absolument pas d’accord avec cette folie meurtrière téléguidée au plus haut niveau, et encouragée par le silence coupable des nations.

MERKAZ OURI – Centre « ma lumière »
Logo TsedekLa demande d’Olivier Granilic de l’association TSEDEK – des jeunes en difficulté et qui ont besoin de nous – nous ramène à l’essentiel. Israël soigne ses plaies et repart, va de l’avant.
Tsadek a besoin de notre aide.

Merkaz Ouri a comme particularité d’aider des enfants et adolescents souffrant de troubles de l’attention et de comportement (TDAH). Ces troubles se traduisent par une hyperactivité, une impossibilité à se concentrer et des changements d’humeurs. Ces enfants sont considérés par leur entourage familial et scolaire comme très difficile à vivre et, de ce fait, sont mis à l’écart ou souvent punis.
Enfants de TsedekLes parents se sentent la plupart du temps démunis face à l’handicap de leur enfant et n’ont pas toujours les moyens éducatifs et psychologiques pour les aider.
A côté de ces aspects difficiles à gérer, ces enfants sont souvent dotés d’une imagination débordante et d’une grande créativité, qu’il est nécessaire de canaliser pour arriver à des résultats performants.

Objectif du Centre Ouri : Le Centre Ouri a un double objectif. Le premier, aider les enfants à surmonter leur handicap afin de pouvoir s’intégrer au système scolaire et améliorer leurs relations avec leur entourage (parents, famille, amis). Le second objectif est de venir en aide aux parents de ses enfants en leur donnant des outils éducatifs et psychologiques pour leur permettre d’affronter ce problème.
Nous pouvons aider ces enfants.
 
Shalom Israël a ce désir d’être partenaire. Vous pouvez donc, si vous le souhaitez, envoyer vos dons soit :
  • par chèque à l’ordre de :  « Shalom Israël – Tsedek/Merkaz Ouri », à l’adresse suivante :  Shalom Israël, c/Mme Mireille Manceau, 9 ave Gaston Boissier 78220 Viroflay
  • par virement bancaire (coordonnées ci-dessous) en précisant « Tsedek/Merkaz Ouri« 
  • par Paypal, cliquer sur « Aide à l’Enfance »




Le grand discours de « Bibi »

4 octobre 2015
Pasteur Gérald Fruhinsholz

B NetanyahouIsraël, seul face au monde et à son destin

[…] « Mesdames et Messieurs, il n’est pas facile de s’opposer à quelque chose qui est soutenu par les plus grandes puissances du monde. Croyez-moi il est beaucoup plus facile de rester silencieux. Mais au cours de son histoire, le peuple juif a appris le prix élevé du silence. Et comme Premier ministre de l’État juif, comme homme averti par l’Histoire, je refuse d’être silencieux. Je le répéterai : le temps où le peuple juif était passif face à ses ennemis génocidaires, ce temps est terminé ». 

 
Le silence des leaders de ce monde, de la Chrétienté en général… est assourdissant. le Lion de Juda, l’Eternel des armées, est prêt de rugir et de tonner contre les ennemis de son peuple.

Il est grand temps que les hommes de bonne volonté parlent et agissent comme le Premier Ministre d’Israël Binyamin Netanyahou, que Dieu a placé à la tête de l’Etat hébreu ; que ces personnes se réfèrent à la Bible et fassent de ce verset du prophète Esaïe un slogan :

« Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas » – Esaïe 62

C’est notre slogan, en tant que chrétiens « sionistes » croyant en la destinée d’Israël, croyant que cette nation honnie par la plupart des pays, deviendra la première des nations : « Voici ce que l’Eternel déclare : Poussez des cris de joie en l’honneur de Jacob, éclatez d’allégresse en faveur de la tête des nations (roch hagoyim) » – Jérémie 31:7

Lekh lekha Israel ! Israël, va jusqu’au bout de ta destinée !


*     *     *     *     *     *


Le très grand discours de Netanyahou devant l’Assemblée générale de l’ONU

samedi 3 octobre 2015
Traduction: Jean-Pierre Bensimon
Mis en ligne par France-Israël Marseille


Mesdames et Messieurs, je vous apporte les salutations de Jérusalem. La ville où les espoirs de paix et les prières du peuple juif pour toute l’humanité ont résonné à travers les âges.


Il y a 31 ans, j’étais à cette tribune pour la première fois en tant qu’ambassadeur aux Nations unies. Ce jour-là, j’argumentais contre une résolution proposée par l’Iran pour expulser Israël des Nations unies. Comme aujourd’hui, les Nations unies étaient obsessionnellement  hostiles à Israël, la seule véritable démocratie du Moyen-Orient. Comme aujourd’hui, il y avait des gens qui déniaient au seul et unique État juif le droit d’occuper une place parmi les nations.

Je terminais ce premier discours en disant : Messieurs, mettez votre fanatisme à la porte.

Plus de trois décennies plus tard, j’ai encore le privilège de vous parler de cette tribune, en tant que premier ministre d’Israël cette fois. Et pour moi, ce privilège s’accompagne toujours d’une responsabilité morale : dire la vérité. C’est pourquoi, après avoir entendu pendant trois jours les dirigeants du monde se réjouir de l’accord avec l’Iran, je commence mon discours en disant: Mesdames et Messieurs, laissez votre enthousiasme à la porte.


Vous voyez, cet accord n’augmente pas la probabilité de la paix. En alimentant les agressions de l’Iran à coup de milliards de dollars grâces à la levée des sanctions, il rend la guerre plus probable. Il suffit d’observer le comportement de l’Iran au cours des six derniers mois seulement, depuis que le cadre de l’accord a été adopté à Lausanne. L’Iran a augmenté ses transferts d’armes destructrices en Syrie. L’Iran a envoyé davantage de soldats appartenant aux Gardes de la Révolution en Syrie. L’Iran a envoyé des milliers de combattants chiites, Afghans et Pakistanais, en Syrie. L’Iran a fait tout cela pour soutenir le régime brutal de Assad. L’Iran a aussi envoyé par bateau des tonnes d’armes et de munitions aux rebelles Houthis au Yémen, dont une nouvelle cargaison il y a juste deux jours.

L’Iran menace de renverser le pouvoir en Jordanie. Le Hezbollah, une créature de l’Iran, a fait passer en contrebande au Liban, des missiles SA-22 pour abattre nos avions, des missiles de croisière Yakhont pour couler nos navires. L’Iran a fourni au Hezbollah des missiles sol-sol de précision et des drones d’attaque, ce qui lui permet de frapper avec précision n’importe quelle cible en Israël. L’Iran aide le Hamas et le Djihad Islamique à construire des drones armés à Gaza.

L’Iran a aussi fait connaître clairement ses plans visant à ouvrir deux nouveaux fronts de terrorisme face à Israël ; il a promis d’armer les Palestiniens de la Bande occidentale du Jourdain et il a envoyé des généraux des Gardes de la Révolution sur les hauteurs du Golan, d’où ses soldats ont récemment tiré des roquettes sur le nord d’Israël.

Israël continuera de répondre vigoureusement à toute attaque venant de Syrie. Israël continuera à agir pour empêcher le transfert d’armes stratégiques au Hezbollah à partir du territoire syrien ou à l’intérieur de ce territoire. De semaine en semaine, l’Iran et le Hezbollah implantent de nouvelles cellules terroristes dans les villes du monde entier. Trois cellules de ce genre ont été récemment découvertes au Koweït, en Jordanie, et à Chypre.


En mai, les forces de sécurité chypriotes ont investi l’appartement d’un agent du Hezbollah dans la ville de Larnaca. Ils y ont trouvé 5 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit qui a été utilisé pour faire sauter l’immeuble fédéral d’Oklahoma City. Et ce n’était qu’un seul appartement, dans une seule ville, dans un seul pays. Mais l’Iran a implanté des dizaines de cellules terroristes de ce genre dans le monde, Mesdames et Messieurs, il est en train d’implanter ce genre de cellules dans cet hémisphère aussi. Je répète : l’Iran a entrepris tout cela, tout ce que je viens de décrire, dans les six derniers mois seulement, au moment où il s’employait à convaincre le monde de mettre fin aux sanctions.


À présent, essayez d’imaginer ce que l’Iran fera une fois que ces sanctions seront levées. Sans frein ni muselière, l’Iran partira à la chasse, dévorant de plus en plus de proies. Sur les brisées de l’accord nucléaire, l’Iran s’est mis à dépenser des milliards de dollars pour acquérir des armes et des satellites.

Vous pensez que l’Iran fait cela pour faire avancer la paix ? Vous pensez que les centaines de milliards de dollars, fruits de la levée des sanctions, et de contrats opulents transformeront ce tigre rapace en chaton? Si c’est le cas, vous devriez réfléchir encore un peu à la question. En 2013, le président Rohani a entrepris son offensive de charme supposée ici même, à l’ONU. Deux ans plus tard, l’Iran exécute davantage de prisonniers politiques, aggrave ses interventions dans la région et développe rapidement son réseau terroriste mondial.

Vous connaissez l’expression, les actes en disent plus que les paroles. Mais dans le cas de l’Iran, les paroles en disent autant que les actes. Il suffit d’écouter le commandant adjoint de la Force al Qods des Gardes de la Révolution iraniens. Voici ce qu’il a dit en février : « La révolution islamique n’est pas limitée par des frontières géographiques… ». Il se félicitait que l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la Syrie, la Palestine et le Yémen fassent désormais partie des pays  « conquis par la République islamique d’Iran ».

Conquis.


Et pour ceux d’entre vous qui croient que l’accord de Vienne fera changer la politique iranienne, écoutez ce que le Guide Suprême d’Iran,  l’ayatollah Khamenei, a dit juste cinq jours après la conclusion de cet accord: « Notre politique vis-à-vis du gouvernement arrogant des États-Unis ne changera pas ». Les États-Unis, a-t-il juré, demeureront l’ennemi de l’Iran.

Donner des quantités d’argent aux mollahs, cela revient surement à alimenter la répression intérieure en Iran, à multiplier inévitablement ses interventions à l’extérieur. En tant que chef d’un pays qui doit tous les jours se défendre des assauts croissants de l’Iran, j’aimerais bien être rassuré par les discours qui affirment que cet accord bloque le chemin de l’Iran vers les armes nucléaires. Mais je ne suis pas rassuré, parce qu’il ne le bloque pas.

Cet accord impose des contraintes au programme nucléaire de l’Iran. Et c’est justifié; la communauté internationale perçoit que l’Iran est tellement dangereux. Mais vous voyez, c’est ici que le bât blesse : aux termes de cet accord, si l’Iran ne change pas de comportement, s’il devient même plus nuisible dans les années à venir, les contraintes les plus décisives devront être automatiquement levées, certaines après 10 ans, d’autres après 15 ans. Cela mettrait le régime terroriste islamique à quelques semaines des volumes de matière fissile nécessaire pour un arsenal complet de bombes nucléaires. Cela n’a vraiment aucun sens.

J’ai dit que si l’Iran désire être traité comme un pays normal, qu’il agisse comme un pays normal. Mais cet accord traite l’Iran comme un pays normal même s’il demeure une sombre théocratie qui s’adonne à la conquête de ses voisins, qui soutient le terrorisme dans le monde entier, et qui chante «Mort à Israël», «Mort à l’Amérique». Y a-t-il quelqu’un pour croire qu’en noyant une théocratie radicale sous les armes et l’argent on jugulera ses appétits d’agression? L’un d’entre vous croit-il vraiment qu’un Iran théocratique avec des griffes aiguisées et des crocs acérés va changer de pelage?


Il y a une règle générale que j’ai apprise et que vous devez avoir appris vous-mêmes au cours de votre vie : quand un comportement néfaste est récompensé, il ne peut qu’empirer.


Mesdames et Messieurs, je dis depuis longtemps que le pire des dangers qui puisse menacer notre monde est le couplage de l’islam militant et des armes nucléaires. Et je suis gravement préoccupé par le fait que l’accord nucléaire avec l’Iran soit en substance le certificat de mariage de cette union démoniaque.

Je sais qu’il y a des gens bien intentionnés qui croient sincèrement que cet accord est le meilleur moyen de bloquer l’accès de l’Iran à la bombe. Mais l’une des plus grandes leçons que l’Histoire nous a enseignées, c’est que les meilleures intentions n’empêchent pas les pires résultats.

Une vaste majorité des Israéliens pense que cet accord nucléaire avec l’Iran est un très mauvais accord. Et ce qui rend les choses encore plus graves, c’est que nous sommes en présence d’un monde qui célèbre ce mauvais accord, qui se précipite pour congratuler un régime qui a ouvertement juré notre destruction, et pour faire des affaires avec lui.


La semaine dernière, le général Saheli, le commandant de l’armée iranienne a asséné ceci: « Il n’y a pas de doute, nous annihilerons Israël… Nous sommes heureux d’être en première ligne pour exécuter l’ordre de notre Guide suprême de détruire Israël ». Quant au Guide suprême lui-même, il a publié son dernier ouvrage quelques jours après l’annonce de l’accord nucléaire. C’est une longue tirade de 400 pages qui détaille son plan de destruction de l’État d’Israël.

Le mois dernier, Khamenei a fait savoir clairement, une fois de plus, ses intentions génocidaires devant l’organisme suprême du clergé iranien, l’Assemblée des Experts. Parlant d’Israël, le foyer de plus de 6 millions de Juifs, il a pris l’engagement « qu’il n’y aurait plus d’Israël dans 25 ans ».

70 ans après le massacre de 6 millions de Juifs, le despote iranien promet de détruire mon pays, de massacrer mon peuple. Et la réponse de cette institution [l’ONU], la réponse de pratiquement tous les gouvernements représentés ici, a été absolument inexistante !

Silence complet… Silence assourdissant.
A ce moment, Netanyahou s’interrompt pendant 44 secondes


Peut-être que vous pouvez à présent comprendre pourquoi Israël ne s’est pas joint à vous pour fêter cet accord. Si les dirigeants de l’Iran tentaient de détruire votre pays, peut-être seriez-vous moins enthousiastes concernant cet accord. Si les sous-traitants terroristes de l’Iran se mettaient à tirer des milliers de roquettes contre vos cités peut-être seriez-vous plus mesurés dans l’expression de votre satisfaction. Et si cet accord devait déclencher une course aux armements nucléaires dans votre voisinage sans doute seriez-vous moins enclins à le fêter.


Mais ne croyez pas que l’Iran soit un danger seulement pour Israël. En plus de ses intrusions au Moyen-Orient et du terrorisme qu’il alimente dans le monde, l’Iran est en train de construire des missiles balistiques intercontinentaux dont le seul usage est le transport d’ogives nucléaires. Rappelons ceci à présent : l’Iran a déjà des missiles qui peuvent atteindre Israël. Ces missiles balistiques intercontinentaux que l’Iran est en train de construire ne sont donc pas pour nous, ils sont pour vous. Pour l’Europe. Pour l’Amérique. Pour provoquer des destructions de masse n’importe quand, n’importe où.

Mesdames et Messieurs, il n’est pas facile de s’opposer à quelque chose qui est soutenu par les plus grandes puissances du monde. Croyez-moi il est beaucoup plus facile de rester silencieux.

Mais au cours de son histoire, le peuple juif a appris le prix élevé du silence. Et comme Premier ministre de l’État juif, comme homme averti par l’Histoire, je refuse d’être silencieux. Je le répéterai : le temps où le peuple juif était passif face à ses ennemis génocidaires, ce temps est terminé.

Ne pas être passif, cela signifie dire à haute voix ce que l’on pense de ces dangers. Nous l’avons fait. Nous le faisons. Nous le ferons.

Ne pas être passif cela signifie aussi nous défendre nous-mêmes contre ces dangers. Nous l’avons fait. Nous le faisons. Nous le ferons.

Israël ne permettra pas à l’Iran de rejoindre le club des possesseurs de l’arme nucléaire, qu’il procède par le saut nucléaire, qu’il procède par le détournement furtif ou en avançant d’un pas ordinaire. Je sais que la politique officielle de la communauté internationale est toujours d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Mais personne ne doit mettre en question la détermination d’Israël de se défendre lui-même contre ceux qui recherchent sa destruction.


À toutes les générations, il y a des gens qui ont surgi, avec l’intention de détruire notre peuple. Dans l’Antiquité nous avons risqué la destruction par les empires antiques de Babylone et de Rome. Au Moyen Âge nous avons été confrontés à l’inquisition et aux expulsions. Et dans les Temps Modernes nous avons eu les pogroms et l’Holocauste.

Et pourtant le peuple juif a survécu.

Et voilà à présent qu’un nouveau régime a surgi, qui jure de détruire Israël.

Ce régime devrait avoir la sagesse de prendre ceci en considération : je suis ici aujourd’hui pour représenter Israël, un jeune pays de 67 ans, mais l’État-nation d’un peuple qui a près de 4.000 ans. Or les empires de Babylone et de Rome ne sont pas représentés dans cet aréopage des nations. Ni le Reich de mille ans. Ces empires apparemment invincibles ont disparu depuis longtemps mais Israël est vivant. Le peuple d’Israël est vivant.

עם ישראל חי (NdR am israel ‘haï – Israël est vivant)

La renaissance d’Israël est la preuve de l’esprit indomptable de mon peuple.


Pendant une centaine de générations, le peuple juif a rêvé de retourner sur la terre d’Israël. Même dans les heures les plus sombres, et nous en avons eu beaucoup, même dans nos heures les plus sombres nous n’avons jamais abandonné l’espoir de reconstruire notre capitale éternelle de Jérusalem. La création d’Israël a rendu ce rêve possible. Il nous a permis de vivre en tant que peuple libre dans notre patrie ancestrale. Il nous a permis d’accueillir des Juifs qui sont venus des quatre coins de la planète pour trouver un refuge face aux persécutions. Ils sont venus d’une Europe déchirée par la guerre, du Yémen, d’Irak, du Maroc, d’Éthiopie, de l’Union soviétique, et de 100 autres pays. Et aujourd’hui, au moment où une vague montante d’antisémitisme balaie à nouveau l’Europe et au-delà, de nombreux juifs viennent en Israël pour se joindre à nous dans la construction de l’avenir du judaïsme.


Voici le message que je lance de cette tribune aux dirigeants de l’Iran : votre plan pour détruire Israël échouera. Israël ne permettra à aucune force au monde de menacer son avenir.

Et voici mon message à tous les pays représentés dans cette enceinte : quelles que soient les résolutions que vous adopterez dans cet édifice, quelles que soient les décisions que vous prendrez dans vos capitales, Israël fera ce qu’il doit faire pour défendre son État et pour défendre son peuple.


Honorables délégués, au moment où l’exécution de cet accord avec l’Iran se poursuit, j’espère que vous le renforcerez … Comment puis-je illustrer cela? Avec un peu plus de rigueur que vous n’en avez montré avec les six résolutions du Conseil de sécurité que l’Iran a systématiquement violées et auxquelles on a de fait renoncé.

Faites en sorte que les inspecteurs inspectent effectivement. Faites en sorte que le rétablissement immédiat des sanctions soit effectivement immédiat. Et faites en sorte que les violations de l’Iran ne soient pas dissimulées sous un tapis persan.

En tout cas, je peux vous assurer d’une chose : Israël va surveiller… de près.


Ce que la communauté internationale doit faire est bien clair : d’abord obliger l’Iran à remplir toutes ses obligations nucléaires. Garder l’Iran sur le gril. Ensuite, surveiller de près les menées régionales de l’Iran. Soutenir et renforcer ceux qui combattent les agressions de l’Iran, à commencer par Israël. Troisièmement, utiliser des sanctions et tous les autres moyens disponibles pour détruire le réseau terroriste mondial de l’Iran.


Mesdames et Messieurs, Israël travaille en liaison étroite avec ses partenaires de paix arabe pour traiter les défis de sécurité communs posés par l’Iran et aussi les défis de sécurité posés par l’État Islamique et d’autres groupes. Nous travaillons aussi avec les autres États du Moyen-Orient, comme avec des pays d’Afrique d’Asie et au-delà. Il y a beaucoup de gens dans notre région qui ont compris que l’Iran et l’État Islamique sont nos ennemis communs et quand nos ennemis se combattent les uns les autres, n’en renforcez pas un, affaiblissez les deux.

Ces dangers communs ont clairement rapproché Israël de ses voisins arabes. Et en travaillant ensemble pour mettre en échec ces dangers, j’espère que nous bâtirons des partenariats durables, des partenariats durables de sécurité, pour la prospérité pour la paix.

Mais en Israël, nous n’oublions jamais une chose. N’oublions jamais le plus important partenaire qu’Israël ait jamais eu, et qu’il aura toujours, les États-Unis d’Amérique. L’alliance entre Israël et les États-Unis est inébranlable. Le président Obama et moi sommes d’accord sur la nécessité de désarmer les sous-traitants terroristes de l’Iran. Nous sommes d’accord sur la nécessité d’empêcher l’Iran de déstabiliser les pays du Moyen-Orient. Israël apprécie profondément la volonté du président Obama de renforcer notre sécurité, de l’aider à maintenir son avantage militaire qualitatif et à affronter l’énorme défi qui nous fait face. Israël est heureux que ce sentiment soit largement partagé par le peuple américain et ses représentants au Congrès, ceux qui soutiennent l’accord comme ceux qui s’y opposent.


Le président Obama et moi-même avons dit tout deux que nos différences sur l’accord nucléaire sont des désaccords au sein de la même famille. Mais nous n’avons aucun désaccord sur la nécessité de travailler ensemble pour assurer notre avenir commun. Et à quel point il peut être grand!

Avant tout Israël est prêt à s’emparer des promesses du XXIe siècle. Israël est un leader mondial dans les domaines de la science et de la technologie, dans le cyberespace, les logiciels, l’eau, l’agriculture, la médecine, les biotechnologies, et tant d’autres domaines qu’il a révolutionnés par son ingéniosité et son sens de l’innovation. Israël est la Nation de l’innovation.

Le savoir-faire Israélien est universel. Il est à l’intérieur des microprocesseurs et des mémoires flash de vos ordinateurs. Il est à l’intérieur de vos smartphones, quand vous envoyez des messages instantanés et vous conduisez vos voitures. Il est dans vos fermes quand vous irriguez vos cultures au goutte-à-goutte et quand vous conservez vos céréales et vos produits alimentaires. Il est dans vos universités quand vous étudiez les découvertes de nos lauréats du prix Nobel en chimie et en économie. Il est dans vos cabinets de médecine, quand vous utilisez des médicaments pour traiter la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques. Il est même dans votre assiette quand vous mangez de délicieuses tomates cerises. Israël a contribué à tout cela, au cas où vous ne le sauriez pas.

Nous sommes fiers en Israël des grandes avancées de notre pays en si peu de temps. Nous sommes si fiers que notre petit pays ait apporté au monde entier une contribution aussi énorme. Cependant les rêves de notre peuple, inscrits pour l’éternité par les grands prophètes de la Bible, ses rêves ne seront pleinement réalisés que quand il y aura la paix.


Au moment où le Moyen-Orient s’enfonce dans le chaos, les accords de paix d’Israël avec l’Égypte et la Jordanie sont les deux pierres angulaires de la stabilité. Israël confirme aussi son engagement à la recherche de la paix avec les Palestiniens. Les Israéliens connaissent le prix de la guerre. Je connais le prix de la guerre. J’ai failli perdre la vie au combat. J’ai perdu de nombreux amis. J’ai perdu mon frère bien-aimé Yoni.

Ceux qui connaissent le prix de la guerre apprécient le mieux les bienfaits de la paix, pour nous-mêmes, nos enfants, nos petits-enfants. Je suis prêt à reprendre immédiatement, immédiatement, des négociations de paix avec l’Autorité palestinienne sans aucune précondition. Malheureusement, le président Abbas a déclaré hier qu’il n’a pas l’intention d’accepter. Alors, j’espère qu’il changera d’avis. Parce que je reste partisan de la perspective de deux États pour deux peuples, où un État palestinien démilitarisé reconnaîtrait l’État juif.

Vous savez, le processus de paix a été entamé il y a deux décennies. Or malgré tous les efforts de six premiers ministres israéliens, Rabin, Pérès, Barak, Sharon, Olmert, et moi-même, les Palestiniens ont toujours refusé la fin du conflit et la réalisation d’une paix définitive avec Israël. Et malheureusement, nous avons encore entendu hier ce rejet émanant du président Abbas. Comment Israël peut-il faire la paix avec un partenaire palestinien qui refuse même de s’asseoir à la table de négociation ? Israël attend que l’Autorité palestinienne remplisse ses engagements. Les Palestiniens ne doivent pas s’écarter du chemin de la paix.


Président Abbas, je sais que ce n’est pas facile. Je sais que c’est difficile. Mais nous devons à nos peuples, d’essayer, d’essayer encore. Ensemble, négocions réellement et cessons de négocier la négociation. Asseyons-nous réellement autour d’une table et tentons de résoudre les problèmes qui nous divisent. Reconnaissons-nous mutuellement. N’utilisons pas l’État palestinien comme un tremplin pour établir une nouvelle dictature islamique au Moyen-Orient. Faisons-en quelque chose qui vivra en paix aux côtés de l’État juif. Si nous réussissons à faire réellement tout cela, ce sera un acquis remarquable pour nos peuples.

Les Nations unies peuvent aider au progrès de la paix en soutenant des négociations directes et inconditionnelles entre les deux parties. Les Nations unies n’aideront pas la paix, n’aideront certainement pas le progrès vers la paix en essayant d’imposer des solutions ou en encourageant le rejet palestinien. Et les Nations unies, honorables délégués, doivent faire une chose de plus. Les Nations unies doivent se débarrasser une fois pour toutes de leur dénigrement obsessionnel d’Israël.

Voici juste un exemple absurde de cette obsession : en quatre années de violence horrible en Syrie, plus de 250.000 personnes ont perdu la vie. C’est plus de 10 fois, plus de 10 fois, le nombre total d’Israéliens et de Palestiniens qui ont perdu la vie en un siècle de conflit. Or l’an dernier, cette assemblée a adopté 20 résolutions contre Israël et une seule résolution sur les massacres sauvages de Syrie. Parlez d’injustice. Parlez de disproportionnalité. Vingt. Comptez-les. Une contre la Syrie.

Bien, franchement je ne suis pas surpris. Pour emprunter une ligne à Yogi Berra, le grand joueur de base-ball décédé, philosophe à ses heures. Quand arrive la période annuelle de diffamation d’Israël à l’ONU, c’est du déjà vu chaque fois.

Assez !


31 ans après ma première apparition à cette tribune je suis encore en train de demander : quand les Nations Unies mettront-elles leur fanatisme anti-israélien à la porte ? Quand les Nations unies cesseront-elles de calomnier Israël en tant que menace pour la paix et commenceront-elles à aider réellement Israël à avancer vers la paix ? Et il faut poser la même question aux dirigeants palestiniens. Quand commencerez-vous à travailler avec Israël pour progresser vers la paix et la réconciliation, quand arrêterez-vous de diffamer Israël, et quand arrêterez-vous l’incitation à la haine et à la violence ?


Président Abbas, nous sommes au bon endroit pour commencer : cessez de répandre des mensonges sur les intentions alléguées à Israël à propos du Mont du Temple. Israël est pleinement engagé au maintien du statu quo là-bas. Ce que le président Abbas doit critiquer, ce sont les actions des militants islamistes qui introduisent en contrebande des explosifs dans la mosquée Al Aqsa et qui essaient d’empêcher les Juifs et les Chrétiens de visiter des lieux saints. Telle est la véritable menace sur ces lieux saints.

Un millier d’années avant la naissance du christianisme, plus de 1500 ans avant la naissance de l’islam, le roi David a fait de Jérusalem notre capitale, et le roi Salomon a construit le Temple sur le Mont. Or Israël, respectera toujours les Lieux saints de tout le monde. Dans une région empestée par la violence et par une intolérance inimaginable, où des fanatiques islamiques détruisent les trésors antiques de la civilisation, Israël se dresse comme un phare de lumière et de tolérance. Loin de mettre en danger les sites sacrés, c’est Israël qui assure leur sauvegarde. Parce qu’à la différence des pouvoirs qui ont gouverné Jérusalem dans le passé, Israël respecte les Lieux saints et la liberté de croyance de tout le monde, Juifs, Musulmans, Chrétiens, tout le monde.


Et cela, Mesdames et Messieurs, ne changera jamais. Parce qu’Israël demeurera toujours fidèle à ses valeurs. Ces valeurs sont exposées au vu de tous, tous les jours. Quand son parlement fougueux débat vigoureusement de toute question que l’on peut poser sous le soleil. Quand le premier juge d’Israël préside notre Cour Suprême farouchement indépendante. Quand notre communauté chrétienne continue de grandir et de prospérer année après année alors que ces communautés sont décimées partout ailleurs au Moyen-Orient. Quand un jeune et brillant étudiant, un musulman israélien, prononce le discours de fin d’année en tant que major de l’une de nos plus remarquables universités. Et quand des médecins et des infirmiers israéliens, médecins et infirmiers de l’armée israélienne, traitent des milliers de blessés des champs de bataille meurtriers de Syrie, et des milliers de victimes de catastrophes naturelles de Haïti au Népal.

C’est cela le véritable visage Israël. Ce sont les valeurs d’Israël.


Au Moyen-Orient, ces valeurs sont soumises aux assauts sauvages de militants islamistes qui ont forcé des millions de personnes terrorisées à fuir dans des terres lointaines. À 15 km de l’État Islamique, à quelques centaines de mètres des supplétifs meurtriers de l’Iran, Israël est sur la brèche, défendant fièrement et courageusement la liberté et le progrès. Israël est la ligne de front de la civilisation dans la bataille contre la barbarie.

Alors voilà une idée originale pour les Nations Unies : au lieu de poursuivre la routine honteuse des calomnies d’Israël, soutenez Israël. Soutenez Israël qui met le fanatisme à la porte. Soutenez Israël qui empêche le fanatisme d’atteindre votre porte.

Mesdames et Messieurs,
Soutenez Israël parce qu’il ne se contente pas de se défendre. Plus que jamais, Israël vous défend.


Première publication: Times of Israel Staff 1er octobre, 2015
Vidéo du discours