Pasteur Gérald Fruhinsholz, Le 29 octobre 2006 La semaine dernière à l’hôtel du Mont Sion eut lieu une conférence avec comme titre : « Israël après la guerre du Liban ». Haïm Rosenfeld, directeur de l’« Institut du Temple », avait organisé cette conférence-débat pour laquelle étaient invités des représentants de journaux francophones israéliens[1] afin de faire un résumé global de la guerre du Liban et avoir une appréciation professionnelle des événements. Malgré quelques différences de perception, chacun s’accordait finalement à dire que cette guerre avait été à la fois « un demi-échec » ou « une semi-victoire », certains la considérant aussi comme « une guerre ratée », notamment à cause des objectifs non atteints.
Objectifs non atteints : 1. Faire libérer les soldats – ils sont hélas toujours prisonniers. 2. Faire disparaître la menace des missiles – si les missiles à longue portée ont pu être détruits dès le début de la guerre grâce aux renseignements israéliens, il n’en est pas de même pour beaucoup d’autres et pour le stock déjà en train d’être reconstitué, malgré la présence de la FINUL et de l’armée libanaise. 3. Anéantir le Hezbollah – en tant que « simple » milice (elle est en fait une véritable armée), le Hezbollah a tenu bon face à Tsahal, aux yeux du monde arabe, et Hassan Nasrallah passe à présent pour un grand héros. La force de dissuasion de Tsahal a été ainsi bien émoussée. Amalek n’est pas encore vaincu Israël a un destin « biblique », mais l’ennemi d’Israël qui s’appelle Amalek fera tout son possible pour empêcher ce destin de s’accomplir. Le passage d’Exode 17 est significatif à cet égard : une armée commandée par Amalek veut empêcher Moïse et le peuple hébreu d’arriver en Terre promise. Amalek a l’intention de faire avorter le plan de D.ieu, c’est toujours son but. La bataille est terrible et Moïse est obligé de garder les mains levées vers le ciel tandis que Hur et Aaron le soutiennent. Josué aura finalement le dessus mais Amalek ne sera pas vaincu pour autant[2]. Il y a une vraie analogie avec le dernier conflit de cette année entre Israël et le Hezbollah. Ce conflit n’est pas du même type que ceux avec les nations arabes. Certaines nations comme l’Egypte et la Jordanie qui représentent en fait Ismaël ont su faire la paix même si celle-ci demeure fragile. La paix se fera pleinement avec les peuples arabes lors de la venue du Roi des rois, la Bible disant « qu’il y aura une route de l’Egypte à l’Assyrie ». Les deux frères, Isaac et Ismaël, tous deux fils d’Abraham, s’embrasseront, et la jalousie d’Ismaël disparaîtra. Amalek est de l’engeance du serpent, il doit mordre la poussière et être éliminé. Alors que le roi Saül ne voulait pas tuer Agag, le roi d’Amalek, c’est le prophète Samuel qui vint « le mettre en pièce, devant l’Eternel ». A Tsiklag, lorsque David entendit le soldat amalécite lui annoncer la mort du roi Saül et des fils d’Israël, il ordonna à son garde de le tuer[3]. David avait discerné l’identité du messager : il représentait l’ennemi mortel d’Israël voulant s’attribuer le mérite de la défaite de l’armée du roi Saül. Les Amalek se sont succédés dans l’Histoire pour tenter d’empêcher l’accomplissement des prophéties divines et la restauration de l’Etat d’Israël, le dernier en date étant Hitler. L’esprit d’Amalek s’est mêlé à toutes les guerres et Intifadas qu’Israël a dû subir, et le dernier conflit au Liban a ceci de particulier qu’Amalek s’est dévoilé en la personne de Mahmoud Ahmadinejad et de son lieutenant Nasrallah, aidé de la Syrie. A quoi reconnaît-on un « Amalek » ?
– A sa haine implacable pour les Juifs et l’Etat hébreu. Amalek ne reconnaîtra jamais l’existence d’Israël. Il ne voudra même pas prononcer son nom, car le nom d’Israël possède une puissance en lui-même, pense-t-il à raison, ce nom ayant été donné par D.ieu. Les soldats de Tsahal ont trouvé dans les bunkers souterrains du Hezbollah des livres du Zohar (selon R. Darmon), annotés de commentaires arabes. Les combattants du Hezbollah avaient charge d’étudier « les secrets d’Israël » qu’ils pensaient trouver dans le Zohar. Ils ne les trouveront pas car la force d’Israël est effectivement dans son D.ieu – El Schaddaï. Pourtant, Israël doit savoir qu’Amalek n’a pas dit son dernier mot et que la prochaine confrontation sera plus difficile encore. Israël doit donc tirer les enseignements de ce dernier conflit ‘inachevé’. De plus, Israël doit se réarmer moralement et spirituellement. On peut lire notamment dans Le P’tit Hebdo le commentaire du Rav Schlomo Aviner[4] faisant parler le « Mal » et ses sbires agissant en Israël : « Moi, le Mal, ne me voyez pas comme une créature repoussante, non. Je suis cultivé, poli, intelligent et érudit. Je sais l’art des arguments… Si l’on œuvre ainsi, on arrivera bien à désagréger la nation et à me mettre au pouvoir…». Une victoire bien réelle pour Israël Malgré l’absence de victoire claire concernant le dernier conflit et au-delà des erreurs d’évaluation et des disfonctionnements révélés au cours de la guerre, on peut tout de même dire qu’Israël a remporté la bataille « aux points ». Hassan Nasrallah, malgré l’envoi de plus de 4.000 roquettes, n’a pas fait plier le genou de l’Etat hébreu, et le peuple israélien a été remarquable dans sa résistance et sa solidarité. Dans le désert, Moïse et Josué avaient brisé les reins d’Amalek, et là au Sud-Liban, Tsahal a quasiment anéanti l’arsenal du Hezbollah amassé depuis 6 ans. Nul doute que Nasrallah s’est fait « tapé sur les doigts » pour avoir autant perdu de ses missiles et de ses réseaux de bunkers souterrains. L’effet de surprise en tous cas ne jouera plus pour la prochaine bataille qui se prépare. Pour celle-ci, dès maintenant, il est nécessaire d’affûter ses armes, de préparer son âme et se tourner de tout son cœur vers l’Eternel. C’est le désir de D.ieu. Israël, n’oublie pas ta vocation et ton héritage ; tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux et tu accompliras ton destin - Adonaï Tseva’ot est avec toi. [1] Sur la photo de gauche à droite : Haïm Rosenfeld - Abraham Azoulay – Le P’titHebdo, Dr Hervé Rehby - Vision d’Israël, Pierre-Itzhak Lurçat - L’Enjeu, et Richard Darmon - Israël Magazine. [2] Voir Exode 17 : 8-15 : « Il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek de génération en génération… mais J’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. ». En Deut.25 :17-19, il est demandé à Israël « de ne pas oublier d’effacer la mémoire d’Amalek… ». Sont dévoilées dans ce passage les ruses d’Amalek, qui attaque en traître, par derrière. [3] Dans l’ordre des références : Esaïe 19 :22-25 ; 1 Samuel 15 :33 ; 2 Samuel 1 :15 [4] Du « P’tit Hebdo » : « Le mal traverse une crise »., du Rav Schlomo Aviner : http://www.leptithebdo.net/ Cette formule originale de laisser parler le Mal nous rappelle un certain C.S. Lewis dans le monde chrétien et son ouvrage « La tactique du diable ». 
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