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Un résistant disparaît

21 septembre 2012
Pasteur Gérald Fruhinsholz

l’ICGM Michel Darmon à Brest

Le « général Darmon » (1) était cher à nos cœurs. Il nous a quittés le 19 septembre dernier. Nos routes se sont souvent croisées. Ancien Président de France-Israël (2), Michel Darmon était toujours disponible pour soutenir de sa belle présence en uniforme, des conférences pour la défense d’Israël.


Dans le monde chrétien, nous avons pu collaborer et démontrer la même défense d’une cause, celle de Sion, celle d’un Israël subissant l’opprobre des nations et les menaces d’un Islam terroriste.


Plus que jamais, notre monde a besoin d’hommes de cette trempe. Nous gardons du général Darmon l’image d’un homme droit, courtois, courageux et ne faisant aucun compromis.

 

Le pasteur Gérald Fruhinsholz et son épouse,
l’association Shalom Israël et ses amis chrétiens « amoureux de Sion », s’associent pour dire leur tristesse quant à la disparition d’un tel homme de valeur.

Nous présentons à sa famille nos sincères condoléances,
et notre chaleureuse amitié à France-Israël.



(1) Michel Darmon était Ingénieur général du Génie Maritime (ICGM). En tant que fils de marin, j’avais de l’affection pour Michel Darmon.

(2) Avant d’être « France-Israël » en 1948 à la naissance de l’État d’Israël, l’association se nommait « France-Palestine », qui fut fondée en 1926 par le Président du Conseil Joseph Paul-Boncourt et le Ministre Justin Godart, sous le haut patronage du Président de la République de l’époque, Monsieur Gaston Doumergue. 24 personnalités composaient le Bureau, dont Marius Moutet, Édouard Herriot, Paul Painlevé, Jules Cambon, Aristide Briand, Raymond Poincaré, Louis Barthou, Paul Langevin, Maurice Ravel…  Aujourd’hui, Maître Gilles William Goldnadel assure la présidence de France-Israël.



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AMIT, une école à vivre

28 août 2012
Pasteur Gérald Fruhinsholz

Nous avons eu le privilège de visiter, avec Judith Schwed-Lion, la jeune et talentueuse (francophone) sous-directrice générale d’AMIT, accompagnés d’amis d’Israël et de France, le « village d’enfants AMIT » à Petah Tiqva, à 10 km de Tel-Aviv. Petah Tiqva (porte d’espérance) était la première colonie agricole en Palestine ottomane, fondée en 1878 par les pionniers juifs.

Alors que rien n’existait dans la région avant la création d’Israël, le village AMIT à Petah Tiqva représente une véritable oasis au milieu d’une grande zone urbaine, et d’une certaine manière une vraie « porte d’espérance » pour de nombreux jeunes n’ayant plus d’espoir, issus de familles brisées ou d’enfance difficile, et ayant une grande difficulté d’intégration.


AMIT, une œuvre d’éducation et d’intégration

AMIT est l’exemple de projet d’intégration conçu par des initiatives privées, comme il en existe beaucoup en Israël. C’est en 1925, qu’une femme de foi juive polonaise/américaine Bessie Gotsfeld devenue « Batya » pour tous, a eu l’idée de commencer une oeuvre pour des enfants défavorisés ou en échec scolaire en Israël. Aujourd’hui, cette oeuvre représente plus de 100 établissements scolaires et/ou éducatifs dans le pays, totalisant 27 000 élèves. Parmi eux, de nouveaux immigrants d’Ethiopie, d’Argentine, de France et d’ex-URSS. Des classes spécialisées pour des enfants autistes, une école pour adolescents avec handicap mental, des écoles primaires, des lycées techniques, des lycées pour élèves de très haut niveau, des homes d’enfants, des villages pour délinquants… tous les enfants d’Israël sont les bienvenus chez AMIT. AMIT permet ainsi aux jeunes Israéliens animés des valeurs juives d’idéal sioniste, de réaliser leur potentiel en renforçant la société israélienne par l’éducation avec une attention toute particulière donnée aux enfants d’origines et de cultures diverses, dans un cadre académique d’excellence.


Réapprendre la famille

Aurélia et Judith

Aurélia (francophone) et son mari sont un couple israélien avec deux enfants ; ils ont décidé de devenir des parents de substitution pour quelques années, au sein d’AMIT ; avec leurs enfants, ce jeune couple a accepté de s’occuper d’une maisonnée… de 19 adolescentes ! C’est le concept du Village : permettre à des jeunes en difficulté de retrouver le sens de la famille, de la discipline, du service, du dialogue, et même de la foi, tout en étudiant avec des professeurs prêts à donner des leçons particulières. Il existe dans ce Village, douze maisonnées – quatre pour des jeunes filles, huit pour les garçons.

Le village offre l’environnement idéal permettant à ces jeunes de s’épanouir : dans un cadre familial, avec des activités extra-scolaires – guitare, danse, sport, poterie, cinéma, etc… – le village offre un enseignement scolaire et professionnel donnant aux jeunes les meilleures chances de redémarrage dans la vie, et une parfaite intégration sociale. Il va sans dire que chacun et chacune apporte sa contribution au pays, en faisant le service militaire à Tsahal.

Au village AMIT, où la discipline est requise, il est même permis d’être juge, tout en sachant que l’on peut également être jugé pour ses propres fautes ; c’est le « tribunal » du Village qui gère ces problèmes, un tribunal dont tous les jeunes sont acteurs, avec sérieux.


« Mon village, c’est ma maison »

Au temps où l’Occident démolit le concept familial pour contenter la « mode » d’une parenté homosexuelle, dans une société où la charia’islamique est en train de remplacer la civilisation judéo-chrétienne, Israël va à contre-courant par des « réseaux éducatifs d’excellence » comme AMIT. Le modèle biblique demeure le vrai modèle pour toute société équilibrée et épanouissante. Avec AMIT, des enfants désorientés se restructurent au travers du modèle de la famille au sein de la communauté, et retrouvent équilibre et foi.


En fin de compte, la vision d’AMIT est de redonner à chaque enfant l’estime de soi, de lui montrer qu’il est important, qu’il a sa place dans ce monde, et qu’il est aimé.

Ainsi apprendra-t-il également :

– A vivre en famille et en communauté,

– A servir, en étant bénévole auprès d’organisations caritatives et/ou auprès d’handicapés,

– A s’auto-discipliner, et à être fier de sa citoyenneté israélienne,

– A se former utilement pour contribuer au bien-être de la société,

– Finalement, à croire et espérer en un avenir meilleur pour l’humanité, où D.ieu a une place certaine.


Pour plus d’information, et si vous souhaitez aider et soutenir financièrement le réseau AMIT, allez sur leur site : http ://amitchildren.org/.

Vous pouvez également joindre Nico SPRECHER (054 435 4887) et Clément BOUHNIK (050 343 6012), qui sont volontaires (francophones) à AMIT.



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Pour moi, le protestantisme, c’est eux …


Il semble qu’il y ait toujours un bateau français en course…, désireux coûte que coûte de rejoindre Gaza. Quel héroïsme ! Pas de chance, le Hamas lui-même vient de déclarer que Gaza ne traversait pas de crise humanitaire. Il dit avoir encore les moyens de payer les 20 millions de dollars/mois nécessaires pour ses 35.000 fonctionnaires (militaires et civils).

Revenons à nos dignitaires religieux, protestants et catholiques, qui se sont fourvoyés dans cette galère. Nous n’avons pour l’instant reçu aucune réponse des pasteurs de la Fédération protestante de France, mais voici ci-dessous la réaction d’un ami israélien de Jérusalem, publiée avec son accord.

Nous sommes le 17 Tamuz qui commémore la brèche faite dans les murailles de Jérusalem, précédant la destruction du second Temple. Cela paraît symbolique à propos de ces actions soi-disant humanitaires, qui sont en fait des tentatives de blesser Israël, et faire des « brèches » dans les murailles de Jérusalem. Cela n’est pas digne de la part de croyants bibliques.

Note : Au dernières nouvelles, après un refus de coopération, le bateau a été arraisonné par la Marine israélienne, et dirigé sur Ashdod.


Gérald & Sophie Fruhinsholz
19 juillet 2011



Cher Pasteur Fruhinsholz

Je viens de lire votre article remarquable sur les événements récents, et plus particulièrement sur les prises de position de certaines personnalités majeures de la Fédération Protestante de France. Comme vous, je suis profondément choqué; je me sens agressé, bafoué par un être aimé depuis l’enfance. Cet être aimé, c’est le Protestantisme. Je lui dois la vie et vais vous dire pourquoi.


 Pendant la guerre, mes parents et moi, Polonais d’origine, avons fui l’avancée nazie, passant de la zone occupée à la zone libre, pour aboutir après des péripéties trop longues à raconter ici, dans la ville de Carcassonne, où une veuve protestante, nous a cachés à la barbe de l’armée allemande. Ne pouvant me garder enfermé dans une pièce, sur un toit, mes parents ont cherché à me cacher dans une famille d’un village nommé Saint-Antonin-Noble-Val, où je l’appris plus tard, de nombreux Juifs avaient trouvé refuge. Pour ma part, des amis de mes parents, cachés à Montauban, trouvèrent un couple sans enfants qui acceptèrent immédiatement de me prendre chez eux comme « neveu ». Ce couple était des Protestants pratiquants. Le premier soir où je dormis sous leur toit, « Tantine », comme j’allais l’appeler jusqu’à la fin de ses jours, s’assit au bord de mon lit, avec un livre dans la main. Elle me dit d’une voix douce : « Mon petit Jacky, tu dois savoir que tu es juif, et tu dois en être fier ; nous aimons les Juifs car Jésus était juif. Nous aimons ce livre, La Bible et tous les soirs je te lirai un passage de ton Histoire ». Je n’avais que cinq ou six ans, mais je n’ai jamais oublié cet épisode. Ainsi fut fait.

Je passai un an et demi chez eux, à la barbe des soldats de la division Das Reich. Tout le monde savait Qu’Alice et Armand Fraysse, cachaient chez eux un petit juif et tous leurs conseillaient de le renvoyer chez ses parents, car ils risquaient leur vie. Ils refusèrent avec véhémence et malgré les énormes risques, continuèrent à me couver comme leur enfant, m’emmenant tous les dimanches à l’office du Temple qui faisait face à leur petite maison. Et c’est ainsi que j’eus la vie sauve. Comment pourrais-je oublier leur héroïsme, leur amour du prochain, puisé dans la Bible ? Pour moi, le Protestantisme c’est eux. Je leur en ai une reconnaissance sans limites, pour eux et pour ce qu’ils représentent.


 Aussi, lorsque j’apprends par différents médias, que certains dirigeants du Protestantisme français, que j’ai toujours vénéré, ont pris le parti du Hamas et de leurs affiliés, lesquels ont un mépris génétique pour les Chrétiens et une haine mortifère pour les Juifs, je ne peux m’empêcher d’avoir un haut-le-cœur. Je me sens meurtri, trahi.


Non Messieurs, par cet acte, je ne peux plus voir en vous, les héritiers des vrais protestants qu’étaient Tonton et Tantine Fraysse, « Justes parmi les Nations ». Par vos prises de position, vous acceptez, vous endossez les buts ultimes de nos ennemis : nous jeter à la mer; nous faire disparaitre de notre Terre où nous sommes revenus par la force de notre espoir messianique bimillénaire.


Je ne désespère pas, quand je vous lis, Pasteur et Madame Fruhinsholz. Je ne désespère pas quand je rencontre des êtres merveilleux comme le Pasteur Munch et son épouse. Je ne désespère pas quand je parle avec le Pasteur et Madame Chaix de Sarcelles, qui ont tant fait pour notre pays.

 Je ne peux qu’émettre un vœu ce soir. Que votre lettre fasse prendre conscience à certains pasteurs « déviants », de la justesse de votre analyse et de votre foi inébranlable dans la pérennité d’Israël et du peuple juif, Amen !

 

                                                                                                        Dr. Jacques Bronstein
Ophtalmologiste à Jérusalem
drjbron@gmail.com




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1000 roses pour l’Ambassade d’Israël

Suzanne Fauvel
10 mai 2011

A l’occasion de Yom ha’atsma’out 5771 – le 63ème anniversaire de l’Etat d’ Israël

Alors, dans le cœur de l’une de ces amoureuses de Sion chrétienne,  jaillit un cri qui monta vers Dieu :

‘’Seigneur Dieu Tout Puissant, même si je ne puis faire grand-chose, même si plus que jamais je me sens impuissante devant ces dangers imminents et ces menaces si violentes et déterminées à l’ égard de ton Peuple bien aimé d’Israël , montre moi comment nous démarquer, comment faire un geste fort, un geste d’amour et de respect pour Ton Peuple que nous aimons tant ! En quelque sorte un genre de contre manif mais dans la discrétion et la douceur…’’

 En France, des hommes et des femmes prient, jeûnent pour Israël, pour des réconciliations entre Palestiniens et Israéliens, pour la paix de Jérusalem etc… Contre vents et marées, ils soupirent, certains supplient Dieu en pleurant et continuent d’espérer qu’Eretz Israël aille vers le jour où sa  terre ne sera plus contestée comme la Bible le dit.

Trois semaines passent –  rien –  pas de réponse…

Durant la nuit, je réfléchis et je médite sur le moment de témoignage que je dois donner durant le culte du dimanche quand tout à coup une image forte, claire mais très fugace surgit :

  • Des baquets de roses en partance pour l’Ambassade d’ Israël de Paris !…
  • Génial ! Mais comment cela pourrait il se mettre en place ? … Mystère !…


Pendant le culte durant mon témoignage, je ne pus résister à la tentation de saisir une des magnifiques roses afin de témoigner de la possibilité d’utiliser ce genre de fleur si précieuse et si symbolique pour exprimer notre respect et notre amour au Peuple Juif et Israël, mais je n’en ai pas dit plus. Une arme, celle par excellence de l’amour face à toutes ces haines viscérales, cela m’irait très bien surtout que d’autres témoignages liés à des roses et des fleurs faisaient déjà parti de notre cheminement avec le Peuple Juif.

Durant le sympathique apéro qui suivi le culte, je fis connaissance de l’un des fidèles.

‘’Que faites vous de beau dans la vie ? ‘’, demandais-je poliment.
‘’Je suis grossiste en roses !’’

Stupéfaction… un grossiste en roses, de plus chrétien et ami d’Israël, quel choc !… La perle rare était bel et bien là devant moi avant même que je ne me mette en recherche pour la trouver !

Quelle merveille, seule réalisable par notre Père Céleste qui Lui est Maître parfait et incontestable des circonstances et des œuvres créées par Lui et Lui seul à l’avance. Comment se taire encore ?  C’est là que je suis sortie de ma réserve, lui expliquant cette image reçu en pleine nuit, juste quelques heures avant.

‘’Pouvez vous m’accompagner pour un projet qui consisterait à offrir des roses à l’Ambassade d’ Israël ? ’’
‘’Bien entendu, très volontiers !…’’

 C’est ainsi que fut donné le coup d’envoi de ce magnifique défi. Le premier  objectif semblait être une bonne centaine de roses. Certes déjà un joli bouquet mais ce n’est pas connaitre tout l’amour de Dieu pour Son Peuple chéri ! Quand Lui-même commence à toucher les hommes et les femmes ouverts et disponibles, là les choses bougent !


Les débuts furent un peu hésitants jusqu’à ce qu’une femme de Dieu soit convaincue elle aussi de la valeur de ce geste. Elle essaima le projet avec une facilité déconcertante, d’autres y mirent tout leur cœur ainsi que quelques hommes qui vinrent à notre rescousse… Des réseaux amis s’activèrent  en Alsace, dans le midi, le Sud-Ouest et en juste quelques semaines le précieux bouquet grandit jusqu’à devenir mille roses et plus venant de tous les coins de France! Des sœurs allemandes et mon mari avaient la foi pour mille roses, mais je n’osais y croire bien que j’en rêvais aussi, c’est certain !


Dès le début de cette période il était nécessaire d’avertir les services concernés de l’Ambassade d’Israël de Paris, sécurité oblige… Notre contact à l’Ambassade était d’accord que cela reste une surprise mais au fur et à mesure que ce bouquet grandissait les choses devenaient plus complexes… Le jour de la remise devint déterminant, comment faire ? Comment procéder ? Quelles couleurs de roses choisir ? Quel bonheur que de faire face à des problèmes de ce genre !

 En balayant du regard le calendrier je constatais que le 10 mai était la date du 63ème anniversaire de l’Indépendance de  l’Etat d’Israël – Yom Haatzmaout. En Israël bien entendu, cet événement se fête toujours avec une grande intensité, mais toutes les ambassades d’Israël tout autour du monde se font également un point d’honneur pour marquer cet événement reconnu officiellement d’ailleurs par l’Organisation des Nations Unies, faut-il encore le rappeler à nouveau ?

Choisir le jour de Yom Haatzmaout pour la remise de notre super bouquet de roses semblait vraiment intéressant, à propos mais cela nécessitait une confirmation claire et nette ainsi que l’accord des services concernés de l’Ambassade d’Israël. Avant d’avoir eu le temps de considérer toutes ces données, un simple coup de fil d’une amie très engagée pour Israël régla notre hésitation qui fondit comme neige au soleil.



 Le thème, cette année pour Yom Hatzmaout était : ‘’Veiller sur son prochain – l’année du souci de l’autre !‘’

Puisse ce thème nous inspirer nous, non juifs également tout au long de cette année  afin d’être de dignes héritiers des patriarches, des prophètes et de Jésus dont nous nous réclamons !


Suzanne Fauvel
Yom ha’atsma’out 5771




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