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    Actualité 2008

Il y a 3 ans, le 17 août 2005… - 17/08/08

 

Pasteur Gérald Fruhinsholz,
Le 17 août 2008

Aujourd’hui est un jour anniversaire – un jour triste pour Israël et un « déménagement » pour nous. Il s’agissait à la fois du retrait complet des pionniers juifs d’une terre d’Israël et de notre arrivée en famille à Jérusalem, le 17 août 2005.

 
Le désengagement du Goush Katif
Le « désengagement » est un événement dramatique unique dans l’histoire d’Israël, celui de  l’évacuation d’une région de pionniers juifs par la police et l’armée israélienne. L’événement était unique par sa dimension – 9 000 personnes déracinées, destruction des maisons et des communautés florissantes dans la Bande de Gaza, appelée le Goush Katif. Les synagogues furent elles détruites sauvagement par les Arabes, de même que les serres qui employaient des Palestiniens. Ce retrait unilatéral n’a fait que conforter le Hamas porté alors au pouvoir, à l’idée que sa stratégie de guerre d’usure et d’attentats était payante. Sdérot et les autres localités reçoivent toujours leurs lots de roquettes et Gaza s’est réarmée massivement avec la disparition du contrôle israélien.

ImageLe constat le plus difficile est le bilan humain concernant les familles réfugiées : « Trois ans[1] après l’évacuation des localités juives situées dans la bande de Gaza… un sondage plutôt alarmant, décrit auprès de cette population, des situations financières, physiques et mentales des plus préoccupantes. Trois ans après cet épisode douloureusement vécue par la société israélienne, une enquête montre que rares sont les évacués du Goush Katif pour qui la situation actuelle est bonne. 81 % d’entre eux vivent encore dans des habitations temporaires, indique ainsi le sondage de l’institut Maagar Mohot […] »

 
Notre arrivée en orange
Sans le vouloir, lors de notre arrivée à l’aéroport Ben Gourion, mon épouse« arborait » une robe orange. C’était la couleur des sympathisants des « colons » juifs du Goush Katif. Le ton était donné, car en tant que croyants, nous partagions la douleur et la terrible déception de tous ceux qui avaient donné de leur vie, et fait de cette bande de sable, une économie prospère au sein des belles communautés de vie.  

Nous vivons actuellement à Jérusalem, volontaires dans une grande organisation caritative, Hazon Yechaya, notre fils étant bénévole à Sheqel à Talpiot auprès de handicapés. La situation de volontaires est un peu inconfortable, comme pour beaucoup de volontaires désirant soutenir Israël. Notre statut de « touristes » ne nous permet pas de rester plus de trois mois, et les visas temporaires[2] sont de moins en moins donnés par le Misrad Hapnim/le Ministère de l’Intérieur. Une nouvelle loi préconise que l’on ne pourra bénéficier d’un visa de volontaire plus de deux ans et qu’un touriste ne peut rester dans le pays plus de 6 mois/an. Actuellement, des dizaines de chrétiens évangéliques travaillant dans des organisations reconnues sont obligé de quitter le pays, sous 15 jours, après expiration de leur visa. Cela signifie quitter un appartement en bradant tout le mobilier, après plusieurs années de vie.

Pourtant, nous-mêmes savons que notre place est ici, à Jérusalem. Israël a besoin d’amis désintéressés, et de nombreux chrétiens sionistes ressentent cette urgence de venir aider Israël. Nous avons quitté la France comme pour une aliyah, laissant notre pays derrière nous. Nous croyons que D.ieu est dans ce projet car la Bible encourage les étrangers à se joindre à Israël, comme le disent les prophètes : « Car l’Eternel aura pitié de Jacob, Il choisira encore Israël, et Il les rétablira dans leur pays. Les étrangers se joindront à eux, et ils s’uniront à la maison de Jacob » - Esaïe 14.1

 
La Judée-Samarie, un nouveau retrait ?...
Alors que le déracinement des Juifs du Goush Katif a laissé un goût amer dans la population, se dessine un autre projet bien plus grand – cela touche 250 000 personnes faisant partie des habitants de ce que le monde appelle la Cisjordanie, et bibliquement les montagnes de Judée-Samarie et du Golan.

Selon une source de l’AFP, « Le premier ministre israélien Ehud Olmert a proposé au président palestinien Mahmoud Abbas un projet d'accord prévoyant un retrait de 93% de la Cisjordanie, affirme le quotidien Haaretz. Olmert a soumis lors d'une de ses rencontres avec Mahmoud Abbas un projet d'accord "de principe" détaillé portant sur les frontières d'un futur État palestinien, sur le sort des réfugiés palestiniens et sur des arrangements de sécurité. Ce document prévoit un retrait israélien de 93% de la Cisjordanie… ».

Selon Guysen News du 12 août, « … selon l'accord de principe proposé par Israël et refusé par l'Autorité Palestinienne, 70 000 israéliens vivant en Judée-Samarie et habitant 74 localités auraient du être évacués de cette région ». L’évacuation de 70 000 personnes prévues, c’est huit fois plus important que le retrait du Goush Katif ! Il semble que Mr Abbas ait refusé cette offre d’Ehud Olmert, comme Yasser Arafat avait refusé celle de plus de 90 % de la Cisjordanie dans le partage proposé par Ehud Barak.

Peut-être faudra-t-il dire « merci Seigneur » pour ces refus réitérés…

 
Un fils du Hamas converti
Un article du journal Haarets[3] l’a écrit : le fils d’un important membre du Hamas en Judée-Samarie, Massab Yousef, s’est converti au Christianisme et sa haine pour Israël a disparu. Il vit aujourd’hui aux Etats-Unis et parle à visage découvert. Dans une interview, Yousef parle de sa famille, de son séjour en prison, de la cruauté des membres du Hamas et de la corruption de ses dirigeants. Massab Yousef, âgé de 30 ans, a grandi dans une famille très pratiquante. Son père, le sheikh Hassan Yousef, est un des principaux dirigeants du mouvement islamiste palestinien.

Voilà ce qu’il pense d’une éventuelle paix avec le Hamas et les Palestiniens : « Vous autres, les Juifs, devez savoir que jamais, au grand jamais, vous ne ferez la paix avec le Hamas. L'islam, en tant qu'idéologie qui lui sert de guide, ne leur permet pas de conclure un accord de paix avec les Juifs. La tradition [musulmane] enseigne que le prophète Mahomet a combattu les Juifs, aussi ils doivent poursuivre le combat jusqu'à la mort… Du point de vue du Hamas, la paix avec Israël est contraire à la sharia et au Coran, car les Juifs n'ont pas le droit de rester en Palestine ».

Pour Massab Yousef, tout signe israélien de faiblesse encourage le Hamas et les Palestiniens à poursuivre leur combat et notamment les attentats-suicides. « Les failles dans votre capacité de résistance nous ont encouragé et ont prouvé que les attentats-suicides étaient une arme efficace. Le plan de retrait d'Ariel Sharon [de Gaza] était une grande victoire, découlant de nos opérations. Une des meilleures preuves à nos yeux de la crise de la société israélienne découlant des attentats suicides était le phénomène de l'insoumission dans Tsahal… C'est pourquoi nous avons poursuivi les attentats… la seule chose qui a mis fin [provisoirement] aux attentats était la riposte de Tsahal contre les chefs du Hamas ».

« Car je connais les projets que J’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, 
afin de vous donner un avenir et de l’espérance.… » - Jérémie 29.11

 Le D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob aura le dernier mot…

 

[1]Blog Terre d’Israël – « Trois ans après », Par Hélène David pour Guysen International News
[2] La fille d'Ahmed Qoreï, le chef de l'équipe palestinienne de négociations avec Israël, a obtenu une carte d'identité israélienne avec l'aide de la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni… (Guysen.International.News)
[3] Cet article a été relayé par le blog « vu de Jérusalem ». 

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