Gaza et le dieu des mouches

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 22 août 2018
 

En 2 Rois 1, le roi d’Israël en Samarie A’hazia « tomba d’une fenêtre de sa chambre haute » et voulut consulter Baal-Zebub, roi d’Ekron. Cette nouvelle mit en colère le prophète Elie (Eliyahou) : « N’y a-t-il pas de Dieu en Israël que tu ailles consulter Baal zvouv, ce dieu des mouches ? ». Par la suite, le Seigneur prononça par son prophète sa sentence de mort : « Tu ne quitteras pas ton lit, et tu mourras ! ».

Dans le NT, Jésus fut accusé de chasser les démons par Beelzebul : « Cet homme ne chasse les démons que par Béelzebul, prince des démons » – Mat 12 :24.

(image droite) « Baal-Zebub et ses acolytes tirant des flèches » de John Bunyan dans ‘’le Voyage du Pèlerin’’ (1678).

Baal-Zebub ou Béelzébul est un nom dérivé d'un dieu philistin, autrefois vénéré à Ekron. Le nom Baal-Zebub est associé au dieu cananéen Baal. Dans les sources théologiques, Baal-Zebub est parfois un autre nom du diable, Satan (l'Adversaire). Il est connu comme l'un des sept princes de l'enfer ; Baal-Zebub et connu comme un être capable de voler, connu sous le nom de ‘’Seigneur des Mouches’’ (zvouv, la mouche en hébreu). Zebul provient aussi de zevel – poubelle en hébreu, et Baal-Zebub peut se traduire comme ‘’Seigneur des ordures’’. Baal-Zebub promet la guérison, et Ekron était célèbre pour sa sorcellerie – sacrifices humains, d’enfants (le Hamas utilise les enfants pour creuser dans les tunnels comme des esclaves et beaucoup d’entre eux meurent), drogues, magie sexuelle, etc.

 

Gaza, la forteresse des Philistins

Les Philistins sont sortis des Caslu’him, qui étaient eux-mêmes des descendants de ‘Ham/Cham (Gen. 10 : 6-14). Leur territoire comme celui des Cananéens devait être l’Egypte, mais leurs descendants sont venus habiter dans la partie côtière fertile du sud-ouest de Canaan. Ils y possédaient cinq villes : Ashdod, Gaza, Ashkelon, Gath et Ekron. En Genèse (21 :32), il est question du « pays des Philistins ».

Josué, Samuel, David, Salomon ont combattu les Philistins ; de même, les Juges comme Shamgar qui tua 600 Philistins avec un simple aiguillon de bœuf, et Samson qui fit s’écrouler leur palais sur une grande partie des princes des Philistins à Gaza. En 1 Sam 5-6, on voit que les Philistins avaient capturés l’Arche de l’Alliance, et l’avaient amenée dans la maison du dieu Dagon, qui tomba face contre terre ! Par la suite, Dieu frappa les Philistins de « terreur mortelle », de tumeurs et d’hémorroïdes.

Les Philistins furent souvent battus par Israël mais jamais vaincus, et ils furent une épine douloureuse pour Israël tout au long de leur histoire.

Les Philistins demeurent aujourd’hui un ennemi féroce au travers des Palestiniens dont l'esprit derrière serait Baal-Zebub, le dieu des mouches ou dieu des ordures, et il n’est pas étonnant que Gaza soit la forteresse de ces nouveaux Philistins sous l’égide du dieu monstrueux d’Ekron.

 

L’interminable conflit israélo-palestinien

Comment le Hamas, qui tire des roquettes qui ne font (grâce à Dieu et au Dôme de fer) pas ou peu de victimes directes, envoie des cerfs-volants incendiaires, met le feu aux environs, lance des pierres et des cocktails molotovs… comment une telle « pauvre » armée peut-elle résister à la puissante armée d'Israël ?… N'y a-t-il pas une raison plus profonde, une force diabolique qui empêche finalement Israël de résoudre ce problème définitivement ?

Israël semble en fait avoir les mains liées, tombant sans cesse dans un cercle vicieux :

  • Israël ne peut pas se charger de la population si nombreuse de Gaza. Les gouvernements égyptiens ont jusque-là toujours refusé d'intégrer Gaza. Et Israël continue à fournir l'électricité, les vivres, faisant transiter des milliers de camions par le « point de passage d'Erez », sous peine de non-assistance à personnes en danger.
  • Par ces arrivages et malgré les contrôles israéliens, bien des choses passent, et le Hamas se réalimente à nouveau – le ciment pour les tunnels, les cerfs-volants, les roquettes…
  • L'Europe et les nations continuent à soutenir par millions de dollars les Palestiniens vivant de cette manne occidentale (l'Occident se déculpabilise de son passé colonialiste et en profite pour contrer Israël), et donc le problème ne peut que perdurer. Bien sûr il y a également le soutien musulman de l'Iran, la Turquie, et des nations arabes, qui aident le Hamas à pouvoir résister.
  • Et pour finir, le Hamas persiste à vouloir la destruction d'Israël et du peuple juif, et donc refuse toute négociation.

 

Alors quelle peut être la solution ?… Croyons que c’est avant tout une vraie bataille spirituelle, et c’est une épine certaine dans la cuirasse d’Israël, qui doit crier à Dieu.

Dans la parasha de cette semaine, Dieu demande à Israël « d’effacer la mémoire d’Amalek de dessous les cieux » (Deut 25 :19). Et déjà avec Moïse, Dieu avait précisé « qu’il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de génération en génération » (Ex 17 :16).

En soutenant le Hamas et le Fatah, l’Occident se rend complice d’Amalek ou Baal-Zebub, ennemis mortels d’Israël.

En ne disant rien, l’Eglise se rend également complice… Sans Israël, sans la racine de l’Olivier franc, l’Eglise n’a aucune existence. C’est le temps pour les chrétiens de prendre position, et de soutenir les mains de Moïse/Israël.

 

A chacun d’entre nous d’entrer dans ce combat, avec Israël. Prions pour combattre cet ennemi qui veut depuis toujours détruire Israël, et empêcher la venue du Messie – le Ps 83 nous y aide :

« O Dieu, ne reste pas dans le silence ! Ne te tais pas, et ne te repose pas, ô Dieu !
Car voici, tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël !…
Ils se concertent tous d'un même coeur, ils font une alliance contre toi ; Les tentes d'Edom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr
(= Daesh, le Hamas, le Fatah, le Hezbollah) ; l'Assyrie (la Syrie, l’Iran) aussi se joint à eux, elle prête son bras aux enfants de Lot »
 
 
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Jour anniversaire…

pasteur Gérald Fruhinshol,
le 17 août 2018
 

Il y a 13 ans, le 17 août 2005, nous arrivions en Israël, montant la route vers Jérusalem où se levait le soleil ; quand nous avions quitté Paris, le soleil se couchait. Tout un symbole. Curieusement à la douane, les gens nous regardaient, souriant – Sophie était habillée tout en orange. Nous avons alors appris que la couleur orange était celle des partisans du Goush Katif, en faveur des pionniers juifs qui avaient fait de la Bande de sable de Gaza, un vrai verger! 

Il n'y a pas de hasard en Israël. 

Ce 17 août 2005 était le jour où des milliers de familles juives ont été expulsées par la force, par l'armée israélienne – un jour terrible qui a laissé de graves blessures dans les coeurs, des blessures non encore guéries aujourd'hui. Pressé par les nations, le Premier Ministre de l'époque Ariel Sharon, défenseur des implantations, avait décidé ce retrait unilatéral des 21 villages établis sur cette Bande côtière, affirmant "que ce plan permettrait d'améliorer la sécurité d'Israël et de respecter les lois internationales, en l'absence de négociations politiques pour mettre fin au conflit israélo-palestinien".

Ce "jour de désengagement" était le 12 Av 5765, autant dire pas loin du 9 Av, "jour de catastrophe" en Israël, en triste souvenir de la double destruction du Temple. Cette expulsion est une pierre noire dans l'histoire moderne d'Israël – cela a été dévastateur pour le pays, qui était loin d'être d'accord :

– Le 9 juin, un sondage réalisé par une chaîne de télévision montre que ce plan n'est soutenu que par la moitié de la population.
– Le 7 août, Benjamin Netanyahu remet sa démission afin de dénoncer un plan qu'il juge « aveugle dans le temps ».

– Le 10 août, à l'appel de chefs religieux environ 2 500 personnes se réunissent au Kotel.

– Le 11 août, 3 000 personnes se réunissent à Tel-Aviv sur la place Rabin pour protester contre le plan de désengagement. (wikipedia)
 

Y a-t-il quelque chose de positif dans ce retrait unilatéral du Goush Katif ?… Aucun, si ce n'est que c'est "une leçon" pour fermer la porte à tout autre retrait. Au contraire de la volonté du gouvernement désirant montrer son désir de paix, la réponse a été le terrorisme installé à Gaza. La paix ne viendra pas en cédant la terre, et l'on voit combien Gaza est un lieu maudit ; une population arabe est tenue en otage par les terroristes du Hamas.

Depuis des mois maintenant, les Palestiniens de Gaza tiennent tête à Tsahal ; avec leurs cerf-volants diaboliques et leur bombes incendiaires, 1 400 feux ont été allumés autour des villages israéliens, plus de 7 500 hectares de champs et bois ont été dévastés… sans que l'Occident ne réagisse ou proteste contre ce terrorisme pervers. 


Alors oui à la Loi "Etat-nation" !

Lorsque l'on voit cette hostilité des nations à l'encontre d'Israël, celle des Musulmans et même des députés arabes israéliens à la Knesset, on ne peut qu'applaudir cette Loi qui déclare, comme l'ont voulu David Ben Gourion et Théodore Herzl ou encore le rav Kook, un Etat sioniste juif. 

Emmanuel Navon, politologue israélien francophone, a écrit un texte dont voici des extraits :

« La loi comporte onze articles. Elle définit Israël comme l'État-nation du peuple juif et codifie l'hymne national, le drapeau, la langue officielle, les fêtes nationales et le lien entre Israël et la Diaspora. Mis à part la question de la Diaspora, la nouvelle loi ne diffère en rien des Constitutions de la plupart des pays européens… 

… La loi Israël "État-nation" ne discrimine pas les Druzes ou autres minorités. Ayoub Kara, le ministre israélien de la Communication, est druze. Il a voté en faveur de la loi parce que, a-t-il expliqué, "si l'État juif n'existait pas, nous autres, Druzes, serions massacrés comme en Syrie. C'est grâce aux Juifs que nous sommes libres".

… cette loi était-elle nécessaire ? Oui, elle l'était pour contrecarrer l'activisme judiciaire. Ces deux dernières décennies, la Cour suprême d'Israël a étendu ses pouvoirs en s'attribuant le droit d'abroger a posteriori des lois qui contredisent à ses yeux les lois fondamentales ; en annulant le principe de locus standi ; et en décrétant que tous les pourvois en cassation sont recevables (même pour des questions non juridiques). C'est ainsi que des ONG (souvent financées par les gouvernements européens) ont transposé leur activisme politique au terrain juridique en faisant bloquer des décisions gouvernementales et en faisant abroger des lois » …

… Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes fut reconnu comme universel par la Société des nations après la Première Guerre mondiale. Ce droit s'applique au peuple juif. Ceux qui remettent en cause aujourd'hui la légitimité de l'État-nation se doivent d'appliquer leur logique à tous les États-nations, et pas seulement à l'État-nation des Juifs. Et ceux qui veulent remettre en cause le droit des Juifs à disposer d'eux-mêmes ne peuvent désormais plus le faire par voie juridique » (voir le texte entier sur "Reseau actu")

 

Alors que l'Europe est en train de perdre son identité (une Europe nourrie de civilisation judéo-chrétienne), sous l'instigation du milliardaire Georges Soros, ami de Obama et de Hillary Clinton, ayant pour but de déstabiliser l'Europe et abolir les frontières, il est bon de voir qu'Israël demeure ferme dans son identité, en étant un refuge contre l'islam qui gangrène l'Occident. En tant que chrétiens, nous ne pouvons que féliciter Binyamin Netanyahou et son équipe pour cette Loi, et prier pour leur protection.

Les prophéties s'accomplissent en faveur d'Israël, et en faveur du monde au travers d'Israël (voir l'accomplissement de trois d'entre elles – infochretienne.com), et nous entrevoyons la fin des temps. Il est temps de savoir dans quel camp l'on se trouve.

"Pour l'amour de Sion, je ne me tairai point, pour l'amour de Jérusalem, je ne prendrai point de repos jusqu'à ce que son salut paraisse, et sa délivrance comme un flambeau qui s'allume.

Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire !" – Esaïe 62

 

 

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Binyamin Netanyahou à Paris

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 20 juin 2018
 

Début juin, le Président Emmanuel Macron recevait le Premier ministre d'Israël Binyamin Netanyahu à Paris. 
Même si cela n'empêche pas des Résolutions insensées d'être votées contre Israël, notamment de la part de la France, il importe de noter le travail remarquable fait par le Chef de l'Etat hébreu. "Bibi" ainsi surnommé en Israël, représente fièrement son pays, et il est sans doute le seul à mentionner le Dieu biblique à l'origine de tout !

Le temps du positionnement

Nous sommes dans le temps où les nations se positionnent "pour ou contre" Israël ! Les Etats-Unis, sous la férule du président Trump et de sa courageuses ambassadrice Nikki Haley savent aujourd'hui se démarquer de ces organisations hypocrites qui ne cessent de fustiger Israël, seul pays démocratique au Moyen-Orient, prenant même la défense d'une organisation terroriste. 

Autre positionnement, des nations déménagent leur ambassade à Jérusalem, reconnaissant ainsi la capitale d'Israël.

Jérusalem est l'ultime enjeu, étant la ville du Fils de David, le Messie qui vient bientôt ; Jérusalem ne peut être partagée avec un peuple qui méprise le Dieu de Jacob. Et comme Pharaon, Dieu endurcira le coeur des responsables palestiniens, qui ont jusque-là refusé toute proposition. 

  • Il y a 4000 ans, Abraham fit une alliance avec le roi de Salem-Jérusalem. 
  • Il y a 3500 ans, Moïse reçut cette parole : "(Enfants d'Israël), rechercherez-Le à Sa demeure, au lieu que l'Eternel, votre Dieu, choisira pour y placer Son nom" (Deut 12:5). 
  • Il y a 3000 ans, David fit de Jérusalem sa capitale, et acheta même, du roi Jébusien, le lieu du Mont du Temple (2Sam 24 et 1Chron 21). 
  • Il y a 100 ans, le 9 déc 1917 (le jour de Hanoukah) le général Allenby expulsa les Ottomans, les Musulmans turcs qui occupaient Israël depuis 400 ans. 50 ans après, le 7 juin 1967, les paras israéliens expulsaient les Jordaniens qui occupaient illégalement la partie-est de Jérusalem. 50 ans après, le 6 déc 2017, la plus grande des nations dans le monde – les Etats-Unis, décidaient de faire de Jérusalem la capitale d'Israël. A ce jour, trois pays ont fait ce choix. 

La Bible est là pour nous confirmer que cette ville appartient à Israël depuis toujours, afin d'y accueillir le Messie qui vient : "Oui, l'Eternel a choisi Sion, Il l'a désirée pour sa demeure, c'est mon lieu de repos à jamais … Là J'élèverai la puissance de David (le Messie, de la lignée de David), Je préparerai une lampe à mon Oint-Messie, Je revêtirai de honte ses ennemis, et sur Lui brillera sa couronne" – Ps 132:13-18.

 


Binyamin Netanyahu à Paris

 

Voici un extrait des propos tenus par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Paris :

"Nous célébrons ce soir les 70 ans de l'indépendance israélienne et les 70 ans d'amitié entre la France et Israël. Nous avons beaucoup à célébrer. Plusieurs grands moments ont été décisifs pour l'avenir de nos peuples – et l'un d'entre eux a eu lieu ici. Cela s'est passé il y a 100 ans, presque 120 ans, quand Emile Zola a écrit son "J'accuse". Il a attaqué l'antisémitisme et a ouvert la voie au sionisme, car un jeune journaliste, Theodor Herzl, a entendu ses mots, et en a compris le sens. Il a alors écrit un ouvrage précurseur qui a changé l'histoire du peuple juif : "L'Etat Juif". "L'Etat Juif" est l'un des plus importants ouvrages du sionisme, axé sur la renaissance du peuple juif.

Le second texte fondamental sera le "J'accuse" d'Emile Zola, dans la mesure où il clarifie en termes moraux ce en quoi les attaques contre les Juifs étaient injustes, et comme Herzl l'a dit, en quoi la création d'un Etat juif était une nécessité.

Nous célébrons donc aujourd'hui les 70 ans de la création d'Israël, de l'ingéniosité d'Israël et les 70 ans d'une amitié profonde entre nos deux nations. J'ai mentionné l'antisémitisme, qui n'incarne que l'un des aspects d'une relation différente fondée sur des valeurs communes. Pourquoi nos nations sont-elles de si grands alliés ? La réponse pourrait être résumée en trois mots – des mots qui vous sont familiers à tous : Liberté, égalité, fraternité !

D'abord, « liberté ». Pour Israël, cette vision, qui nous a toujours guidés, incarne l'espoir qui nous as inspiré, et qui a toujours été chanté dans notre hymne national : celui « d'être un peuple libre, un peuple libéré au sein de notre patrie. להיות עם חופשי בארצנו (être un peuple libre dans notre pays) ». Afin d'établir Israël il y a 70 ans et de protéger Israël, tous les jours depuis, nous avons dû nous battre contre des forces tyranniques et terroristes qui méprisent la liberté. Comme la France, Israël croit en la liberté. Comme la France, Israël chérit la liberté.

Comme la France, Israël est une démocratie fière – fière de son bilan en matière de préservation de la liberté au cœur du Moyen-Orient. C'est un accomplissement particulièrement remarquable car en 70 ans il n'y a pas eu un seul moment, pas une seule seconde même, durant laquelle la démocratie israélienne a été remise en question. Nous sommes et resterons en faveur de la liberté.

 

Nous sommes également en faveur de « l'égalité ». Comme la France, Israël valorise l'égalité. Notre peuple a donné au monde la déclaration d'égalité la plus puissante – celle écrite dans la Bible, selon laquelle tous les Hommes sont créés à l'image de Dieu, et c'est cette vision fondamentale d'égalité qui guide notre nation aujourd'hui. C'est pourquoi Israël abrite des juges de la Cour Suprême arabes, des diplomates chrétiens, des officiers de police arabes, des ministres druzes – un ministre druze de mon Cabinet est actuellement avec nous ce soir, M. Ayoub Kara. Israël compte aussi des femmes pilotes de chasse, et des parlementaires homosexuels à la Knesset. Nous comptons sur la passion et la créativité de tous nos citoyens, peu importe leur sexe ou leur religion, leur appartenance ethnique ou leur race. En Israël, nous croyons que tous sont égaux devant Dieu, et Israël est le seul pays au Moyen-Orient où tous sont égaux devant la loi.

Enfin, « fraternité ». Comme la France, Israël est une nation fraternelle, solidaire avec le reste du monde. Cette solidarité s'illustre lorsqu'Israël envoie de l'aide médicale à des pays comme Haïti ou le Népal après des catastrophes naturelles dévastatrices. Entre nous, après notre soirée, j'ai prévu de m'entretenir avec mon ami, le Président du Guatemala, et lui offrir toute l'aide que nous pouvons apporter à son peuple. Les Israéliens sont prêts à se rendre où il faut, partout dans le monde, pour offrir espoir et lumière.

Nous voyons également se manifester cette solidarité lorsque nous soignons des milliers de blessés syriens, victimes d'une guerre terrible et d'un régime brutal. Cette solidarité s'exprime également dans les technologies salvatrices que nous partageons avec les agriculteurs indiens et les mères africaines qui n'ont plus à marcher des heures entières chaque jour pour aller chercher de l'eau, car grâce à la technologie israélienne, ce problème est désormais résolu.

 

Nous voyons cette solidarité aussi dans les relations pacifiques que nous avons maintenues avec nos voisins arabes – l'Egypte et la Jordanie – grâce à des accords de paix qui ont résisté à l'épreuve du temps. Et ainsi que je l'ai dit au Président Macron aujourd'hui, je pense que cette paix va s'étendre plus largement aux pays arabes et enfin à nos voisins palestiniens.

Ces valeurs essentielles – liberté, égalité et fraternité – unissent nos deux peuples et nos deux pays. Mais elles ont des adversaires : ces personnes qui s'opposent à nos valeurs et tentent de nous éliminer. Ils nous frappent, non pas parce qu'ils nous haïssent pour ce que nous sommes, mais pour ce en quoi nous croyons. Ils croient en tout ce qui s'oppose à la liberté, à l'égalité et à la fraternité. Ils aspirent à un monde différent – un monde sombre, qui nous renverrait au Moyen-âge. En France, ces personnes ont ciblé un supermarché, un journal satirique, une salle de concert. En Israël, ils ont ciblé des écoles maternelles, des cafés, des boîtes de nuit. Et ces militants terroristes sont unis, alors à nous de nous unir également contre eux. Car je suis convaincu que nous pouvons gagner la guerre contre le terrorisme en nous unissant autour de valeurs communes. Le Président Macron et moi avons eu l'occasion d'évoquer tout cela aujourd'hui et je pense que nous avons saisi des opportunités qui s'avéreront bénéfiques dans notre quête de paix et de sécurité au Moyen-Orient et bien au-delà."

mis en ligne par Daniel RIVAUD 
avertir2@gmail.com
samedi 9 juin 2018
 
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Lettre ouverte au Président Macron concernant Gaza

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 21 mai 2018
 

Monsieur le Président,

Je me permets de vous écrire concernant la Marche palestinienne à Gaza. Vous avez accusé Israël « d'actes odieux » sans hésitation et sans condamner l'organisation terroriste le Hamas, qui chacun sait, est à l'origine de cette manifestation « pacifique ».

L'ONU avec la France a observé une minute de silence pour les victimes palestiniennes. N'y a-t-il pas encore une fois deux poids deux mesures lorsqu'il s'agit de victimes palestiniennes en Israël, alors que l'on compte des centaines de milliers de victimes syriennes et palestiniennes en Syrie et parmi les chrétiens au Moyen-Orient… tout cela dans l'indifférence criante des nations.

 

Vous parlez des victimes civiles palestiniennes, sans mentionner que sur les 62 morts, 50 d'entre eux faisaient partie de la branche armée du Hamas. Le Hamas lui-même le reconnait, alors pourquoi pas les nations européennes ?… Y a-t-il un message à l'encontre d'Israël, à la suite de l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis – tout pays n'a-t-il pas le droit de choisir sa capitale ?

La France sait très bien que Tsahal a une éthique, et notamment concernant cette Manifestation à Gaza, où chaque balle tirée par les soldats fait l'objet d'une enquête. Israël a prouvé maintes fois qu'elle est soucieuse d'une vraie justice dans l'armée, particulièrement dans les conflits avec les Palestiniens.

D'autre part, peut-on dire que cette manifestation était pacifique et non armée, quand chacun sait que de nombreuses armes sont utilisées contre les soldats israéliens, mais également sur les civils lors des tirs à la mitrailleuse lourde sur Sdérot. Les manifestants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats israéliens de l'autre côté de la barrière. Ils ont lancé des dizaines de cerfs-volants dits « de terreur » – des cerfs-volants chargés de bombes incendiaires et flanqués de croix gammées – sur le territoire israélien, provoquant des feux de broussailles dans les champs et détruisant les terres agricoles de la région. Dans les franchissements de la barrière heureusement avortés, des armes de poing et des grenades ont été laissées sur place. Grâce à Dieu et à la vigilance des soldats de Tsahal, aucun soldat ou civil n'a été tué ou kidnappé – faut-il reprocher à Israël la défense de sa population ?

 

Considérons des faits contredisant le déchaînement des condamnations contre Israël :

  • Mahmoud Al-Zahhar, cofondateur du Hamas, au sujet des manifestations à Gaza a lui-même déclaré : « Qualifier de 'résistance pacifique' ces manifestations est une tromperie claire, elle est soutenue par nos armes » (Memri – 17 Mai 2018)
  • « … la très grande majorité des Palestiniens tués cette semaine lors de manifestations et heurts avec l'armée israélienne dans la bande de Gaza appartenait au mouvement islamiste, qui dirige l'enclave… Salah al-Bardaouil, haut responsable du Hamas, a déclaré à une télévision palestinienne que 50 des 62 Palestiniens tués lundi mais aussi mardi appartenaient au mouvement islamiste. » (Le Huffpost – 17/05)
  • « Le Hamas a tenté de convaincre et de faire pression sur les Palestiniens pour qu'ils viennent aux manifestations frontalières, a essayé de les soudoyer en leur offrant « 100 dollars par famille qui se déplace », et a également menacé les gens en les accusant d'être des « collaborateurs » s'ils n'assistaient pas aux manifestations (timesofisrael.com).

Que ferait la France si des dizaines de milliers de personnes hostiles se précipitaient à ses frontières, plaçant les enfants en première ligne pour qu'ils soient asphyxiés par les gaz afin d'en faire des victimes, forçant les barrières pour que des hommes armés cachés dans la foule puissent massacrer des civils ?… C'est le scénario mis au point par le Hamas, comptant sur la naïveté du monde occidental et des médias en recherche de sensationnel.

 

Monsieur le Président, pour la crédibilité des instances internationales comme l'ONU, et de la France elle-même, et en considérant ces faits qui prouvent que cette Marche n'a rien de pacifique et que le Hamas poursuit un but terroriste afin de perpétrer des massacres dans les Kibboutz environnants Gaza, ne serait-il pas souhaitable que l'ONU et la France fassent amende honorable ?

En tant que pasteur français vivant à Jérusalem, et au nom de tous ceux et celles qui vivent en sécurité en Israël ayant été choqués par le déchaînement des condamnations d'Israël, nous vous demandons, Monsieur le Président, de reconsidérer votre position et ainsi celle de la France, en reconnaissant publiquement combien l'appréciation des événements à Gaza a été mauvaise, que les médias ont été trompés, et que la condamnation d'Israël est injustifiée.

Nous savons que la France s'oppose fermement au terrorisme et à l'antisémitisme, et nous craignons malheureusement que cette condamnation injuste d'Israël, renforçant le Hamas et ses acolytes, soit une porte ouverte pour d'autres attentats en France ou ailleurs. Cela n'apporte également aucune aide à la population de Gaza, otage de cette organisation terroriste professant une idéologie de mort.

Nous connaissons les bonnes relations entre la France et Israël, nous prions que la France et les nations en général puissent comprendre l'importance de cette nation si spéciale qu'est Israël et dont Jérusalem est la capitale. Israël est une source d'inspiration pour beaucoup de nations, et une bénédiction pour le monde grâce à ses nombreuses innovations dans tous les domaines – médical, agronomique, scientifique, sécuritaire, informatique, etc.

 

Souhaitant que notre pays la France soit béni et prospère, je citerais la Bible pour conclure : « Celui qui bénit Israël est béni… et toutes les familles de la terre seront bénies » – Genèse 12:3. 

Vous remerciant pour l'intérêt que vous porterez à notre lettre, je vous prie d'agréer, monsieur le Président de la République, l'expression de nos sentiments respectueux,

Pasteur Gérald & Sophie Fruhinsholz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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