Pasteur Gérald Fruhinsholz, Jérusalem le 13 juin « Que chaque pasteur, chaque chrétien, prenne position pour Israël et transmette le message de ce soir à son pays respectif ».
C’était ce soir au grand auditorium de Jérusalem, le Binianei haHouma, qu’a débuté la conférence du pasteur David Wilkerson qui durera trois jours. La salle était pleine et des chrétiens de toutes les nations étaient présents, enthousiastes. Avec beaucoup et de passion, David Wilkerson, l’auteur du best seller « la Croix et le poignard » nous a exhortés à bénir Israël et à prier pour la paix de Jérusalem – « Il n’y a pas de moment plus critique pour Israël que ces jours-ci. ». Il y a 20 ans, lorsque David Wilkerson vint à New-York, le Seigneur lui avait dit clairement : « Honore Israël et Je bénirai ton assemblée ! ». Et David Wilkerson de résumer les choses : « Un chrétien n’est véritable que s’il aime et bénit Israël ! ». Après avoir passé en revue tout ce que la Parole dit à propos de la nécessité de bénir Israël et de rendre grâce à Dieu pour Son peuple qui nous a transmis les Ecritures, nous a fait connaître les Patriarches, les saintes alliances, et le Messie Lui-même, David Wilkerson a alors posé la question que Paul exprime dans Romains 11 :13 en l’actualisant : « Comment l’Eglise pourrait-elle rendre jaloux Israël aujourd’hui ?... ». Avec émotion, David Wilkerson a parlé de tous les pasteurs, évêques et responsables chrétiens se disant « de Christ » qui s’entêtent à ne pas bénir Israël, et le critiquent. Il a fustigé notamment le matérialisme et la « théologie de la prospérité », qui, selon lui, a terni l’image de la simplicité évangélique. C’est aussi, dit David Wilkerson, la théologie de St Jean Chrysostome qui refait surface et nourrit l’antisémitisme chrétien. Cet évêque du IVe siècle appelé « bouche d’or », l’un des « plus grands Pères de l’Eglise », parlait des Juifs d’une manière odieuse jusqu’à les traiter de porcs : « La synagogue[1] est pire qu’un bordel… c’est l’antre de vauriens et le repaire de bêtes sauvages… le temple de démons se consacrant à des cultes idolâtres ». Cette théologie antisémite a perduré jusqu’à la Réforme[2] et renaît à présent dans le monde chrétien et jusque dans la famille évangélique. Pour David Wilkerson, le « temps des Gentils » s’est achevé en 1967 avec la libération de Jérusalem - la ville de David a été rendue à Israël. Dieu n’a jamais « abandonné » Israël, et, alors que toutes les nations se détournent d’elle, le temps est venu où les chrétiens doivent prendre parti clairement et avec force pour le peuple de Dieu et sa terre. « Israël, je t’aime d’un amour éternel ! » - Jérémie 31 :3
[1] Lire à ce sujet « Nos mains sont tâchées de sang », de Mickaël L. Brown. (Préface de Don Wilkerson) [2] Il faut exclure malheureusement Martin Luther des Réformateurs sionistes car il a ouvert le chemin à l'antisémitisme hitlérien. 
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