Archives pour mai, 2019

Montons au Golan

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 19 mai 2019
 

Le Golan, un territoire israélien

Lors d'une virée avec le groupe "Hashorashim" (retrouver les racines), nous avons pu apprécier "les hauteurs du Golan" dont parle la Bible. Le Golan, c'est une trentaine de yishouvim, de villages juifs, et des communautés druzes, des fermes – le "pays des cow-boys" – des vergers, des vignes et du bon vin, mais également la découverte d'anciennes synagogues et donc d'une présence juive. 

Le plateau du Golan culmine à plus de 2 000 mètres et domine la Galilée. C'est un véritable château d'eau avec de nombreuses cascades, et un lieu stratégique pour Israël, particulièrement avec le Mont Hermon – dans le psaume 122, le roi David parle de "la rosée du 'Hermon qui descend comme l'huile sur la barbe d'Aaron…" – représentant "les yeux d'Israël". 

En 1967, alors que les Syriens menaçaient de ses mitrailleuses et ses roquettes les kibboutzimautour du Kinneret, les soldats israéliens éliminèrent cette menace avec la victoire de "la guerre des Six-jours". Israël a annexé le Golan en 1981 ; aujourd'hui le Golan est sous souveraineté israélienne.

 

Les pionniers juifs au Golan

Des pionniers juifs sont venus dès la fin du XIXe siècle, tandis que le baron de Rothschild et des sionistes achetaient des terres sur le Golan, à l'époque sous domination ottomane. 

Il y a 2000 ans, Flavius Josèphe relatait dans "la Guerre des Juifs" le siège et la prise par les Romains de la forteresse de Gamla dont les habitants ont préféré se suicider plutôt que se rendre aux Romains. Si le site ne fut pas réoccupé, la présence juive a perduré sur le Golan pendant les périodes romaines et byzantine notamment à Qatzrin.  

 

Des sionistes chrétiens

Avant le début de l'aliyah juive et avant l'affaire Dreyfus, un chrétien né au Cap, Sir Laurence Oliphant (1), reçut de Dieu la pensée de l'imminence du retour des Juifs sur leur terre.

En 1879, Oliphant partit pour la Palestine, où il implanta des colonies agricoles juives. En outre, il voyait dans ces implantations un moyen d'atténuer les souffrances des Juifs en Europe subissant les pogroms. Oliphant se rendit à Constantinople dans l'espoir d'obtenir un bail sur la moitié nord de la Terre Sainte et notamment sur le Golan, pour y installer un grand nombre de Juifs. Il ne voyait pas cela comme une tâche impossible compte tenu du grand nombre de chrétiens aux États-Unis et en Angleterre soutenant ce plan. Avec cet apport financier, Oliphant amassa suffisamment de fonds pour acheter des terres et installer les réfugiés juifs en Galilée.

 

Tiyoul au Golan avec Hashorashim

Au cours de notre périple sur le Golan la semaine passée, nous avons vu les restes d'anciens villages juifs – 34 synagogues ont été découvertes – des villages qui par la suite ont été habités par des Syriens et les Druzes. Durant la guerre des Six-jours, les Arabes ont fui comme les Égyptiens dans le désert, et comme beaucoup d'Arabes sur les conseils des dirigeants arabes, pensant la victoire acquise. 

Va-t-on raconter qu'Israël a volé le Golan et que le peuple juif vole la terre aux Arabes ?… – Non, car déjà cette terre faisait partie de l'héritage donné par Dieu, mais également, Israël l'a obtenu par le sang dans une guerre défensive, par la bravoure de ses soldats et avec le concours de son Dieu – de nombreux miracles ont eu lieu là dans les combats de chars.

En 2014, la population du Golan était estimée à 22 000 Druzes, et 30 000 israéliens vivant dans 35 implantations. De nombreux Druzes ont pris la nationalité israélienne et sont dans Tsahal.

 

Ein Keshatot (la source aux arches) est une preuve de l'existence juive sur ce territoire. Oliphant fait partie de ces hommes qui ont découvert ces restes de villages, et le professeur Haïm Ben David, de nos jours, a pu avec l'aide des technologies modernes, reconstruire la Synagogue de ce village –  on y a une vue magnifique sur le Kineret et la vallée. 

Comme le souligne la guide à Ein Keshatot, passionnée du Golan depuis 40 ans : "Que les Juifs viennent nombreux pour ré-habiter les villages anciens et faire revivre le Golan !"

Le prophète Amos l'écrivait il y a 2800 ans : "Ainsi parle l'Eternel ton Dieu : Je ramènerai les captifs de mon peuple, Israël, ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes (venez goûter l'excellent vin du Golan !)... Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus arrachés du pays que Je leur ai donné. " (Amos 9:13-15).

Gérald & Sophie

 

(1) Oliphant et son épouse Alice se sont installés en Israël, partageant leur temps entre une maison de la colonie allemande à Haïfa et une autre dans le village druze de Daliyat al-Karmel, au mont Carmel. Le secrétaire d'Oliphant, Naftali Herz Imber, auteur de l'hymne national israélien, Hatikva , vivait avec eux.

 

 

Une jeune nation, un peuple millénaire

pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 8 mai 2019
 

Israël fête ses 71 ans d'existence !

Israël est unique pour tellement de raisons ; l'une d'elles est de consacrer des temps forts pour se souvenir des Juifs assassinés durant la Shoah, puis pour se souvenir de ses soldats morts pour la défense du pays, et des civils (et soldats) tués lors des attentats, avant finalement de pouvoir fêter dans la joie la création de l'Etat hébreu à Yom Haatsmaout – la fête de l'Indépendance le 14 mai 1948.

« Un total de 23.741 hommes et femmes ont été tués en défendant la terre d'Israël depuis 1860, et 3.150 sont des victimes civiles israéliennes qui ont péri dans des attentats.C'est le lourd tribut payé pour l'Indépendance. En ce jour (du souvenir), la nation entière se souvient de sa dette et exprime une reconnaissance éternelle à ses fils et à ses filles qui ont donné leur vie pour la réalisation de l'Indépendance du pays et de son existence continue » (ambassade d'Israël à Paris).

Yom HaZikaron (jour du souvenir) a été instauré en Israël en 1951 par le Premier ministre et ministre de la Défense de l'époque, David Ben Gourion, qui l'a inscrit le jour du 4 Iyar dans le calendrier juif, la veille du Yom Haatsmaout.

 

Ne pas tomber dans le piège de Gaza 

Alors qu'Israël déplore de nombreux blessés et la mort de 4 civils, après l'attaque du Hamas et du Djihad islamique ayant lancé 750 roquettes et missiles ces derniers jours, Israël n'est pas tombé dans le piège mortel de Gaza. 

Mark Dubowitz, directeur général de la Fondation pour la défense des démocraties, qui préconise une ligne dure sur l'Iran, a déclaré avoir entendu parler d'un «pic» dans la transmission de renseignements, au cours des derniers jours concernant des attaques planifiées. Selon ces renseignements, "l'Iran a donné le feu vert aux missiles de Gaza lancés par le Hamas et le mouvement allié Djihad islamique. Les frappes visaient à "accrocher" les forces israéliennes et à créer une crise pour détourner l'attention des plans réels des IRGC contre les États-Unis et Israël", a-t-il déclaré, évoquant l'élite des gardiens (IRGC) de la révolution (jforum.fr).

 

"La force du sionisme est son humanité"

C'était une des paroles du président d'Israël Reuven Rivlin lors de la cérémonie de Yom Hazikaron hier soir, devant le Mur occidental (Kotel). Un autre discours fut donné par le chef d'état major (Ramatkal) Aviv Kochavi, rappelant l'importance de ramener "à la maison" coûte que coûte les dépouilles des soldats morts sur le champ de bataille. 

Quelle émotion en entendant cette sirène pour une minute de silence ! C'est tout un peuple qui se tient debout en mémoire de toutes ses victimes. C'est le prix payé pour l'Indépendance d'Israël, que le peuple juif paye encore aujourd'hui, en comptant également les Druzes, les Arabes ou les Bédouins qui sont dans l'armée de Tsahal. C'est dans la souffrance de ces pertes humaines que résident en Israël l'unité et le vrai désir d'une paix qui semble insaisissable.

Si l'armée d'Israël est aujourd'hui une des meilleures du monde, exigeant du gouvernement un budget élevé (pour rester la plus forte), c'est au détriment du soutien social que tout pays doit à sa population. On doit comprendre que cette armée n'a pour but que de défendre son pays, et que, si Israël perdait une seule guerre, ce serait la fin d'Israël. Mais cela n'arrivera pas !


"Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause !"

C'est la prière du chef de la louange Asaph, selon le Psaume 74, qui prie ainsi, suppliant Dieu : "Jusqu'à quand, ô Dieu, l'oppresseur outragera-t-il, l'ennemi méprisera-t-il ton nom ?". Car tout celui qui porte la main contre l'oint de l'Eternel, Israël, porte la main contre Dieu. C'est une guerre spirituelle à laquelle est confronté l'Etat hébreu.

Il faut comprendre que, malgré toutes les bénédictions qu'apporte ce petit pays/peuple au monde, au travers des découvertes médicales, scientifiques, agricoles, etc…, le monde ne cesse de vouloir sa destruction. L'ennemi de nos âmes met tout en oeuvre, en ces derniers temps que nous vivons, pour empêcher la venue du Messie-Roi qui apportera paix et justice à toute l'humanité. 

Israël est au coeur de ce combat de dimension cosmique ! Les prophètes ont prédit cela… Daniel, Esaïe, Ezéchiel, Jérémie, Zacharie, mais également Jean et d'autres témoins. Pour tout croyant dans le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, nous voyons qu'il n'y a pas d'autre choix que de prier comme le chantre Asaph : "Ô Dieu, lève-toi, et défends ta cause !". 

'Hag 'Atsmaout samea'h