DPPJ 2014 – Pour l’amour de Sion

12 octobre 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Des chrétiens se sont réunis à Jérusalem, comme chaque premier dimanche d’octobre – ils étaient venus de toutes les nations (et même de France), pour le DPPJ – le Jour de Prière pour la Paix de Jérusalem.

Ce meeting, dirigé par le Directeur et Rev Robert Stearns s’est déroulé sur la Promenade (tayelet) donnant une superbe vue de la ville de David. L’ancien Ambassadeur Michael Oren était le principal orateur ; de même étaient présents des membres de la Knesset, des leaders religieux, protestants et juifs, comme le Rav d’Efrat Shlomo Riskin , Mr Akiva Tor, chef du Bureau des Affaires Juives dans le monde, le Dr Faydra Shapiro, Directrice du Centre de Galilée pour les relations entre Juifs et chrétiens, et le Rev Canon Andrew White de l’Eglise St George à Bagdad, témoin des massacres des chrétiens en Irak.

Ensemble, nous avons chanté l’Hatiqvah ; l’émotion était au rendez-vous, ainsi que la joie d’être unis pour soutenir la nation choisie de l’Éternel. La soirée était retransmise en direct par la chaine God-TV à travers le monde. Cette année, 300 000 églises dans 200 nations étaient participantes pour ce Jour spécial du 5 octobre 2014.

Un peu d’HISTOIRE – Le Mémorial du Rev William Blackstone (The Jewish Magazine)

C’était en 1891 – Le pasteur Blackstone (1841-1935) présenta une pétition, un mémorial au président des Etats-Unis Benjamin Harrison,  le 5 mars. Ce Mémorial fut signé par 413 personnalités américaines – des chefs d’entreprise tels que JP Morgan, John Rockefeller, les dirigeants du Congrès éminents, dont William McKinley (futur président américain), Thomas Reed, Président de la Chambre des représentants, des chefs religieux, chrétiens et juifs, des éditeurs, et le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, Melville Fuller. Le Mémorial appelait un soutien américain, avec la communauté internationale, pour la création d’une solution humanitaire à la souffrance juive en Russie. Ce mémorial présentait une proposition permettant aux Juifs de retourner en Palestine. Le Président Harrison, homme pragmatique, loua ce projet, mais ne fit que demander au tsar… « d’atténuer la souffrance des Juifs ».


Personnalités juives du projet sioniste, aux USA : Nathan Strauss, Louis Brandeis, Stephen Wise

Ce Mémorial fut oublié… et il resurgit en 1917 : le rabbin Wise présenta au Président Wilson la copie du Mémorial Blackstone. En tant que protestant, Woodrow Wilson était gagné à la cause sioniste. Connaissant sa foi chrétienne, le rabbin Wise rappela alors au Président l’histoire du roi Cyrus ayant permis la restauration d’Israël, et qui fut considéré dans la Bible comme un Messie.

Ne voulez-vous pas, Mr le Président, suggéra-t-il avec tact, être le « Cyrus moderne » ?…

– Le 2 nov 1917 : La Déclaration Balfour pour un Foyer national juif, vit le jour – cette Déclaration eut le soutien des Etats-Unis au travers du Président Wilson (1) appuyant avec force le projet sioniste.

– Le 30 juin 1922, la résolution suivante était adoptée par le Congrès des Etats-Unis : « Favoriser l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ».

 

Pour l’amour de Sion

Ainsi que le Premier Ministre Binyamin Netanyahou qui cita à l’ONU le premier verset de Esaïe 62, le thème de cette Journée de Prière chrétienne pour la Paix de Jérusalem s’axa sur cette fameuse parole biblique : « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas, pour l’amour de Jérusalem, je ne prendrai pas de repos, jusqu’à ce que son salut paraisse… ».

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(1) Quelqu’un dira:  « Le sionisme a nécessité le concours de personnalités juives de renom. Mais peu sont ceux qui réalisent que les trois hommes qui rendirent cette politique possible étaient chrétiens – un presbytérien américain, un presbytérien écossais, et un baptiste gallois (Wilson, Balfour et Lloyd George). Eux firent entrer cette politique dans les salles de conseil des gouvernements contrôlant la moitié du monde ». 



 

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Chana tova 5775 !

23 septembre 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


 

Des secteurs entiers de la société et de nombreux Israéliens ont souffert à cause de la guerre à Gaza ! Des amis hôteliers et des guides, des agriculteurs, mais également des enfants ont vécu difficilement ce terrible été … Et pourtant, qui n’a pas vu pas la main de D.ieu en permettant la découverte de ces tunnels maudits…

Que cette année 5775 voit la main de l’Eternel, le D.ieu de Jacob, écarter toute autre menace, et amener prospérité et paix pour Israël !

Selon les paroles du cantique de ‘Hannah – 1Sam 2:9-10 :
« Il gardera les pas de ses bien-aimés. Mais les méchants seront réduits au silence ; car l’homme ne triomphera point par la force. Les ennemis de l’Eternel trembleront ; du haut des cieux Il lancera sur eux son tonnerre ; L’Eternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à Son roi, et Il relèvera la force de son Oint »

Chana tova lekoulam – que sonne le shofar en vue du Mashia’h
Gérald & Sophie
PS : ci-dessous les voeux de nos amis de France
 

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Chana Tova 5775 !


 »Tu as établi ton Peuple d’Israël pour qu’il soit ton peuple à toujours. Ô Eternel que la parole que tu as prononcée sur lui et sur ta maison, subsiste éternellement, car ce que tu bénis, Ô Eternel, est béni pour l’Eternité »   (1 Chroniques 17/22-27)

       

                                Chers amis et Cher Israël,

         Empruntée au roi David, nous souhaiterions que cette requête solennelle, puisse être celle qui vous accompagne en cette nouvelle année qui s’ouvre devant vous.

Avec de nombreux amis, nous n’avons cessé d’implorer que la grâce du  »Tout Puissant » veille sur le dur et difficile conflit auquel vous avez été confrontés en Israël et à Gaza cet été.

Encore une fois, malgré l’exceptionnelle protection dont vous avez été l’objet, le prix à payer a été très lourd. Solidaires avec vous, nous n’oublions pas la tragédie, la douleur et la souffrance de ceux et celles qui dans ce conflit ont perdu ceux qui leur étaient les plus chers, et compatissons avec vous tous.

De notre côté en France, et avec vous aussi, nous avons été profondément affectés  par cet  ignoble et inqualifiable embrasement d’antisémitisme, accompagné des dérives qui en ont résulté. Indignés, nous en avons immédiatement saisi nos autorités, et manifesté notre réprobation auprès du Président de la République au moment où ceux-ci se sont produits.

Alors qu’aujourd’hui nos nations sont ébranlées de toutes parts et traversent une crise lourde pour nos avenirs, nous croyons avec assurance comme de nombreux chrétiens, aux promesses faites à vos Pères, et restons attentifs à vos questionnements et souffrances, de même qu’au tragique désespoir de ceux et celles qui ne savent plus vers qui, et où se tourner !

Soyez donc assurés qu’en ce Roch Hachana 5775 de même que durant vos fêtes de Tichri, nos souhaits les meilleurs vous accompagnent. Tous nos amis chrétiens se joignent à nous pour vous témoigner de notre amitié, de notre soutien fraternel et de nos prières les plus fidèles.


 

 Pasteur Jean & Suzanne Fauvel

                                                         fauveljean@gmail.com



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AMIT dans le sud… après la guerre

22 septembre 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Nous avons eu l’occasion la semaine dernière de faire un tioul nous permettant de visiter trois écoles d’Amit dans le sud d’Israël, et d’avoir un contact direct avec des élèves ayant vécu les roquettes durant tout l’été. Ils ont témoigné…

 

Judith Schwed-Lion avec une élève

Les habitants du sud d’Israël, près d’un million de personnes, ont jusqu’à présent été les plus touchés par les tirs de roquettes Qassam en 2008 et 2012. Cet été, avec les missiles de plus longue portée, c’est tout Israël qui a été menacé. C’est pourquoi, même si le gouvernement israélien a nommé ce conflit l’Opération « Bordure protectrice » (Tzuk Eytan), on peut parler de guerre… Et dans une guerre, il y a des morts et des blessés, mais aussi ce qu’en Israël, on appelle des « blessés de peur », parmi les jeunes notamment qui ont subi un traumatisme. Les élèves israéliens du réseau AMIT ont été parmi ces blessés.

 

KYRIAT MALAKHI – « la ville des anges », créée en 1951, est à 17 km d’Ashkelon ; elle a accueilli un grand nombre d’immigrants juifs d’après-guerre, puis sont venus les immigrants russes et éthiopiens. Le Lycée repris par Amit accueille 490 élèves répartis dans les trois sections – yechiva (garçons), oulpana (filles), et Mekif (équivalent d’école laïque). 

Le directeur, Asaf, nous a reçus avec chaleur, et a donné la parole à des jeunes qui ont exprimé leurs sentiments suite à la récente guerre de Gaza, ayant vécu celle-ci comme un traumatisme. Comme toutes les villes du sud, Kyriat Malakhi a subi le tir des roquettes et missiles chaque jour durant près de deux mois.

Ces tirs répétés précédés des sirènes (tseva adom – alerte rouge) donnant quelques secondes pour chercher un abri, a laissé des traces durables dans le cœur de ces jeunes élèves. Le stress occasionné est une cause de dépression et de maladies post-traumatiques. Il y a ainsi un gros travail de thérapie à poursuivre.
 

SDEROT

Concernant Sderot, 14 ans sous le feu des roquettes, la municipalité a demandé à AMIT de prendre en main tout son réseau éducatif. Sderot, c’est la ville emblématique des villes du sud d’Israël ayant subi la hargne destructrice du Hamas. Pouvons-nous imaginer ce que représente une telle situation de menace permanente ?…

Toutes les écoles à Sderot sont protégées, comme on le voit sur cette photo de l’école AMIT, avec sa couverture de béton.

Une terrible tragédie put cependant être évitée, grâce à D.ieu : un jour où la sirène d’alerte retentit, le directeur eut quelques secondes pour faire rentrer précipitamment tous les élèves – un temps très court pour n’oublier personne. Le missile explosa là où quelques instants plus tôt se tenaient les enfants. Le directeur et des élèves furent projetés par le souffle de l’explosion… mais, ils étaient tous sain et sauf ! Ce jour-là, une des professeurs nous disait ne pas pouvoir s’empêcher de penser en tremblant : « Et s’ils n’avaient pas couru assez vite… ».



ASHDOD 

A Ashdod, nous avons visité le lycée Mekif Youd, de 750 élèves, qui accueille également de nombreux immigrants – cette année 140 jeunesOlim sont venus de France.

Céline nous a chaleureusement reçus, ainsi que Ido, le directeur, ancien gradé de l’armée. Ido a été appelé comme réserviste cet été, et il a organisé la rentrée de septembre, du front ! C’est ça Israël.

Ido est un véritable modèle pour les élèves du lycée ; depuis son arrivée il y a 3 ans, il inculque le travail, la discipline, la volonté d’aller de l’avant malgré les handicaps, la volonté de réussir et d’être un acteur dans la société israélienne. Il a pu faire grimper le taux de réussite au Bac du lycée, de 82 % à 98 % !


AMIT a dû développer une section de « chasseurs de têtes » pour rechercher des directeurs et professeurs, qui ont le « feu sacré », sachant quitter un poste lucratif pour relancer une école, lui donner le dynamisme nécessaire, et permettre à des élèves de toute catégorie sociale, de viser plus haut et plus loin. C’est la vision d’AMIT, celle de promouvoir l’excellence, au travers des valeurs sionistes, de l’amour de la terre et du pays, l’amour de la Torah et des valeurs juives.

Tandis que l’école fête joyeusement l’arrivée de Noa, de Strasbourg, avec la dernière aliyah, les jeunes pleurent encore la disparition de Ben, mort au combat à Gaza – il avait 20 ans et venait d’avoir son bac…


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AMIT – 90 ans de bons et loyaux services : Amit va fêter ses 90 ans d’existence en Israël. Cette organisation sioniste a été fondée en 1925 par Bessie Gottesfeld, une femme juive américaine. Bessie Gottesfeld avait une vision sioniste, en achetant des terres dans ce pays et en créant des écoles et des institutions pour donner une formation professionnelle aux filles et, plus tard, aux garçons.

Actuellement AMIT gère 110 établissements sur tout Israël, de Roch Pina à Beersheva. Des ganou jardins d’enfants, des écoles primaires, des lycées, des lycées techniques, des écoles professionnelles, des lycées yeshiva (études religieuses) pour les garçons, le pendant pour les filles, appelé oulpana, des instituts supérieurs pour compléter l’éducation professionnelle après le bac (2 ans).

AMIT éduque et prend soin des enfants les plus vulnérables d’Israël. Plus de 75% des 30 000 élèves de ce réseau doivent se débattre avec des problèmes éducatifs, psychologiques, sociaux et économiques.


Chana tova à tous nos amis d’Israël et de diaspora,

Gérald & Sophie, et l’équipe de Shalom Israël



 

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Kfar Aza – aux portes de Gaza

16 septembre 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz

Selon ses habitants, Kfar Aza, c’est 99 % de paradis, et 1% d’enfer ! 

Kfar Aza, c’est le balcon de Gaza, une vue directe sur la ville du Hamas. Sachons qu’il n’y a pas si longtemps, les gens du kibboutz allaient à Gaza faire leurs emplettes, visiter des amis gazaouites, et se baigner sur la magnifique plage… tout près, à Gaza.




Mais Oslo est passé par là, l’OLP et la politique anti-isralienne ont fini de rompre tout lien d’amitié pouvant exister entre Arabes et Juifs, et le Hamas s’est installé durablement, lorsque la Bande de Gaza fut offerte par Israël, avec en prime les serres et les bonnes terres cultivées (évidemment détruites par la suite)…

Depuis, c’est la menace constante des roquettes sur les kibboutz et villages israéliens environnants. Pour la presse, Gaza est devenue une « prison à ciel ouvert », avec ses hôtels chics et ses quartiers de misère entretenue – gare à ceux qui veulent garder contact avec des anciens amis juifs, ils sont exécutés comme collabos ou espions… Quant aux chrétiens, ils ont le choix entre la conversion ou la fuite.

 

Nous sommes dans le 3ème conflit, et le Hamas n’a toujours qu’un seul but, détruire Israël, sans aucun égard pour la population de Gaza, et conquérir toute « la Palestine ». Merci à l’UNRWA et ses 30 000 employés, à l’Occident qui donne sans compter et alimente ses stock de munitions, au monde qui croit naïvement à une volonté démocratique au Moyen-Orient.

Ainsi depuis juillet 2014, le Hamas avait prévu tout un plan d’invasion par des dizaines de tunnels « offensifs », en concertation avec le Hezbollah. Merci Seigneur d’avoir déjoué ces plans diaboliques ! Et attendons-nous à voir bientôt le Hezbollah tenter sa chance…

 

Nous étions donc invités à la fête du kibboutz réunissant le gens des alentours – c’était le premier week-end de « calme » après le conflit de 50 jours, avec les 250 enfants à présent revenus. Quelle joie pour tous  de faire la fête autour de la piscine !… mais avec toujours au fond de soi la peur d’entendre l’explosion assourdissante d’un obus de mortiers’écrasant sur une maison.

 

Pour Orit, notre guide en ce jour, la seule chose importante aujourd’hui, c’est la sécurité pour tous. Les enfants sont revenus, les trous d’éclats d’obus sont rebouchés, des murs de béton et des abris nouveaux ont été rajoutés, le kibboutz a été remis à neuf, la vie peut reprendre…

Et pourtant, personne ne pourra s’endormir avant longtemps, sans s’imaginer que des terroristes peuvent déboucher au milieu du kibboutz, par des tunnels non découverts.



Que Dieu demeure le Gardien d’Israël !

Gérald & Sophie



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