Pasteur Gérald Fruhinsholz, le 18 août 2007
Cela fait deux ans, depuis le 17 août 2005, que nous sommes arrivés en Eretz-Israël… Nous avons vu le soleil se coucher au départ de Paris et sur la montée de Jérusalem, il se levait !... Curieusement, pour ce voyage, Sophie avait revêtu une robe orange. C’était prophétique, nous ignorions alors ce que cette couleur représentait vraiment[1]. Nous ignorions ce que signifiait l’événement inédit et terrible de Juifs chassés de la terre d’Israël par d’autres Juifs, avec ce que l’on appelle « le désengagement du Goush Katif ». Voici l'idée fondamentale du « désengagement », si Israël n'avait pas de partenaire avec qui faire la paix, il devait prendre son destin en main et fixer le tracé de ses frontières unilatéralement. Cette idée séduisante était au cœur de l’approche du précédent premier ministre Ariel Sharon. Chacun aujourd’hui peut constater que le calcul escompté n’a pas vu de résultat probant, puisque ce sacrifice humain, économique et spirituel n’a pas changé la situation et n’a pas apporté la paix. Bien au contraire, les roquettes Qassam continuent de tomber sur les villes israéliennes, et Gaza avec la venue du Hamas ne cesse de s’armer pour devenir une forteresse de plus en plus menaçante.
Le désengagement du Goush Katif
Deux ans après, on ne peut pas fermer les yeux sur ce que sont devenus les 8.800 personnes qui s’étaient installés là sur cette bande de terre, pour faire fructifier la terre d’Israël. Qui étaient-ils ? Des familles courageuses, des pionniers, des défricheurs que le monde et les médias appellent à tort des « colons », et qui étaient animés du sentiment sioniste et biblique qui les encourageait à faire revivre une terre vierge, des dunes de sable, tout en donnant du travail à d’autres, ce dont profitaient les Arabes de Gaza. Une amie[2] chrétienne écrivait en février 2007 :
« Les 24 villages de Goush Katif n’existent plus depuis un an et demi, sinon quelques lambeaux de mur ou quelques ferrailles. Mais les villageois ? Mais les 24 communautés groupées autour de leur synagogue, vivant ensemble depuis 35 ans pour certains ? Le désengagement a réussi, si l’on veut...les gens sont tous partis, de gré ou de force. Cela grâce à une méticuleuse préparation des soldats et des responsables. Mais force est de constater que l’accueil, l’installation de ces 8 800 femmes, hommes et enfants... sans compter les tombes...n’était que très peu, très mal préparé. Après des mois passés dans des internats, des villages de vacances, des hôtels ou même sous des tentes, tous sont maintenant installés dans des petites maisons préfabriquées, des mobil-homes. A côté de chaque caravane-villa, un container où, depuis un an et demi, sont entassés les meubles, appareils ménagers, et affaires personnelles, souvent très détériorés par le soleil des mois écoulés. » […] Où sont-ils à présent, et que font-ils ? Selon l’article d’A. Brémond, […] « Il n’y a que 45 familles en Judée-Samarie. La majorité de ceux qui sont en Galilée, 167 familles, ont choisi de vivre individuellement en location. Chaque communauté villageoise du Goush sait maintenant où elle va se fixer et reconstruire. Mais à cause des difficultés et retards administratifs aucune construction de bâtiment n’a encore commencé et rares sont les infrastructures mises en place. Combien d’années vont-ils encore rester dans ces logements provisoires, 5 ans, 7 ans ?...
30% du Goush vivait de l’agriculture. En 35 ans, ils avaient développé une haute technologie, exportant leurs produits dans le monde entier pour 100 millions de dollars. Le gouvernement leur avait promis de les installer ailleurs mais rien de définitif n’est encore fait. Pourtant sur les 220 familles d’agriculteurs, 38 ont réussi à réinvestir dans des cultures de géraniums, de légumes ou de plants, en particulier dans la région du Néguev. Sur les 700 familles travaillant dans les affaires, 150 ont retrouvé des emplois. Il y a donc 51% des habitants de Goush qui sont au chômage et sont souvent obligés dès à présent, d’utiliser l’argent qui leur avait été alloué pour la construction de leur logement définitif. » […] Planter en Judée-Samarie, à Maskiyot
Au sein de notre association Shalom Israël, nous avons choisi d’aider les gens du Koush Katif s’installant notamment en Judée-Samarie – le cœur d’Israël. En dehors du fait que la Judée-Samarie fait déjà l’objet de discussions politiques en vue de créer sur cette terre biblique un hypothétique Etat palestinien, nous croyons qu’il est de notre devoir d’aider ceux qui déjà veulent faire vivre cette terre et la font fructifier. La Bible dit : « Je multiplierai, dit l’Eternel, le fruit des arbres et le produit des champs » - Ez.36 :30. A nous d’aller dans le sens des prophéties.
Avec les CFOIC – les Amis Chrétiens des Communautés Israéliennes[3] – nous avons la possibilité d’aider ces personnes qui ne veulent pas s’avouer vaincues et recommencent un travail de défrichage et d’implantation dans les collines de Judée-Samarie. Pour donner un exemple, nous mentionnerons la petite implantation de Maskiyot dans la Vallée du Jourdain : « Shirat Hayam était une petite communauté de bord de mer au Sud du Goush Katif, dans la région de Gaza. Elle a été fondée en 2000, le jour même où eut lieu cet horrible attentat terroriste dans un bus scolaire de Kfar Darom. Cinq ans plus tard tout a disparu, effacé de la surface de l’Israël Biblique. Mais ces gens, des pionniers au cœur brisé, sont vivants et se battent pour garder leur esprit vivant et récréer leur rêve autre part sur cette terre sainte… » La base économique de cette communauté est l’agriculture et l‘un des premiers projets qu’ils ont commencé, avant même que leurs maisons ne soient prêtes, a été de planter tout un verger d’oliviers. A présent, les familles de Maskiyot ont décidé d’étendre leur entreprise agricole. Comme les dattes sont la culture majeure de la Vallée du Jourdain et que ça marche bien, notamment pour l’exportation, le choix logique est de planter un verger de palmiers dattiers. L’importance de ce projet est énorme. Ils comptent sur tous les amis d’Israël.
Chaque palmier-dattier coûte 15 euros. Vous pouvez adresser vos dons à Shalom Israël, en libellant vos chèques à l’ordre de « Shalom Israël – Beit Hatiqvah », et les envoyer à l’adresse suivante (veuillez inscrire « Maskyiot » au dos du chèque) : SHALOM ISRAËL – c/ Mme MANCEAU – 9 av. Gaston Boissier – 78220 VIROFLAY – FRANCE. Un certificat vous sera envoyé directement de la part des CFOIC.
« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où…. Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus attachés du pays que Je leur ai donné, dit l’Eternel, ton Dieu » - Amos 9 :13-15
[1] Les supporters des gens du Goush Katif affichaient la couleur orange [2] Article d’Antoinette Brémont, pour les « Echos d’Israël » : « Que sont devenus les habitants de Goush Katif évacués de la Bande de Gaza ? » - 8 février 2007. [3] Lire l’article « Les Communautés CFOIC », de Sondra Baras, dans notre journal « Sonnez la trompette » n° 65 
Sommaire Actualité 2007 |