Pasteur Gérald Fruhinsholz,
le 1er novembre 2019
 

Le film israélien "Mon frère est un héros" a été traduit en français et a été présenté le 22 octobre 2019 à la cinémathèque de Jérusalem. 

Il est issu du film en hébreu « A'h sheli guibor », de l'Israélien Yonatan Nir, sorti en 2016, mettant en lumière ces gens laissés de côté que l'on appelle "handicapés trisomiques". Tout commence avec l'histoire d'Enosh Kassel, qui est parti avec son frère trisomique faire un voyage au Népal, incitant d'autres familles à tenter l'expérience. Le film relate le périple de 11 couples de frères et sœurs, composés chacun d'un trisomique, en Inde, loin de leur maison, de leurs habitudes et de leurs parents. Prix du public du festival de Cannes Entr'2 marches, il a mis en lumière la relation touchante et forte, même si parfois compliquée, qui existe dans une telle fratrie.

C'est un film bouleversant sur l'intégration et le droit à la différence – une histoire émouvante, drôle et qui déborde de tendresse.

Vous pourrez voir ce film à :

– PARIS-17e, le lundi 4 novembre à 20h30 – Moadon, 66 rue Laugier
– STRASBOURG, le mercredi 6 novembre à 20H – Cinéma Star St-Exupéry, 18 rue du 22 novembre,
– Au LUXEMBOURG, le mardi 5 novembre à 19h30 – Synagogue de Luxembourg, Salle E. Bulz.

 

Un film primé à Cannes

Ce film a été primé entre autre en 2018 au festival de Cannes "Entre 2 marches". 

Est-il possible de comprendre ce que peut éprouver un enfant ou un adulte handicapé et ce que vit au quotidien son entourage ? Ce film donne enfin la parole à ces frères et sœurs qui ont grandi auprès d'un frère ou d'une sœur handicapé, différent, spécial et qui chaque jour ont dû surmonter un grand nombre de difficultés et d'expériences désagréables allant du simple regard des autres jusqu'à leur propre inconfort.

Sylvie Rozenbaum, qui a traduit le film en Français en souvenir de son frère polyhandicapé physique et mental disparu il y a 5 ans m'a dit lors de la projection à Jérusalem : "Mon but est de montrer ce film le plus possible et de crier au monde que nous les frères et sœurs d'enfants handicapés avons aussi des sentiments.

Nous avons grandi dans l'ombre de nos frères et sœurs, nos désirs et nos besoins sont toujours passés après eux, nous devions nous débrouiller seuls et refouler nos sentiments de colère ou d'amour. Et c'est la raison pour laquelle j'ai traduit ce film car je VEUX sensibiliser le grand public.

Vous allez sourire, rire, pleurer… mais également découvrir ces merveilleux paysages de l'Inde. Il va également vous apprendre à ne plus regarder de la même façon les personnes que l'on nomme 'différents'."

 

Gérald Fruhinhsolz – Mon expérience personnelle 

"J'ai grandi à la Fondation John Bost à La Force (24), à l'"Espérance", une maison qui accueillait des enfants trisomiques. Je vivais au quotidien à leur côté. J'en ai gardé des souvenirs très émouvants, et ce que j'aimais avec ces jeunes était la simplicité des relations et leur grande affectivité. Ils sont des créatures de Dieu au même titre que chaque personne dite "normale", et nous apprennent à nous respecter les uns les autres, quand nous sommes tous "différents" et souvent handicapés dans la vie.

Nous saluons le travail de Ohel Sarah et sa vice-présidente Judith Schweb-Lion

Shalom Israël (voir notre article "une leçon de vie") soutient Ohel Sarah, et voir le film sera non seulement un plaisir mais une mitsvah-une bonne oeuvre, car une partie du prix d'entrée va directement au soutien de Ohel Sarah. 

Gérald & Sophie