Jérusalem sous le feu des projecteurs !

le 13 mai 2018
pasteur Gérald Fruhinsholz
 

Nous vivons des temps historiques ! …

Alors que le 2 novembre 1917, la Déclaration Balfour s'imposait au monde pour offrir au peuple juif un territoire digne de ce nom… le 14 mai 2018, Jérusalem sera la "capitale de l'Etat d'Israël" avec la Déclaration Trump, un événement s'accordant à nouveau avec la Parole de Dieu, et déclenchant comme d'habitude l'hostilité des nations. 

"Des 193 pays composant l'Assemblée générale de l'ONU, 128 ont voté fin décembre une résolution condamnant la décision américaine, dont des alliés des Etats-Unis comme la France et le Royaume-Uni. Seuls sept petits pays, dont le Guatemala, se sont alignés sur Washington" (timesofisrael.com)

« Souviens-toi de cette parole que tu donnas à Moïse, ton serviteur … quand vous seriez exilés à l'extrémité du ciel, de là Je vous rassemblerai et Je vous ramènerai dans le lieu que J'ai choisi pour y faire résider mon nom » – Néhémie 1 :9

Jérusalem est "ce lieu" que Dieu a destiné pour le peuple juif, pour en être sa capitale, et le roi David fut celui qui rassembla tout Israël à Jérusalem durant son royaume – il y a 3000 ans. La restauration de Jérusalem comme capitale d'Israël est une vraie bénédiction pour le monde, même si celui-ci la refuse. 

Du temps de Néhémie qui reconstruisait Jérusalem, sur l'ordre de Cyrus, le roi perse, les ennemis étaient nombreux – Il y avait cette trinité diabolique : "Sanballah le gouverneur de Samarie, Tobija un chef Ammonite, et Gueshem l'Arabe". Il y avait également les Asdodiens, les Philistins de l'époque. (voir Néhémie 2:19, 4:1-8). Aujourd'hui, on trouve des ennemis semblables au projet de "Jérusalem, capitale d'Israël". Mais j'aime la suite de l'histoire de Néhémie : Dieu fit capoter toutes les oppositions et Jérusalem retrouva sa splendeur originelle : « Lorsque nos ennemis apprirent que nous étions avertis, Dieu anéantit leur projet » (Néh 4:15). 

 

Réplique terrible de l'armée israélienne

Dans la nuit de mercredi, l'Iran (du territoire syrien) a lancé une vingtaine de roquettes contre Israël – 4 d'entre elles ont été interceptées par le Dôme de fer, et aucune n'a touché le sol israélien. Immédiatement, Tsahal a répliqué en détruisant une cinquantaine de sites installés par l'Iran – des radars, des sites de lance-missiles, et autres cibles ; un vrai "nettoyage" des sites hostiles installés par les Iraniens chiites.

"Ce jeudi matin, le ministre de la Défense israélienne a annoncé que "presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie" ont été frappées… Au petit matin dans la région, l'armée israélienne a détaillé avoir pris pour cibles "des dizaines" d'objectifs iraniens en Syrie. L'opération de la nuit, l'une des plus importantes de l'armée israélienne au cours des dernières années et la plus importante contre des cibles iraniennes, a visé la provenance des tirs de roquettes ainsi que des installations de renseignement, de logistique ou de stockage, a dit à des journalistes le lieutenant-colonel Jonathan Conricus. Pour autant, Israël a assuré ne pas chercher l'escalade avec la Syrie et l'Iran". (Huffingtonpost.fr)

 

Les projecteurs sont sur Jérusalem !

Plusieurs événements se succèdent qui mettent le focus sur la ville de David :

– Le 4 mai, c'était le Giro – le départ du Tour d'Italie, pour la première fois en Israël, débutant à Jérusalem.  

– Aujourd'hui, le 13 mai est le "Jour de Jérusalem" – Yom Yerushalayim – qui "met le feu" à Jérusalem avec notamment toute cette jeunesse des écoles et yeshivot en blanc et bleu, convergeant en masse vers le Kotel.

– Puis demain le 14 mai, ce sera l'inauguration de l'ambassade US ; "aux côtés du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner dirigent la délégation américaine qui compte 250 personnes, dont des membres du Congrès, des rabbins, des fonctionnaires de l'administration. John Sullivan, l'ambassadeur adjoint de Trump au Moyen-Orient, Jason Greenblatt, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman, le gouverneur de Floride Rick Scott, les sénateurs Lindsey Graham, Ted Cruz, Mike Lee et Dean Heller, et les membres du Congrès Joe Wilson et Ted Deutch" (tel-avivre.com).

–  Les jours suivants verront également le déménagement d'autres ambassades, tel le Guatemala le 16 mai.

 

Pouvons-nous d'autre part ignorer la victoire d'Israël hier soir à l'EUROVISION, avec la chanteuse israélienne Netta Barzilaï ? – Certainement pas, c'est extraordinaire ! Tous les 20 ans, l'Eurovision revient à Jérusalem : en 1979, en 1999, et l'an prochain en 2019. 

Jérusalem est à l'honneur, et quel que soit BDS, Shalom Akhshav et autres détracteurs, la ville sainte, prend toute sa dimension d'une ville internationale (Esaïe 2), tout en étant la capitale d'Israël. 

Soyons comme le psalmiste, ne cachons pas notre joie, et montons à Jérusalem :

« Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l'Eternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes portes, Jérusalem !… » – Ps 122

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Israël dans la main de Dieu !

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 2 mai 2018
 
«Les voici, ils viennent de loin, les uns du septentrion et de l'occident, les autres du pays de Sinim (1). Ciel, réjouis-toi! Terre, sois dans l'allégresse! Montagnes, éclatez en cris de joie! Car l'Eternel console son peuple, Il manifeste sa compassion aux affligés» – Esaïe 49: 13

Lorsque l'on s'appuie sur la Bible, sur les prophéties antiques, on réalise combien Israël est important aux yeux mêmes du Créateur de l'univers. Selon Lui, le ciel, la terre, la nature doivent éclater de joie, car les Juifs reviennent sur leur terre, le Seigneur fait miséricorde, Il rachète Israël, et Il manifestera SA gloire dans cette nation, pour le bien de l'humanité.

Ainsi, quelle que soit la situation d'Israël menacé par l'Iran, le Hamas, le Hezbollah et les pays islamiques environnants, quelle que soit l'attitude des nations hostiles, de l'ONU et des institutions mondiales fustigeant Israël, il n'y aucun doute que l'Eternel va conduire Israël à sa destinée glorieuse! En ce qui concerne les chrétiens qui sont en accord avec la Parole, ils ne peuvent en aucun cas rester indifférents à ce qui se passe en Israël, encore moins être antisionistes; le pasteur Martin Luther King dira d'ailleurs que l'antisionisme, c'est de l'antisémitisme! Et être antisémite, c'est s'opposer directement à l'Eternel, le Dieu de Jacob.

 

Dieu utilise les nations

Dieu a permis l'élection (absolument inattendue) du président américain Donald Trump, pour déclarer «Jérusalem, capitale d'Israël»; c'était le 6 déc 2017. Les Britanniques ont été utilisés pour la Déclaration Balfour et la libération de Jérusalem des mains des Turcs ottomans le 9 déc 1917 par le général Allenby; mais on sait combien, quelques années plus tard, leur gouvernement s'opposera drastiquement à l'entrée des Juifs de la Shoah dans la Palestine juive (2) de l'époque. Dieu a également utilisé les Français durant la guerre d'indépendance et en 1956 contre l'Egypte, avec un soutien majeur, un apport d'armes, les fameux Mirages, et la bombe atomique; mais hélas, depuis 1967, la France a changé sa politique et persiste à vouloir imposer une Palestine islamique au coeur d'Israël. 

Ce 14 mai donc, Donald Trump, fidèle à sa parole, déménagera son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Ce président a restauré les bonnes relations avec Israël, avec notamment des personnages-clés comme l'ambassadrice Nikki Haley, qui défend Israël et s'oppose bec et ongles aux Résolutions intempestives de l'ONU.

 

Confiance en l'Eternel

Nous ne savons pas quelle sera la suite des choses, mais croyons que l'Éternel déroule Ses plans selon Sa volonté. Dans la Bible, il est question d'une guerre – la guerre de Gog et de Magog – et déjà les ennemis se sont positionnés – il y a l'axe du nord: l'Iran et ses vassaux, le Hezbollah et le Hamas/Fatah, la Syrie, la Turquie, et la Russie (?).

La Bible est claire, elle ne ment pas. Dieu dit à Israël, ne crains pas, fais confiance à ton Dieu. Il avait dit au roi Josaphat qui devait affronter de nombreux ennemis, par la bouche de son prophète: «Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu … Vous verrez la délivrance que Dieu vous accordera – Sortez (avec l'armée) à leur rencontre, et l'Eternel sera avec vous!»  – 2Chron 20: 15

 En attendant, réjouissons-nous avec les festivités de Yom Yerushalayim, le Jour de Jérusalem, et le prochain déménagement de l'ambassade US, comme nous nous sommes grandement réjouis lors de l'anniversaire des 70 ans d'Israël! Il est grand, le Dieu d'Israël, il n'y en a pas d'autre comme Lui (1Samuel 2: 2).

 

(1) Le mot Sinim pourrait désigner les Chinois. Il existe un millier de Juifs chinois à Kaifeng, ancienne capitale impériale. Au 17e, ils étaient 5000, issus de Perse et d'Irak (voir l'article 2016 de tel-avivre.com)
(2) Il s'agit des lois terribles du Livre blanc. En 1921, Churchill avait également supprimé 70 % du territoire promis à Israël, pour créer d'un coup de crayon la Jordanie (voir nuitdorient.com).

 

 

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Le mythe de la Nakba

pasteur Gérald Fruhinsholz
le 3 avril 2018
 
Jusqu'au 15 mai, date de la prétendue "Nakba", les Gazaouis ont décidé de manifester haut et fort pour réclamer le droit au retour des réfugiés et protester contre le blocus de Gaza. Quelques 30.000 Palestiniens sont ainsi massés devant les frontières d'Israël, essayant par la présence de civils, femmes et enfants, d'émouvoir la Communauté internationale et forcer Israël à réagir pour afficher des victimes au tableau d'horreur…
 
On peut voir là une énième tentative du Hamas de vouloir détruire Israël, quand les autres stratégies ont échoué : la stratégie de la terreur par le lancement de milliers de roquettes a été contrée par le système du Dôme de fer, et celle des tunnels qui échoue grâce au nouveau système de détection israélien.

La Charte du Hamas n'a pas changé – la paix n'est pas le but de la vision de ses dirigeants mais la destruction d'Israël : « La promesse faite par le Hamas devant Dieu est de libérer toute la Palestine – a déclaré Mahmoud al-Zahar, co-fondateur du Hamas en mai 2017 – La charte est le cœur de la position (du Hamas)… Après la libération de la Palestine jusqu'aux frontières de 1967, nous irons libérer les territoires de 1948 et il n'y aura aucun compromis », a-t-il déclaré. 

« La "marche du retour" organisée par le Hamas et financée par la confrérie des Frères musulmans est la plus absurde de l'Histoire contemporaine. Elle représente en réalité, un soi-disant retour vers les conquêtes musulmanes contre les Chrétiens et Juifs en Terre sainte. Elle a pour but de marcher sur les traces de Saladin vers Jérusalem, d'écraser sur son chemin toute présence juive pour créer un Etat islamique. Bafouant la légitimité de l'Etat d'Israël, 70 ans après sa renaissance et son épanouissement dans tous les domaines » (Freddy Eytan – lCAPE).

« Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël ! Ils se concertent tous d'un même coeur, ils font une alliance contre toi » – Psaume 83

Rappelons qu'Israël s'est retiré unilatéralement de la bande de Gaza en 2005. L'Etat hébreu a  expulsé des milliers de pionniers israéliens qui faisaient fleurir le Goush Katif (la Bande de Gaza). Rappelons également que si Israël limite le transfert de matériaux servant à la fabrication des tunnels, le transfert de marchandises vers Gaza pour cause humanitaire n'a jamais cessé. 

Écoutons la voix d'un Arabe israélien qui a su voir l'opportunité d'Israël comme gage de paix et de prospérité au Moyen-Orient – par Georges Deek, actuellement diplomate israélien.

 

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La cause palestinienne vue par un diplomate arabe israélien !

 

Vice-ambassadeur d'Israël à Oslo et Arabe israélien
George Deek

« Quand je me promène dans les rues de ma ville natale, Jaffa, je me souviens de l'année 1948. Les allées de la Vieille Ville, les maisons du quartier d'Ajami, les filets de pêche au port – tout semble raconter différentes histoires sur l'année qui a changé ma cité pour toujours.

Une de ces histoires concerne l'une des plus anciennes familles de cette cité – la famille Deek – la mienne. Avant 1948, mon grand-père George, dont j'ai hérité le nom, travaillait comme électricien, dans la Compagnie d'électricité Rotenberg. Il ne s'intéressait pas beaucoup à la politique. Et comme Jaffa était une ville mixte, il avait naturellement des amis juifs. En fait, ses amis, à la compagnie d'électricité, lui parlaient même en Yiddish, faisant de lui le premier Arabe ayant jamais parlé cette langue.

En 1947, il se fiança à Vera – ma grand-mère, et ensemble, ils firent des plans pour fonder une famille dans la ville même où la famille Deek vivait depuis environ 400 ans – Jaffa. Mais quelques mois après, ces plans furent modifiés, littéralement, du jour au lendemain. Quand l'ONU approuva l'établissement d'Israël, et que l'État d'Israël fut créé quelques mois plus tard, les dirigeants arabes avertirent les Arabes que les Juifs se préparaient à les tuer s'ils restaient chez eux, et se servirent du massacre de Deir Yassim comme exemple. Ils disaient à tout le monde : « Quittez vos maisons et fuyez ». Ils ajoutaient qu'il leur suffirait d'à peine quelques jours pour que leurs cinq armées réunies détruisent le nouvel État d'Israël.

Ma famille, horrifiée par ce qui pouvait arriver, décida de s'enfuir, avec beaucoup d'autres. Un prêtre s'était précipité dans la maison de la famille Deek, et se hâta d'y marier George et Vera, mes grands-parents. Ma grand-mère n'eut même pas le temps d'enfiler une tenue appropriée. Après ce mariage express, toute la famille fila au nord en direction du Liban.

Mais quand la guerre fut terminée, les Arabes n'avaient pas réussi à détruire Israël. Ma famille se trouvait de l'autre côté de la frontière. Le destin avait semble-t-il voulu que les membres de la famille Deek se dispersent aux quatre coins du globe. Aujourd'hui, j'ai de la famille en Jordanie, en Syrie, au Liban, à Dubaï, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, en Australie, et ailleurs encore.

L'histoire de ma famille n'est qu'une histoire – et probablement pas la pire – parmi toutes les histoires tragiques de l'année 1948. Et pour être tout à fait franc, il n'est pas nécessaire d'être anti-israélien pour reconnaitre la désastreuse humiliation des Palestiniens en 1948, qu'on nomme la Nakba.

Le fait que je communique par Skype avec des parents au Canada qui ne parlent pas l'arabe, ou à un cousin dans un pays arabe qui n'a pas encore la citoyenneté du pays, bien qu'il appartienne à la troisième génération, est un témoignage vivant des conséquences tragiques de la guerre.

 

Un déplacement global

D'après l'ONU, 711 000 Palestiniens furent déplacés, les uns ayant fui, les autres ayant été expulsés de force. Au même moment, à cause de la création d'Israël, 800 000 Juifs furent forcés de quitter le monde arabe, le vidant quasiment de sa population juive.

Comme nous l'avons déjà entendu, les atrocités n'épargnèrent aucun des deux camps. Mais il semble que ce conflit ne fut pas le seul au cours du 19ème et du 20ème siècle, qui aboutit à des expulsions et à des transferts.

  • De 1821 à 1922, 5 millions de Musulmans furent expulsés d'Europe, en majorité vers la Turquie.
  • Dans les années 1990, la Yougoslavie explosa, faisant près de 100 000 morts et environ 3 millions de personnes déplacées
  • De 1919 à 1949, pendant l'opération Visa entre la Pologne et l'Ukraine, 100 000 personnes trouvèrent la mort et 1,5 million furent déplacées.
  • Après la 2ème guerre mondiale et la convention de Postdam, entre 12 et 17 millions d'Allemands furent déplacés.
  • À la création de l'Inde et du Pakistan, environ 15 millions de personnes furent transférées.

Cette tendance existe aussi au Moyen Orient, par exemple le déplacement de 1,1 million de Kurdes par les Ottomans, 2,2 millions de Chrétiens expulsés d'Irak. Et à l'heure actuelle, des Yazidis, Bahai, Kurdes, Chrétiens et même Musulmans sont assassinés, et expulsés à raison de 1000 par mois, suivant la progression de l'Islam radical. Les chances de l'un ou l'autre de ces groupes de revenir chez eux, sont quasiment nulles.

 

La manipulation de la Nakba

Alors comment se fait-il que les tragédies des Serbes, des Musulmans d'Europe, des refugiés polonais ou des Chrétiens d'Irak ne soient pas commémorées ? Comment se fait-il que le déplacement des Juifs du monde arabe soit tombé dans l'oubli, tandis que la tragédie des Palestiniens, la Nakba, est toujours vivante dans la politique actuelle ?

Il me semble qu'il en est ainsi, parce que la Nakba a été transformée d'un désastre humanitaire en une offensive politique. La commémoration de la Nakba n'est plus le souvenir de ce qui est arrivé mais le ressentiment envers seulement l'existence de l'État d'Israël. Cela est démontré très clairement dans le choix de la date de commémoration. La date de la Nakba n'est ni le 9 avril, jour du massacre de Deir Yassin, ni le 13, de l'expulsion de Lod. Aux yeux des dirigeants palestiniens, le désastre fut la création d'Israël. La Nakba a été fixée au 15 mai, le lendemain du jour où Israël a proclamé son indépendance. Par cela, les dirigeants palestiniens ont déclaré que le désastre de la Nakba n'était pas l'expulsion, la désertion des villages, ou l'exil – à leurs yeux, la Nakba n'est autre que la création d'Israël.

Ils sont moins affectés par la catastrophe humanitaire qui s'est abattue sur les Palestiniens, que par la renaissance de l'État juif. Autrement dit, ils ne souffrent pas du fait que mes cousins soient Jordaniens, ils souffrent du fait que je sois Israélien ! En agissant ainsi, les Palestiniens sont devenus esclaves de leur passé, retenus captifs par les chaînes du ressentiment, prisonniers d'un monde de frustration et de haine.

 

L'héritage de mon professeur de musique

Mais, chers amis, la pure vérité est que, pour ne pas être réduits à la tristesse et à l'aigreur, nous devons regarder de l'avant. Pour le dire plus clairement, pour réparer le passé, il faut d'abord assurer le futur.

C'est une leçon que j'ai apprise de mon professeur de musique, Avraham Nov. Quand j'avais 7 ans, j'ai rejoint l'orchestre ambulant de la communauté arabo-chrétienne de Jaffa. C'est là que j'ai rencontré Avraham, mon professeur de musique, qui m'a appris à jouer de la flûte puis de la clarinette. Avraham est un survivant de la Shoah, et toute sa famille fut assassinée par les Nazis. Il est le seul qui ait réussi à survivre, parce qu'un officier nazi avait remarqué ses dons pour l'harmonica et l'avait recueilli chez lui pendant la guerre pour distraire ses invités.

À la fin de la guerre, Avraham se retrouva tout seul. Il aurait pu s'assoir dans son coin et pleurer tout son soûl contre ce plus grand crime humanitaire que toute l'histoire ait connu, et sur le fait qu'il était désormais tout seul. Mais il ne fit rien de tout cela, il regarda vers l'avant, et non vers l'arrière.

Il choisit la vie, et non la mort. L'espoir, plutôt que le désespoir.

Avraham arriva en Israël, se maria, fonda une famille, et commença à enseigner ce qui lui avait sauvé la vie – la musique. Il devint le professeur de musique de centaines et de milliers d'enfants dans toute la région. Et quand il vit la tension entre Arabes et Juifs, ce survivant de la Shoah décida d'enseigner l'espoir à travers la musique, à des centaines d'enfants arabes comme moi.

Les survivants de la Shoah comme Avraham sont parmi les gens les plus extraordinaires que vous puissiez trouver. J'ai toujours été curieux de comprendre comment ils étaient capables de survivre, sachant ce qu'ils avaient connu et ce qu'ils avaient vu. Mais pendant les 15 ans ou j'ai été son élève, il ne m'a jamais parlé de son passé – hormis une fois – quand j'ai exigé de savoir.

Ce que j'ai découvert alors, c'est qu'Avraham n'était pas le seul, et que beaucoup de survivants de la Shoah ne parlèrent pas de ces années, pas même à leur famille, parfois pendant des dizaines d'années ou même durant toute leur vie. Ce n'est que lorsqu'ils eurent assuré leur futur qu'ils se permirent de regarder en arrière vers le passé… que quand ils eurent forgé un temps d'espoir qu'ils se permirent de se remémorer les jours du désespoir.

Ils bâtirent le futur dans leur ancienne-nouvelle maison, l'État d'Israël. Et à l'ombre de cette immense tragédie, les Juifs furent capables de bâtir un pays à l'avant-garde du monde dans les domaines de la médecine, l'agriculture et la technologie. Pourquoi ? Parce qu'ils regardent de l'avant. […]

D'après un discours prononcé à Oslo, le 27 septembre 2014
Traduit de l'anglais par Sr Isabelle Gelain
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Martin Luther King aimait Israël

pasteur Gérald Fruhinsholz
le 2 avril 2018
 

Le 4 avril 1968, il y a exactement 50 ans, disparaissait un grand homme – un pasteur qui défendait les valeurs humaines et aimait Israël : Martin Luther King avait 39 ans quand il fut assassiné. 

Son amour du Dieu de la Bible l'a poussé à défendre Israël autant que le peuple noir opprimé : "Je vois Israël, et n'hésite pas à le dire, comme l'un des plus grands avant-postes de la démocratie dans le monde, et un exemple merveilleux de ce qui peut être fait, de comment une terre désertique peut être transformée en un oasis de fraternité et de démocratie. La paix pour Israël signifie la sécurité, et cette sécurité doit être une réalité".

Dix jours avant sa disparition, au 68ème Congrès annuel des Rabbins américains, le 25 mars 1968, le Rabbin Abraham Heschel King affirma : «Martin Luther King est une voix, une vision, un chemin…. C'est tout l'avenir de l'Amérique qui dépend de l'impact et de l'influence du Dr King ». Martin Luther King avait reçu des mains du rabbin Heschel le prix du judaïsme et de la paix mondiale en 1965. On a appelé Martin Luther King, le "Moïse" pour la défense de la justice et de la liberté en faveur du peuple noir américain.

 

La Marche du retour de Gaza

Si Martin Luther King a obtenu la victoire pour le peuple noir, c'est en tant qu'apôtre de la non-violence et il ne confondait pas humanité et humanisme. Aujourd'hui, la "Marche du retour" des Palestiniens à Gaza est tout sauf pacifique ou humanitaire. 

Cette Marche est téléguidée par le Hamas, une organisation terroriste connue par tous. Mais l'ONU et les instances internationales, la Turquie, l'Iran, et autres dictatures, préfèrent accuser Israël… 

Les "victimes" palestiniennes sont loin d'être des victimes innocentes ou civiles. Ce sont des gens du Hamas qui sont là pour provoquer les soldats israéliens en créant des émeutes et faire condamner Tsahal. Le but est toujours le même : discréditer Israël aux yeux des nations, être comme un loup déguisé en brebis, et tenter d'établir par la ruse et la violence une Palestine à la place d'Israël.

 

La terre est déjà promise à Israël !

Il y a 3 500 ans, le Moïse de la tribu de Lévi conduisait déjà le peuple hébreu en Terre promise. L'anniversaire qui va être célébré le 19 avril 2018 (1) en Israël fait partie de l'accomplissement des Écritures – nul ne peut changer ces choses inscrites dans le ciel. 

« Il se rappelle à toujours son alliance, Ses promesses pour mille générations, l'alliance qu'Il a traitée avec Abraham, et le serment qu'il a fait à Isaac ; Il l'a érigée pour Jacob en loi, pour Israël en alliance éternelle, disant : Je te donnerai le pays de Canaan comme héritage qui vous est échu » – Psaume 105:8-11

 

note1(1)  70 ans après le 14 mai 1948 – 5 Iyar 5708/5778

 

 

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