28 août 2012
Pasteur Gérald Fruhinsholz

Nous avons eu le privilège de visiter, avec Judith Schwed-Lion, la jeune et talentueuse (francophone) sous-directrice générale d’AMIT, accompagnés d’amis d’Israël et de France, le « village d’enfants AMIT » à Petah Tiqva, à 10 km de Tel-Aviv. Petah Tiqva (porte d’espérance) était la première colonie agricole en Palestine ottomane, fondée en 1878 par les pionniers juifs.

Alors que rien n’existait dans la région avant la création d’Israël, le village AMIT à Petah Tiqva représente une véritable oasis au milieu d’une grande zone urbaine, et d’une certaine manière une vraie « porte d’espérance » pour de nombreux jeunes n’ayant plus d’espoir, issus de familles brisées ou d’enfance difficile, et ayant une grande difficulté d’intégration.


AMIT, une œuvre d’éducation et d’intégration

AMIT est l’exemple de projet d’intégration conçu par des initiatives privées, comme il en existe beaucoup en Israël. C’est en 1925, qu’une femme de foi juive polonaise/américaine Bessie Gotsfeld devenue « Batya » pour tous, a eu l’idée de commencer une oeuvre pour des enfants défavorisés ou en échec scolaire en Israël. Aujourd’hui, cette oeuvre représente plus de 100 établissements scolaires et/ou éducatifs dans le pays, totalisant 27 000 élèves. Parmi eux, de nouveaux immigrants d’Ethiopie, d’Argentine, de France et d’ex-URSS. Des classes spécialisées pour des enfants autistes, une école pour adolescents avec handicap mental, des écoles primaires, des lycées techniques, des lycées pour élèves de très haut niveau, des homes d’enfants, des villages pour délinquants… tous les enfants d’Israël sont les bienvenus chez AMIT. AMIT permet ainsi aux jeunes Israéliens animés des valeurs juives d’idéal sioniste, de réaliser leur potentiel en renforçant la société israélienne par l’éducation avec une attention toute particulière donnée aux enfants d’origines et de cultures diverses, dans un cadre académique d’excellence.


Réapprendre la famille

Aurélia et Judith

Aurélia (francophone) et son mari sont un couple israélien avec deux enfants ; ils ont décidé de devenir des parents de substitution pour quelques années, au sein d’AMIT ; avec leurs enfants, ce jeune couple a accepté de s’occuper d’une maisonnée… de 19 adolescentes ! C’est le concept du Village : permettre à des jeunes en difficulté de retrouver le sens de la famille, de la discipline, du service, du dialogue, et même de la foi, tout en étudiant avec des professeurs prêts à donner des leçons particulières. Il existe dans ce Village, douze maisonnées – quatre pour des jeunes filles, huit pour les garçons.

Le village offre l’environnement idéal permettant à ces jeunes de s’épanouir : dans un cadre familial, avec des activités extra-scolaires – guitare, danse, sport, poterie, cinéma, etc… – le village offre un enseignement scolaire et professionnel donnant aux jeunes les meilleures chances de redémarrage dans la vie, et une parfaite intégration sociale. Il va sans dire que chacun et chacune apporte sa contribution au pays, en faisant le service militaire à Tsahal.

Au village AMIT, où la discipline est requise, il est même permis d’être juge, tout en sachant que l’on peut également être jugé pour ses propres fautes ; c’est le « tribunal » du Village qui gère ces problèmes, un tribunal dont tous les jeunes sont acteurs, avec sérieux.


« Mon village, c’est ma maison »

Au temps où l’Occident démolit le concept familial pour contenter la « mode » d’une parenté homosexuelle, dans une société où la charia’islamique est en train de remplacer la civilisation judéo-chrétienne, Israël va à contre-courant par des « réseaux éducatifs d’excellence » comme AMIT. Le modèle biblique demeure le vrai modèle pour toute société équilibrée et épanouissante. Avec AMIT, des enfants désorientés se restructurent au travers du modèle de la famille au sein de la communauté, et retrouvent équilibre et foi.


En fin de compte, la vision d’AMIT est de redonner à chaque enfant l’estime de soi, de lui montrer qu’il est important, qu’il a sa place dans ce monde, et qu’il est aimé.

Ainsi apprendra-t-il également :

– A vivre en famille et en communauté,

– A servir, en étant bénévole auprès d’organisations caritatives et/ou auprès d’handicapés,

– A s’auto-discipliner, et à être fier de sa citoyenneté israélienne,

– A se former utilement pour contribuer au bien-être de la société,

– Finalement, à croire et espérer en un avenir meilleur pour l’humanité, où D.ieu a une place certaine.


Pour plus d’information, et si vous souhaitez aider et soutenir financièrement le réseau AMIT, allez sur leur site : http ://amitchildren.org/.

Vous pouvez également joindre Nico SPRECHER (054 435 4887) et Clément BOUHNIK (050 343 6012), qui sont volontaires (francophones) à AMIT.



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