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La victoire éclair d’Israël - 10/06/07

 

Pasteur Gérald Fruhinsholz
Le 10 juin 2007

Image« La guerre des Six-jours » est à jamais inscrite dans les annales de l’Histoire. Comment un si petit pays de 3 millions d’habitants, un Etat tout juste créé, a pu tenir tête à une coalition armée représentant 100 millions de Musulmans, et réussir à les vaincre en l’espace de six jours ! Pour ceux qui ne croient pas en D.ieu, voilà une preuve de l’existence de D.ieu… Tsahal est une des meilleures armées du monde, mais numériquement et sur le plan militaire, aucun pays n’aurait pu tenir devant sept armées bien entraînées.


40 ans après, les héros du Kotel…
Qui n’a pas entendu le rapport des ces parachutistes fatigués mais valeureux qui, enfin arrivés devant le Kotel ont pleuré tels des enfants ? Les voilà 40 ans plus tard, les mêmes que sur le cliché mémorable ci-dessus, à raconter l’exaltation de se trouver devant le Mur, après 2000 ans d’exil d’Israël...

 
ImageLe contexte de cette fameuse bataille
Il est important de se rappeler le contexte de ce printemps 1967 tout en précisant qu’Israël n’a jamais été l’agresseur et qu’il n’a rien « occupé », les Jordaniens étant déjà des occupants illégitimes de la Judée-Samarie et de Jérusalem-est depuis 19 ans. C’est le président égyptien Gamal Abdel Nasser qui, le premier, fit un acte de guerre délibéré en imposant le blocus du seul débouché naval d’Israël par le sud, le port d’Eilat. C’est lui qui obligea la force d’interposition de l’ONU à évacuer le Sinaï, celle qui avait maintenu la paix entre Israël et l’Egypte pendant 10 ans.

 
[…] Comment l’Egypte[1] en vint à cette provocation téméraire, c’est une histoire bien compliquée faite d’un dessein agressif, mêlé d’erreurs de communication et, plus fatale encore, de désinformation. L’Union Soviétique avait raconté de façon pressante et fausse à ses clients du Moyen-Orient, la Syrie et l’Egypte, qu'Israël massait des troupes sur la frontière syrienne pour l’attaquer. Israël essaya désespérément de neutraliser cette accusation, en invitant à trois reprises l’ambassadeur soviétique en Israël à visiter le front. Il refusa. Les avertissements soviétiques conduisirent à une cascade de manœuvres chez les Arabes, qui à leur tour conduisirent Nasser, le champion du panarabisme, à une confrontation mortelle avec Israël, dans un Sinaï remilitarisé et un blocus du Sud.

Pourquoi ceci est-il important encore aujourd'hui ? Parce que cette période de trois semaines séparant le 16 mai du 5 juin aide à expliquer la réticence d’Israël depuis 40 ans de restituer les fruits de cette guerre – la péninsule du Sinaï, les Hauteurs du Golan, la Rive Occidentale, et Gaza – en échange de garanties de paix en papier. Israël avait des garanties identiques après la guerre de Suez en 1956, après laquelle Israël évacua le Sinaï en échange d’une force d’interposition de l’ONU, et d’assurances des puissances occidentales d’un libre passage à travers le détroit de Tiran.

ImageTout cela disparut d’un revers de main de Nasser. Pendant ces trois semaines interminables, le Président Lyndon Johnson essaya de préparer en toute vitesse une armada de pays pour lever le blocus et assurer l’ouverture au sud d’Israël. Cet effort échoua lamentablement. Il est difficile de s’exagérer la situation en Israël pendant ces trois semaines. Déjà alliée avec la Syrie, l'Egypte forma un pacte militaire d’urgence avec la Jordanie, l’Irak, l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie, la Libye et le Maroc, qui commencèrent à envoyer des forces pour se joindre à la bataille à venir. Avec des troupes et des blindés massés sur chaque frontière d’Israël, des émissions jubilatoires dans chaque capitale arabe acclamaient la solution finale imminente qui visait à exterminer Israël. "Nous détruirons Israël et ses habitants", proclamait le chef de l’OLP Ahmed Choukheiry, "et pour les survivants – s’il en reste – les bateaux sont prêts à les expulser".

Pour Israël, l’attente était insoutenable et démoralisante. L’armée des citoyens d’Israël devait être mobilisée. Alors que ses soldats attendaient sur les divers fronts que le monde secoure la nation dans le péril, la société israélienne s'était figée, et son économie commençait à être saignée à mort. Le chef d’Etat Major Général de l’Armée, Itzhak Rabin, qui devait plus tard être salué comme un héros de la guerre, et plus tard encore, comme un martyr de la paix, eut une dépression nerveuse. Il était arrivé à un point d’incapacité allant jusqu’à l’incohérence, du fait de la tension insupportable de l’attente, avec la survie de son pays en balance, sachant qu’attendre trop longtemps permettrait aux armées de 100 millions d’Arabes de frapper en premier un pays de 3 millions d’habitants.

Nous connaissons la suite de l’Histoire. Rabin récupéra à temps pour conduire Israël à la victoire. Mais nous avons oublié l’extrême péril où se trouvait Israël. La victoire a prévalu grâce à une attaque réussie contre les forces aériennes égyptiennes, le matin du 5 juin. C’était un pari osé. Israël envoya le gros des 200 avions de sa force aérienne pour cette mission, totalement exposée à la DCA et aux missiles anti-aériens. S’ils avaient été détectés, et si la force aérienne avait été détruite, le nombre d’avions restant à l’arrière pour défendre le territoire d’Israël – ses villes et ses civils – contre les attaques combinées de 900 avions des forces aériennes arabes était de… 12 !

Nous oublions aussi que l’occupation de la Rive Occidentale du Jourdain n’était pas du tout recherchée. Israël supplia le roi Hussein de Jordanie de se tenir en dehors du conflit. Engagé dans un combat féroce contre l’Egypte numériquement supérieure, Israël n’avait aucun désir d’ouvrir un nouveau front à quelques enjambées de la Jérusalem juive, et à quelques kilomètres de Tel Aviv. Mais Nasser téléphona personnellement à Hussein lui racontant que l’Egypte avait détruit la force aérienne et les terrains d’aviation d’Israël, et qu’une victoire totale était à portée de main. Hussein ne put pas résister à la tentation de se joindre à la bataille. Il s’y joignit. Il perdit.[…]

 
Jérusalem, la ville du Messie
Le pasteur Claude Duvernois était à Jérusalem en juin 67. Il a vu de ses yeux la « nuée de feu » autour de la ville, authentique signe de la prophétie de Zacharie (2 :5) : « Je serai pour elle, dit l’Eternel, une muraille de feu tout autour, et Je serai sa gloire au milieu d’elle ». En se remémorant les exploits d’Israël pendant la guerre des « Six-jours », on ne peut que rendre gloire à D.ieu. L’Eternel des armées était avec Israël et le demeure pour les jours qui viennent et qui s’annoncent difficiles. Depuis toujours D.ieu est avec Israël, mais bien des gens ne veulent pas le croire. Il y a des Juifs qui dénigrent Israël et il y a des chrétiens qui ne seraient pas troublés si le peuple juif disparaissait. Chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais la Bible affirme qu’Israël est « la prunelle des yeux de D.ieu ». Ce n’est pas rien. D.ieu a toujours été fidèle à Ses promesses et Il a toujours le dernier mot. Quand le Messie d’Israël aura établi sa royauté à Jérusalem, les nations viendront L’adorer, et celles qui ne le feront pas se placeront sous le châtiment divin. Israël sera réhabilitée aux yeux de tous, et Jérusalem sera glorifiée.

Israël, tiens bon ! ‘hazaq ve’amats


[1] De Charles Krauthammer - « La valeur des plans de paix ?... du papier ». Adaptation française de Sentinelle 5767.

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