Israël : « un mystère » Il est important de comprendre qu’Israël est un « mystère » qu’il ne convient de ne pas ignorer, comme le souligne l’apôtre Paul - « Je ne veux pas frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez pas comme sages... » - Romains 11:25. Pourquoi l’apôtre donne cet avertissement ? Il savait, je crois, que l’Eglise serait rapidement oublieuse de son origine et qu’elle aurait tendance à penser qu’elle a remplacé Israël. Par trois fois, Paul prévient l’Eglise : « Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui porte la racine (v.18), « Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains ! » (v.21) car 1) si D.ieu n’a pas épargné les branches naturelles (les Juifs), Il ne t’épargnera pas non plus, 2) si tu ne demeures pas dans l’amour (intégrité morale), tu seras retranché ! » (v.22). « Ne vous regardez pas comme sages, considérez le mystère d’Israël » (25) Ne pas intégrer le mystère d’Israël dans notre foi chrétienne est donc une grave erreur, un péché. Comme le dit Jacques, cela ne sert à rien de dire que nous aimons autrui et que nous faisions rien pour lui. Ainsi de dire que nous aimons Israël et que nous laissions Israël sans soutien, alors que cette nation aujourd’hui restaurée a terriblement besoin de soutien. Matthieu 25:31-46 est parlant à cet égard : le Seigneur mentionne Sa venue glorieuse et fait mention clairement d’un jugement qui sera donné à propos de ce qui a été fait ou pas fait « à l’un de ces plus petits de mes frères ». Cette expression dans le passage prophétique de Matthieu 25 semble vraiment désigner le peuple juif. On a à l’esprit ces familles juive durant la dernière guerre fuyant les chasseurs nazis et ayant désespérément besoin d’être aidés, cachés et consolés…. Aujourd’hui, nous voyons en Israël d’autres besoins tout aussi importants - besoins de sécurité, besoins alimentaires pour certains, besoins d’être reconnus et aimés quand le monde entier les accuse de colonialisme et de trouble à l’ordre planétaire… Qui mieux que des chrétiens connaissant les projets de paix à leur égard peuvent mieux leur parler de l’amour de D.ieu, et les aimer comme il convient ? Pour cela, ces chrétiens doivent reconnaître leurs racines hébraïques, comprendre qu’ils ne sont simplement que des branches ayant été greffés sur l’Olivier franc qu’est Israël. Cette attitude n’est en aucun cas du favoritisme à l’égard d’une religion ou d’un peuple. Cette attitude doit s’inscrire dans le cadre de la justice divine, 1) parce que le D.ieu d’Israël nous le commande : « Celui qui bénit Israël est béni, et celui qui maudit Israël est maudit ! », 2) parce que l’amour du D.ieu d’Israël nous y invite, considérant Israël comme sa fiancée - « Je serai ton fiancé pour toujours » - Osée 2:21, 3) parce que c’est un privilège de participer aux projets divins concernant la fin des temps, en investissant notre amour en Israël. Nous avons une dette infinie envers le peuple juif, pour l’avoir persécuté durant des siècles, pour avoir voulu prendre sa place, pour finalement reconnaître que sans lui, nous ne serions rien. D.ieu en effet dans sa grande sagesse, a permis d’aveugler son propre « fils » - le peuple juif - afin que nous, les Goyîm, les non-juifs, qui n’avions aucun droit aux alliances et à la bénédiction divine, puissions y avoir droit : « Par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens » - Romains 11:11 Une terre sainte Le mot ISRAËL est cité 2601 fois dans la Bible, dont 67 fois dans la Nouvelle Alliance. Le mot SION l’est 167 fois, dont 7 fois dans le NT. Le mot JERUSALEM, qui désigne comme Sion la terre d’Israël, est citée 771 fois, dont 142 dans le NT. Cela fait plus de 3500 fois que la nation d’Israël est nommée dans les Écritures sur lesquelles nous basons notre foi chrétienne. Pensons-nous pouvoir faire abstraction de ce pays, de cette terre, de ce peuple ? Le mot CHRETIEN n’existe que 3 fois, dans le NT ! Et il y a tant de mots d’amour de D.ieu envers Israël qu’il est difficile de croire que D.ieu a abandonné Son peuple. D’ailleurs, si le Seigneur n’était pas fidèle à l’égard d’Israël, pourquoi le serait-il envers nous ? Nous avons dans nos enseignements, tellement facilement remplacer le mot « Israël » par « Église » lorsqu’il s’agit des promesses, pourquoi ne le faisons-nous pas lorsqu’il s’agit d’avertissements, de reproches et de menaces ? N’est-ce pas là trop facile et trop injuste ? Venons-en à autre notion qui est la Sainteté. D.ieu, le D.ieu dAbraham, d’Isaac et de Jacob, est un D.ieu saint -qadosh. De même que le peuple juif est une « nation sainte », il est aussi écrit que la terre d’Israël est une « terre sainte » - Adama qodesh ». Ci-dessous Exode 3:5 (et Actes 7:33) et Zacharie 2:12 : « N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte » « L’Eternel possèdera Juda comme sa part dans la terre sainte » Israël est une terre sainte, mise à part. Ce territoire donné en héritage à Abraham et sa postérité appartient en premier lieu à D.ieu. Il y a des frontières précises, définies, et quelques soient les accords des hommes, concernant notamment le problème d’aujourd’hui avec la possibilité d’un Etat palestinien, rien n’empêchera les promesses de D.ieu de s’accomplir. Cependant, il nous appartient de défendre ce qui a été donné de droit comme héritage au peuple juif. Si le Seigneur est notre « avocat », nous pouvons aussi l’être pour Israël : « L’Eternel dit à Abraham : Lève les yeux, et du lieu où tu es, regarde vers le Nord et le midi, vers l’Orient et l’Occident. Tout le pays que tu vois, Je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours » Une vision biblique La terre en Israël est une entité ; on dit : « on va en Erets ». Erets, c’est « la terre », et cela désigne Israël. Erets, c’est plus qu’un territoire, c’est un héritage. Et la Bible dit même qu’elle est « épouse » ! En Esaïe 62:4-5, nous voyons ce passage qui parle de Jérusalem comme d’une princesse - « celle que j’aime, mon plaisir en elle, Ephitsiba ». C’est le regard de D.ieu sur une ville, un regard plein de tendresse. De même, pour la terre, D.ieu parle d’amour. « Jérusalem... on ne t’appellera plus Délaissée ; on ne nommera plus ta terre Solitude ; Tu auras pour nom Celle que J’aime - Ephitsiba (car l’Eternel met Son plaisir en toi) et ta terre se nommera l’Epousée - be’oula » La question vient donc se poser pour nous. Avons-nous les mêmes sentiments que D.ieu Lui-même ? Ne devons-nous pas calquer notre amour sur ce que D.ieu aime ? Le Seigneur a pleuré sur la ville de Jérusalem, parce qu’il savait qu’elle allait être détruite, et ses habitants dispersés. Jérémie avait pleuré aussi, recherchant désespérément des amis consolateurs et n’en trouvant point. Voilà ce que le Seigneur attend de nous aujourd’hui, en plus d’aimer son peuple, un amour pour sa terre, pour ses villes, pour ses collines, ses frontières aujourd’hui menacées. Israël est en danger, menacée d’être anéantie par une bombe atomique. Le Goush Katif a été abandonné pour un peuple qui méprise Israël et Son D.ieu. Tout ce qui a été construit là a été systématiquement détruit et cette terre est devenue une plate-forme pour envoyer des bombes sur les villes israéliennes. A présent, c’est le tour de la Judée-Samarie d’être menacée de « désengagement ». Le Psalmiste dit que des serviteurs peuvent chérir « jusqu’à la poussière » de la ville de Jérusalem. Ne pouvons-nous pas d’autant plus chérir les collines de Judée, les villes d’Israël, les forêts et les vignes du Carmel, ceux du Golan, la beauté du Negev… Tout cela appartient à l’Eternel, légué à Israël. En tant que « greffé » sur l’Olivier franc, je me sens concerné, car si comme chrétien, mon héritage et ma place sont au ciel, je dois aussi considérer l’héritage de « mon frère » juif et en prendre soin. « Tu te lèveras, tu auras pitié de SION, Car il est temps de lui faire grâce : l’heure est venue ! Car tes serviteurs aiment ses pierres, ils chérissent jusqu’à sa poussière... » - Ps.102:14-15 Cet amour de la terre vient en y posant les pieds, en aimant le Seigneur de cette terre et en aimant le peuple juif. Tout est lié. C’est aussi cela, retrouver ses racines. On y retrouve sa véritable identité, en tant que « fils d’Abraham », issus de sa postérité spirituelle. La Parole dit que « c’est l’heure d’avoir compassion de Sion ». Manifestons-la à Israël, aimons son peuple et sa terre ! Pasteur Gérald Fruhinsholz le 13 octobre 06 
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