Un havre humanitaire
L’association humanitaire Hazon Yechaya est connue comme étant l’un des plus importants réseaux d’entraide du pays. Ainsi, elle distribue, grâce à ses 38 restaurants populaires disséminés du nord au sud, 365 jours par an, 250.000 repas gratuits par mois.
Exemple de solidarité, cette institution bénévole créée à Jérusalem en 1997 par Abraham Israël, homme d’affaires new-yorkais d’origine égyptienne, ne limite absolument pas ses activités à la distribution de repas chauds. Par exemple, Hazon Yechaya n’oublie pas les survivants de la Shoah qui vivent dans la précarité.
En outre, des cérémonies de bar et bat mitzva sont régulièrement organisées. Un gan (crèche) a été mis en place ainsi qu’un centre, très moderne, à Jérusalem, de soins dentaires et un magasin de vêtements d’occasion (gratuit). Des programmes d’apprentissage sont également dispensés ; ils englobent des formations pour le secrétariat, la comptabilité ou la cuisine.
Récemment, 47 jeunes femmes ont été diplômées du très bel institut de coiffure et de cosmétologie créé l’an dernier, à Jérusalem, par Hazon Yechaya. Pour la plupart mères célibataires, elles ont toutes rapidement intégré le monde du travail.
Cette brillante réussite d’exclues de la société est à mettre au crédit de l’association Hazon Yechaya, d’Abraham Israël et de l’équipe de bénévoles qui l’entourent.
Un ensemble d’actions de Hazon Yechaya qu’il était nécessaire de mieux faire connaître au monde francophone, une institution dont la caractéristique est de lutter contre l’exclusion et la précarité et de repousser autant que possible les limites de la fatalité, un véritable havre humanitaire qui contribue grandement à insérer les plus faibles dans la société israéliennes et qui offre aux rescapés de la Shoah une fin de vie dans la dignité.
Une association exemplaire qui lutte pour une certaine forme de justice en essayant de réparer les iniquités qui existent dans notre société. Et qui mérite certainement une attention toute particulière de la part de la communauté francophone.
Armand Amselem, Tel-Aviv
Jérusalem Post français n° 851 – 24/30 juillet 2007



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