Pasteur Gérald Fruhinsholz le 31 juillet 2009 Israël a-t-elle oublié cette tragédie vécue il y a seulement quatre ans ?... Nous n'étions que quelques milliers à Kissoufim, ce 28 juillet, pour la commémoration des 4 ans de l'Evacuation du Goush Katif. La plupart de ces participants étaient des familles et des jeunes gens, malgré tout heureux de se retrouver, quand de nombreuses familles sont dispersées dans le pays.
Merci à Sara Brownstein et son équipe et l'organisation « Strategic Keys Planning », ayant programmé ce tioul (l'excursion) nous permettant une visite guidée avec deux journalistes spécialistes du sujet - Mickaël Blum et Benjamin Adjaj. Nous étions une quinzaine de Francophones près de ces lieux mémorables qui ont vu la destruction de superbes implantations. Une vie florissante a disparu du paysage et nous savons qu'à présent rien n'y pousse. Les Palestiniens n'ont tenu aucun compte de ce cadeau princier, ayant détruit les magnifiques synagogues de même que les serres qui auraient pu encore être utilisées. Certaines ont été rachetées par des mécènes pour être données aux ouvriers palestiniens, mais c'est oublier la haine du Hamas ne voulant rien accepter d'Israël et qui a tout saccagé.
« Ils me haïssent sans cause ; ils sont puissants, ceux qui veulent me perdre, qui sont à tort mes ennemis. Ce que je n'ai pas dérobé (la terre), il faut que je le restitue » - Psaume 69:5 Car, il faut le dire, l'évacuation de ce territoire n'aura servi à rien, si ce n'est à ouvrir la porte à une autre organisation terroriste. La paix n'est pas là, les Qassams continuent de pleuvoir et les terroristes ont le champ libre à présent pour tirer de plus près sur les villes israéliennes comme Sdérot ou Ashkelon. Laurence Beziz, pionnière à Neve Dkalim Laurence et son mari étaient agriculteurs à Nevé Dkalim depuis 19 ans. Laurence fait à présent tous ses efforts pour que l'on n'oublie pas le Goush Katif. Relogée sur le site de Nitsan, au nord de Gaza, elle attend comme la plupart, de retrouver une maison comme celle qu'elle possédait avant. Pour toutes les 1.800 familles, ce sont des "caravillas" qui sont à présent leurs demeures - des sortes de mobil-homes. Nombreux sont ceux qui n'ont pas retrouvé de travail ; les enfants ont été dispersés et ont toujours du mal à se rééquilibrer, le traumatisme est profond.
Ariel le pépiniériste
A Yad Binyamin, nous avons pu visiter les serres d'Ariel. Ariel, francophone, est parmi les rares à avoir pu retrouver le même métier, à savoir pépiniériste. Mais ayant perdu sa clientèle, Ariel a dû recommencer à zéro, et il livre à présent ses plants dans tout Israël. Ariel a gardé des contacts avec ses anciens amis palestiniens qu'il appelle au téléphone de temps en temps. Mais s'il sait que de nombreux Arabes n'ont pas de problèmes à cohabiter et travailler avec des Israéliens, il a conscience que personne parmi eux ne tentera de se révolter contre les autorités, que ce soit l'Autorité Palestinienne ou le Hamas. De Yamit à la Judée-Samarie... Le sujet est grave. En 1982, les 18 implantations de Yamit (au sud de la Bande de Gaza) ont été détruites du temps de Menahem Begin pour plaire aux Egyptiens : 4.300 pionniers ont été déracinés. En 2005, ce sont plus de 8.000 personnes qui ont dû quitter le Goush Katif. Aujourd'hui, les Etats-Unis et l'Europe mettent la pression pour l'évacuation de la Judée-Samarie (300.000 pers.), interdisant toute nouvelle construction ! C'est la guerre... L'ennemi est au dehors mais également à l'intérieur, tant « l'esprit pionnier » est dévalorisé. C'est cet esprit pionnier qui animait Caleb et Josué. La terre attend... d'être habitée
La terre d'Israël est l'objet d'une grande bataille - c'est la terre de D.ieu - et si les différentes guerres ont permis à Israël d'agrandir son territoire, nous voyons que l'ennemi remporte lui aussi des victoires : Jéricho, Hébron, Bethlehem, Sichem, Gaza... et une partie de Jérusalem que le monde veut séparer.
La terre est intrinsèquement liée à Israël à tel point que D.ieu l'appelle 'Hephsiba - « Mon plaisir en elle » : « On ne nommera plus ta terre désolation ; mais on t'appellera mon plaisir en elle ('hephsiba), et l'on appellera ta terre épouse ; Car l'Eternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux » - Esaïe 62 :4. "'Hephsiba", la terre d'Israël, attend d'être habitée ! Bienvenue à tous ses habitants, l'Epoux vient ! Laurence Beziz n'attend qu'une chose, c'est de revenir dans le Goush Katif, mais dit-elle : « Pas à n'importe quel prix ! Nous viendrons là si tout le peuple juif est avec nous ! ». Le peuple juif a besoin de se solidariser autour des Pionniers et défendre toute implantation menacée. C'est l'avenir d'Israël... Transmettre l'esprit pionnier
Ariel le pépiniériste nous a montré un plant minuscule. "Avec une seule planche, dit-il, j'ensemence tout un champ". Ariel livre dans tout le pays ces jeunes plants destinés à faire fructifier la terre. Dans le Goush, les jeunes gens mineurs représentaient 5.000 âmes et cette jeunesse représente l'avenir d'Israël, c'est la dernière génération. C'est elle qui va « ensemencer » la terre d'Israël, ce sont ces jeunes dans lesquels habitent l'esprit pionnier et l'amour de la terre et sur qui D.ieu compte. Les « mitna'halim » (ceux des implantations) sont précieux aux yeux de D.ieu. Des affichettes pour l'indépendance d'Israël ont été écrites[1] : « La communauté internationale ne veut pas de nous ici et nous répondons en renforçant notre lien à la terre et en érigeant de nouvelles communautés. Il y a 63 ans, un esprit pionnier est apparu et, en une nuit, 11 nouvelles localités ont été construites dans le Néguev. Ici et maintenant, en établissant de nouvelles communautés en Judée-Samarie, nous allons remettre Israël sur le chemin de l'indépendance, créer une force nationale et se lever contre la pression internationale ». Que le peuple d'Israël se lève pour soutenir ces héros de la terre... [1] JPost.Fr - 27 juil 09. Photo JPost.

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