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L’amant de SION - 30/01/06

 

 Pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 30 janvier 2006

 

ImageLe terme est d’André Chouraqui, et c’est le pasteur Claude Duvernoy[1] qui a raconté l’histoire de cet « amant de Sion » - le pasteur William Hechler. Il est mort il y a exactement 75 ans, le 30 janvier 1931, « dans la solitude, l’abandon et la pauvreté », selon les hommes, mais dans la gloire, selon D.ieu. Claude Duvernoy a remarquablement bien mis en valeur le rôle de cet homme non juif de sang mais juif de cœur et qui a su saisir celui du D.ieu de Jacob en croyant en la personne que l’auteur nomme le « le Prince juif » : Théodore Herzl. 

Hechler avait deviné par sa connaissance de la Bible et par des calculs inspirés, la date de 1897 comme étant la date de « l’aube de la restauration ultime d’Israël ». Théodore Herzl représentait pour une grande majorité de contemporains et même de rabbins, « un dangereux énergumène », mais cet homme choisi de D.ieu faisait cette superbe déclaration : « A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif ! Si je disais cela à présent je serais accueilli par un éclat de rire universel. Dans 5 ans peut-être, dans 50 ans certainement, la chose sera devenue claire pour tout le monde… ». Le 29 novembre 1947 lui donnait raison ; 50 ans après la prédiction d’Herzl, Israël renaissait.

William Hechler a cru en Herzl, et comme le dit André Chouraqui, « la folie de l’un a autorisé, authentifié, permis celle de l’autre ». Tous les deux ont cru en la restauration de l’Etat juif, que les prophètes ont annoncé :

« Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus arrachés du pays que Je leur ai donné, dit l’Eternel, ton D.ieu. » (Amos 9 :14-15)

« Il fallait un grain de folie à Hechler pour croire en la vocation de Herzl, dira André Chouraqui. Ainsi sans doute faut-il qu’il en soit pour ceux – Juifs et chrétiens – qui croient à la vocation de Jérusalem... ».

Aujourd’hui, les compromis politiques et les concessions territoriales n’ont pas vraiment apporté quoi que ce soit au pays, si ce n’est une sécurité relative et passagère. Sans doute Israël a-t-il besoin de la folie de D.ieu pour faire face à toutes les menaces intégristes… et pour rentrer dans l’intégralité de son héritage.

[1] « Le prince et le prophète » - de Claude Duvernoy – Editions Keren Israël

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