Pasteur Gérald Fruhinsholz le 16 juin 2009 Après le discours du Président Barack Obama le 4 juin au Caire, chacun attendait impatiemment le discours de « Bibi » - Binyamin Netanyahou, Premier Ministre Israélien, comme une réponse. Il eut lieu dix jours plus tard, ce 14 juin 2009. « Le discours de Netanyahou est un coup mortel porté à la paix » a annoncé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Mais pour le Président Barack Obama, c'est « un pas important en avant ». L'Union européenne a aussi félicité le chef de l'Etat hébreu pour son discours dans lequel il s'est engagé, sous condition, à la création d'un Etat palestinien. ''Selon moi, c'est un pas dans la bonne direction'' a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne. Bernard Kouchner, notre ministre français des Affaires étrangères, a salué la déclaration du Premier ministre israélien soutenant « l'idée de deux Etats ». Ce discours était capital et Benyamin Netanyahou a beaucoup consulté afin de savoir jusqu'où il pouvait aller sans risquer de faire éclater sa coalition, tout en satisfaisant les exigences américaines et les attentes européennes. La pression est énorme sur les épaules de Bibi, et nous sommes heureux qu'il ait « tenu bon ». Quelles concessions le Premier Ministre israélien a-t-il fait pour obtenir un satisfecit des nations, notamment des USA et de l'Europe et quelle est globalement la teneur de son discours ?
- Bibi a accepté l'idée d'un Etat palestinien, soulignant cependant que celui-ci devra être démilitarisé. Il estime que l'Etat juif ne peut vivre côte à côte avec un nouvel Etat palestinien s'il doit redouter continuellement des attaques des Palestiniens. - Il a exigé par contre la reconnaissance formelle d'Israël, comme Etat juif. La reconnaissance de l'autre n'est-elle pas la moindre des choses pour commencer un dialogue ?... Israël est la seule terre pour le peuple juif et de même qu'il y a de nombreux Etats islamiques, il peut y avoir un Etat juif dans le monde. - Il a déclaré aussi que Jérusalem sera la capitale unie et éternelle d'Israël et a rejeté le droit au retour des réfugiés palestiniens. Jérusalem et Israël sont liés indéfectiblement dans la Bible, alors que le Coran ne mentionne pas une fois le nom de Jérusalem. Là aussi, la condition est légitime. - Le premier ministre enfin n'a pas renoncé à « la croissance naturelle » dans les principaux blocs d'implantations en Judée-Samarie, permettant à ces communautés de continuer à se développer. Il a dû malgré tout concéder l'arrêt de toute nouvelle implantation. « Un Etat juif »
L'expression n'est pas nouvelle. Théodore Herzl, au Congrès de Bâle en 1897 a parlé d'un « Etat des Juifs ». Lord Balfour en 1917 a appelé de ses voeux « un foyer national juif ». Ben Gourion enfin, le grand leader israélien, a écrit dans sa « Proclamation d'indépendance d'Israël » tenant lieu de Constitution, le 14 mai 1948 : « Nous proclamons la création de l'Etat juif en Palestine qui portera le nom d'Etat d'Israël ... L'Etat juif sera ouvert à l'immigration des Juifs de tous les pays où ils sont dispersés ; il veillera au développement du pays au bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix ainsi que cela avait été conçu par les prophètes d'Israël... nous demandons aux habitants arabes de l'Etat d'Israël de préserver les voies de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l'Etat... ». La terre, héritage de Dieu pour Israël Combien Bibi a raison de se battre au sujet de la terre ! « Je donnerai ce pays à ta postérité », c'est la première promesse de D.ieu à Abraham (Genèse 12). Plus de mille fois dans la Bible, le verbe « donner » apparaît, le plus souvent en rapport à la terre. Il est étonnant que le discours de B. Netanyahou (nom qui signifie «D.ieu a donné») ait été lu en même temps qu'est lue dans le monde juif la parashachla'h lekha sur l'entrée des explorateurs en Canaan : « Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan, que JE donne aux enfants d'Israël » - Nombres 13. La terre de Canaan est l'héritage de peuple juif depuis toujours. Le terme héritage, en hébreu, c'est na'hal, et les pionniers (appelés à tort « colons ») ce sont les mitna'halim. La Judée-Samarie, précisément là où Abraham a séjourné, est l'héritage d'Israël - ce sont « les montagnes d'Israël », le cœur du pays. Manifestement, le Hamas, le Fatah et leurs leaders n'accepteront jamais les conditions données par Binyamin Netanyahou pour un Etat palestinien... parce qu'ils veulent tout. Mais Israël doit rester uni et solide sur ces conditions posées par le Premier Ministre, car les pressions ne manqueront pas. Le principe de « La terre pour la paix » est un concept diabolique, car même 99% du territoire ne suffirait pas pour l'Islam. Il faut la terre complète et de préférence... « judeinrein », sans Juif. « Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : JE lève ma main ! Ce sont les nations qui vous entourent qui porteront elles-mêmes leur ignominie. Et vous, montagnes d'Israël (= Judée-Samarie), vous pousserez vos rameaux, et vous porterez vos fruits pour mon peuple, Israël ; Car ces choses sont près d'arriver. Voici, JE vous serai favorable, JE me tournerai vers vous, et vous serez cultivées et ensemencées » - Ezéchiel 36 :7 'Hazaq ve'amats - « Fortifie-toi et prends courage Israël », et que montent les prières pour une protection particulière pour le Premier Ministre de l'Etat d'Israël Binyamin Netanyahou.
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