Pasteur Gérald Fruhinsholz, le 29 nov. 06 Israël marque ces jours-ci une date importante de son histoire. Le 29 novembre 1947, l'Onu votait à la majorité en faveur du plan de partage en Palestine qui devait permettre la création de l'Etat juif. Cette décision, accueillie dans l'euphorie dans le pays, a été suivie par la guerre d'Indépendance. Le jeune Etat a en effet dû
faire face aux attaques de ses voisins arabes qui n'acceptaient pas cette résolution. Le Yishouv – la communauté juive – accepte sans condition le plan de partage, tandis que les autorités des pays arabes voisins rejettent ce plan. La conséquence immédiate en sera la guerre israélo-arabe de 1948… Le 29 novembre 1947[1], les Nations unies adoptèrent un plan de partage de la Palestine, devant aboutir à la création de deux États - un État juif et un État arabe. Un régime spécial était prévu pour Jérusalem, qui devait rester sous tutelle internationale. Pour les Juifs de Jérusalem, la pilule était amère. Au plan local, ils étaient de loin la plus importante communauté : selon le dernier recensement en date, celui de 1944, ils constituaient à eux seuls 60% de la population totale (92 000 Juifs sur un total de 152 000 habitants, le solde se répartissant entre 32 000 Musulmans et 28 000 Chrétiens). Sans même évoquer des « droits historiques » qui ne faisaient pas l’unanimité, la seule logique municipale aurait dû conduire à intégrer Jérusalem à l’État juif. Mais les dirigeants sionistes acceptèrent le plan de partage tel qu’il était. Les dirigeants arabes le refusèrent, et dès le 30 novembre la Palestine, Jérusalem comprise, se trouvait dans une situation de guerre civile. La résurrection de la Terre promise En 1867, l'écrivain Mark Twain[2] visita la Palestine. Il décrit « une région désolée dont le sol est suffisamment riche mais abandonné aux mauvaises herbes - une morne et silencieuse étendue. La désolation présente est telle que l'imagination la plus fertile ne pourrait gratifier ce paysage d'un semblant de vie ou de mouvement. Nous n'avons pas vu un seul être humain sur notre trajet. À peine ça et là un arbre ou un caroubier. Même l'olivier et le cactus, derniers amis des sols pauvres, semblent avoir déserté ce pays. Aucun peuple ne l'a considérée comme sa terre, son pays. Elle n'est plus qu'une province lointaine, pauvre et perdue, livrée à des nomades. Les forêts ont disparues, les villes tombent en ruine et pendant des siècles pas une ville nouvelle n'y sera construite. Par qui et pour qui le serait-elle ? » En 1913, le rapport de la Commission Royale sur la Palestine du gouvernement britannique indique : « La route menant de Gaza aux régions du Nord n'est qu'une piste tout juste bonne pour les transports à dos de chameau ou d'âne. Aucun oranger n'y pousse et l'on n'y voit aucun vignoble ou verger avant le village de Yabna (Yavné). Les maisons ne sont que des cases sans fenêtre. Les charrues sont en bois. Les conditions sanitaires des villages sont affreuses. Il n'y a pas d'écoles. La côte Ouest est presque désertique. Il y a peu de villages dans cette région ». « Des siècles d'occupations étrangères[3] avait fait de la Terre d'Israël une terre faiblement peuplée, peu cultivée et négligée, parsemée de collines rongées par les sables de déserts hostiles et de marais où sévissait la malaria. Son système séculaire d'irrigation désagrégé, ses forêts disparues. » Aujourd’hui, 60 ans après sa renaissance, Israël est un pays moderne parmi les plus performants au monde ; les villes bibliques ont été rebâties ; les marais ont été asséchés, la terre ensemencée, les arbres replantés un à un et les forêts reboisées, les oranges de Jaffa sont venues à maturité – « Dans les temps à venir, Jacob prendra racine, Israël poussera des fleurs et des rejetons, et il remplira le monde de ses fruits » Es.27 :6 – les oiseaux sont revenus, comme la pluie, et bien sûr les Juifs de tous les pays. Ce sont les prophéties bibliques que nous voyons s’accomplir sous nos yeux, écrites il y a près de 3000 ans, ce n’est pas rien ! Et pourtant, l’ennemi n’a pas disparu ni les difficultés de vie. Il reste du chemin à parcourir, l’accouchement pour Rachel n’est pas terminé – il y a comme un combat qui dure, celui de Jacob avec l’ange – mais les promesses demeurent, et D.ieu est là : « Il ne sommeille ni ne dort Celui qui veille sur Israël … » - Ps.121. Israël, une terre léguée à Son peuple Il est clair que, même si ce sont les nations qui ont contribué à la création de l’Etat d’Israël, c’est D.ieu qui est l’auteur de cette renaissance, l’ayant prévue et organisée. « 1947 » dans le calendrier des nations, est une date prévue depuis toujours. 1947, c’est évidemment 50 ans, un jubilé, après la déclaration prophétique de Théodore Herzl au Premier Congrès sioniste le 29 août 1897 : « A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif ! Si je disais cela à présent je serais accueilli par un rire universel. Dans 5 ans peut-être, dans 50 ans certainement, la chose sera devenue claire pour tout le monde… ». Herzl, le ‘Prince d’Israël[4]’ a vu juste : 50 après, Israël renaissait en tant que nation !
Je crois personnellement que le 29 novembre - 29/11 -, c’est aussi le rappel de Jérémie 29 :11 : « Car, Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »
Yom houledet saméa’h, Israël [1] « Du Mandat britannique à l’État d’Israël », par Jacques Tarnov [2] « Les innocents à l'étranger », de Mark Twain [3] « Du Mandat britannique à l’État d’Israël », par Jacques Tarnov [4] Expression du pasteur Claude Duvernois, de son livre « Le Prince et le prophète ». 
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