Archives pour janvier, 2014

Perpétuer l’innommable

27 janvier 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Peinture de David Olère, rescapé des Sonderkommandos, mort en 1985

Le 27 janvier est le jour anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz par l’armée soviétique. Pourquoi perpétuer la mémoire de ce génocide qu’aucun mot ne peut qualifier, si ce n’est le mot de Shoah = anéantissement ?… C’est la Knesset, le 12 avril 1951, qui choisit le mot Shoah pour désigner « la Solution finale » prônant la destruction totale des Juifs d’Europe.

Les « négationnistes » de tous bords n’ont qu’a bien se tenir, il reste encore des témoins ! Des témoins de l’horreur absolue, un enfer sur terre pour des millions de personnes, que ce soient des enfants, des femmes enceintes, ou des vieillards, dans des centaines de camps de la mort tels Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen, Sobibor, Belzec, Treblinka, Dachau, Majdenek, etc…

Aujourd’hui, 70 ans après la tuerie planifiée de tout un peuple, événement sans précédant dans l’Histoire humaine, survivent des rescapés – l’âge moyen est de 85 ans, et en Israël, ils sont 193 000. Or ces témoins disparaissent, au rythme de plus d’un millier chaque mois.

 

Loin de nous d’occulter ou de relativiser les autres génocides : ceux de l’Arménie (1 500 000 victimes), du Rwanda, du Cambodge (2 000 000) et d’autres. Loin de nous de ne pas mentionner la souffrance des Tziganes, des handicapés, ou des homosexuels, et de tous les autres qui se sont trouvés pris dans la nasse durant la guerre. Cependant, nous devons comprendre le particularisme de la Shoah, cette volonté d’exterminer « comme des cafards » tout un peuple, sans aucune raison militaire, stratégique ou politique. Simplement la raison que cet enfant, cette femme, ce vieillard… est juif. Peu importe s’il est pratiquant, il est juif, cela suffit. Et de rechercher systématiquement dans la généalogie pour déterminer la « tare », pour expurger l’humanité de cette « race », cause de tous les malheurs du monde. Le Juif est alors comme de la mauvaise herbe, et l’arracher fait preuve de salubrité publique.

 

Survivre à Auschwitz

Dessin de Wladyslaw Siwek

Tentons de comprendre comment une jeune fille de 17 ans, telle Suzanne Birnbaum, venue d’un pays comme la France, la Grèce ou la Hollande, choyée dans sa famille, pouvait se retrouver en un instant au milieu de bêtes féroces… l’arrivée à Auschwitz dans la nuit après des jours sans eau ni nourriture, déshabillée sous les coups, tondue…Grâce à Dieu, les témoignages demeurent. Ce lundi 27, jour anniversaire de la Shoah, sur la chaîne ARTE (1), sont passés deux reportages, un sur Auschwitz, l’autre sur les Sonderkommandos (2). Ecoutons les témoignages de ces survivants sur l’horreur absolue, c’est un impératif pour toutes les générations. Comment l’homme peut-il descendre aussi bas dans la bestialité ? …

Lever à 3h30, rester debout des heures dans le froid glacial, travailler « dans les marais » (voir pdf) sans un seul instant de repos jusqu’au soir, avaler une maigre soupe, recevoir des coups sur la tête sans jamais protester… les cris, les chiens, les kappos avides de sang, l’absence totale d’hygiène, la dysenterie, et la mort présente à tout moment, l’inquiétude permanente pour sa famille, le froid glacial et les nuits sans sommeil, à quatre avec trois couvertures dans un même grabat, puis le réveil dans la nuit à nouveau, la terreur qu’avaient dissipé les rêves d’un passé désormais révolu pour toujours…

Combien de jours pouvait-on survivre à cet enfer ?…

L’on estime qu’à Auschwitz-Birkenau, « l’usine à mort », furent assassinés plus de 2,5 millions de personnes.

 

Antisionisme = Antisémitisme

Nous n’avons pas le droit d’oublier la Shoah. Si le peuple juif est le peuple de la mémoire, il est aussi la conscience des peuples ; l’homme a toujours l’envie furieuse de se débarrasser de sa conscience… qui le culpabilise tant. Aujourd’hui, l’hydre de l’antisémitisme a relevé la tête, et l’on crie encore en Europe : « Morts aux Juifs ! ». Sachons que si le peuple juif est devenu le « bouc émissaire » de l’humanité, c’est qu’il est par essence le peuple de Dieu. L’antisémitisme vient finalement du désir de l’homme de tuer le « témoin de Dieu » ! – « Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples » (Esaïe 55:4). L’esprit « caïnite » est inscrit dans l’ADN de l’homme, Caïn est le premier meurtrier de l’Histoire.

La Marche des vivants à Auschwitz

Oublier ou dénigrer la Shoah est à mettre en parallèle avec la haine actuelle d’Israël, en tant que nation. Comme l’a souligné le pasteur Martin Luther King : « …Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une  tache sur l’âme de l’humanité ».

En méprisant Israël, c’est D.ieu que l’on méprise – la Bible le dit ; alors faisons nôtre la prière du psalmiste : « Eternel, défends ta cause ! »

« Souviens-toi que l’ennemi outrage l’Eternel, et qu’un peuple insensé méprise ton nom ! Ne livre pas aux bêtes l’âme de ta tourterelle, n’oublie pas à toujours la vie de tes malheureux ! Aie égard à l’alliance ! … Lève-toi, ô Dieu ! défends ta cause ! » – Ps 74 : 18, 22.

 

(1) Avec le témoignage de Suzanne Birnbaum, Robert Levy, Robert Waitz, et Mark Klein pour le premier document.

(2) Les Sonderkommandos (unités spéciales) étaient des groupes de travail dans les camps d’extermination, composés de prisonniers, juifs en majorité, forcés de vider les chambres à gaz, arracher les dents en or, couper les cheveux des morts et d’incinérer les cadavres dans les fours crématoires. Ces hommes étaient tous destinés à mourir exécutés.

Il faut entendre le témoignage d’un survivant des Sonderkommandos, Chlomo Venezio (mort en oct 2012). Le 26 janvier 2011, il a prononcé un discours bouleversant à l’UNESCO pour la journée commémorative de la Shoah. Son témoignage s’est achevé sur ces phrases : « Je n’ai plus jamais eu une vie normale. Je n’ai jamais pu prétendre que tout allait bien et aller, comme d’autres, danser et m’amuser en toute insouciance… Tout me ramène au camp. Quoi que je fasse, quoi que je voie, mon esprit revient toujours au même endroit. C’est comme si le « travail » que j’avais dû faire là-bas n’était jamais sorti de ma tête… On ne sort jamais vraiment du Crématoire ».



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Un ami d’Israël

26 janvier 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Enfin un vrai ami d’Israël ! Le canadien Stephen Harper est en effet le seul Premier ministre affirmant haut et fort son soutien indéfectible à Israël, déclarant entre autre  : « Le droit à l’existence d’Israël en tant qu’État juif est absolu et non négociable »…Lors de son discours à la Knesset, il réagit clairement contre les accusations d’apartheid, contre les boycotts des universitaires, les critiques et l’hypocrisie des nations… et il réitéra la position ferme de son gouvernement à l’encontre de l’Iran.

Une vraie famille…

Par ce discours musclé et élogieux, qui provoqua la colère des députés arabes, Stephen Harper suscita de longs et naturels applaudissements de la part des députés israéliens.

Comme le souligne Freddy Eytan (son article), Stephen Harper fait partie de cette poignée d’hommes courageux qui déclare sans ambages et tout haut de la tribune de la Knesset : « Oui, je suis un sincère ami de l’Etat d’Israël ! Oui, je suis avec vous corps et âme ! Oui nous défendons l’existence d’un Etat libre, démocratique et juif»


Un Premier ministre chrétien

S. Harper ne se prend pas au sérieux…

Il est rarement souligné dans les différents articles des médias israéliens, de gauche ou religieux, que Stephen Harper est venu avec une délégation de 237 personnes comprenant six représentants de fédérations chrétiennes, dont la Trinity Bible Church, le groupe médiatique Crossroads Christian Communications et l’Assemblée de Pentecôte du Canada (les frais d’hébergement à tous  ont été assumés par le Canada).

le PM canadien joue la sérénade à « Bibi »

Stephen Harper est un chrétien évangélique, et il n’en faut pas plus pour déchaîner la réaction de tous les anti-Dieu et anti-cléricaux, car, en plus du soutien inconditionnel d’Israël, ce Premier Ministre ne cache pas ses positions anti-avortement, anti-homosexualité…


Hiram, l’ami de David

 L’amitié étonnante de Stephen Harper me rappelle une autre amitié, celle du roi de Tyr Hiram avec David, puis avec son fils Salomon (« Ils firent alliance ensemble » – 1Rois 5). Le nom de ce roi qui crut en David dès le début de sa royauté, et qui proposa son aide, est mentionné une vingtaine de fois dans la Bible. Il fait partie des amis d’Israël parmi les non-juifs qui ont contribué comme d’autres, tel Jethro, à l’édification du royaume. D.ieu aime et suscite l’amitié des goyimenvers Israël.

Hiram contribua à la construction du Temple, avec Salomon, amenant matériaux et ouvriers. La Bible dira prophétiquement : « Ceux qui sont éloignés (ra’hoqim) viendront et travailleront au temple de l’Eternel,  et vous saurez que l’Eternel des armées m’a envoyé vers vous » – Zacharie 6:15.

Quelle parole !  Elle peut désigner les exilés juifs de l’époque, mais peut aussi vouloir dire que D.ieu est au coeur de l’unité liant les goyim (ra’hoqim) et Israël. La Bible dit en effet :« Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples » – Esaïe 56:7.

 

Aujourd’hui où Israël est mis à l’index par les nations, nous pouvons admirer le courage du Premier ministre Stephen Harper soutenant activement l’Etat hébreu, sans autre motif que ses propres convictions. Qu’il soit un exemple pour d’autres, nous le souhaitons.



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AMIT à Ashdod

23 janvier 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Dans un tour organisé par AMIT, nous sommes partis de Jérusalem direction Ashdod, pour visiter un des centres d’éducation/beit-‘hinoukh de AMIT et nous en avons profité pour découvrir la ville, sa magnifique plage de sable fin et son port devenu le premier port d’Israël.

Selon la Bible, c’est à Ashdod que les Philistins emmenèrent l’Arche d’alliance comme un trophée en l’honneur de Dagon, en -1050, et c’est là où D.ieu les frappa d’hémorroïdes et où Il fit tomber Dagon face contre terre…. devant l’Arche sainte (1Sam 5:3).

Ashdod, reconstruite en 1955, est l’exemple vivant d’une prophétie biblique réalisée. Parlant des villes antiques d’Israël, D.ieu dit  : « … elles seront rebâties, JE relèverai leurs ruines » (Esaïe 44:26 ; Amos 9:13).

Quoi de plus émouvant que d’entendre raconter la manière dont une ville est recréée « de rien » : c’est la sensation de vivre la suite des temps bibliques ! Puis, entendre comment un homme a eu la vision de créer un port en eau profonde ; quelle récompense lorsque le Queen Elisabeth 2 viendra accoster en 1973 à Ashdod ! Aujourd’hui, le port avec ses 1300 employés, faisant shabbat, rivalise avec les plus grands dans le monde – il accueille 2300 cargos-containeurs par an. Et selon la vision de Ben Gourion, Israël s’agrandit sur la mer.

 

Le Lycée Mekif AMIT Youd

Tout le staff du lycée était là pour nous accueillir – le directeur Ido, ancien officier Golani, Céline la principale, responsable francophone, Yaéli, l’inspectrice des lycées du sud, et Daniel de l’assocation AMI qui s’occupe de l’intégration des olim français. Bon nombre d’élèves parlent français, car il y a dans cet établissement, outre les Israéliens sabras nés en Israël, des Olim de France, d’Ethiopie, de Géorgie, de Norvège. En tout, 676 élèves, dont 137 venant de France.

Il est peu courant dans un établissement scolaire d’entendre une chorale chanter des psaumes… et de faire lever l’assemblée pour chanter l’Hatiqvah. C’est cela AMIT (1) avec sa volonté d’inculquer des valeurs morales, l’amour du sionisme, et former des futurs leaders. Le plus surprenant, outre la qualité de l’éducation, sont les relations quasiment familiales qui animent le corps professoral et les élèves. Les adultes se doivent d’être des modèles, des parents de substitution, et de considérer chaque élève comme unique.

 

Dans ce lycée, se trouve un jeune garçon qui était dans l’école Ozar Hatorah à Toulouse, lors de l’attentat de Mohamed Merah en mars 2012. Il est toujours profondément choqué. Le matin, il ne peut pas rentrer dans l’enceinte du lycée. Chaque jour, un membre du personnel vient le chercher pour le faire entrer à l’intérieur, car c’est trop dur pour lui, l’attentat ayant eu lieu à la porte de l’école. Parfois il ne peut tout simplement pas venir. Alors les profs vont chez lui et l’aident à rattraper les cours.

C’est le slogan de AMIT : « Construire Israël, enfant par enfant »…, en participant ainsi à l’intégration des jeunes, dans les trois domaines : scolaire, social, et culturel, et donnant une chance à ces jeunes pour qu’ils deviennent à leur tour des modèles pour d’autres.

 

Grand GALA de Pourim – Mardi 4 mars 2014

Il convient à chacun d’entre nous de soutenir une oeuvre tel AMIT. Pour nous chrétiens, c’est comme soutenir le projet de D.ieu qui bénit Son peuple ; c’est aussi une manière de participer à la construction du pays.

Chaque année, AMIT crée un événement culturel au profit des enfants d’AMIT. Venez donc cette année écouter TILDA REJWAN – « une des plus belles voix au monde » (Paris-Match). La chanteuse et cantatrice qui revient d’une tournée internationale fera une prestation pour AMIT, après avoir chanté devant François Hollande et « Bibi » Netanyahou.

Lieu : au Théâtre Gérard Behar – rue Bezalel 11 – Jérusalem

Réservations : P.A.F. 130 nis/pers. – Nico SPRECHER (054 435 4887) et Clément BOUHNIK (050 343 6012), volontaires (francophones) à AMIT. Pour plus d’information, et si vous souhaitez aider et soutenir le réseau AMIT, allez sur leur site : www.amitchildren.org/

 

(1) Selon la vision d’une femme de valeur, Bessie Gotsfeld, AMIT a été fondée en 1925. 28.000 jeunes dans 108 centres dans tout Israël sont aujourd’hui scolarisés et formés dans des écoles, lycées, et villages AMIT. L’histoire de l’Israël moderne nous donne l’image d’un miracle économique, mais beaucoup d’Israéliens n’en profitent pas, du fait d’une famille désunie, d’une intégration difficile, d’un arrière-plan ethnique trop différent. Ils ont besoin d’aide. Ils ont besoin d’espoir. C’est là qu’intervient AMIT – AMIT offre une attention, un apprentissage scolaire, technologique. AMIT fournit une vraie formation incluant des activités de tous ordres, dont musicales, tout en inculquant les valeurs juives et un sentiment de tolérance, d’unité et de respect.
 

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L’église de la honte

15 janvier 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Réplique du Mur de Bethlehem à l’église St James

Je suis choqué par cette église qui a pris position contre Israël en réalisant cette réplique du Mur de sécurité à Bethlehem ! Cette maquette qui a coûté 30 000 £ (36 000 euros), a été installée autour de l’église St James à Londres pour 12 jours, Noël dernier.

Déjà des voix se sont élevées contre« ce projet coûteux ayant nécessité le concours d’architectes et designers, utilisant  échafaudages, matériaux, et toute une équipe d’ouvriers. Avec les bouches à nourrir et les morts de froid dans ce seul pays, il est honteux que l’Eglise de St James, Piccadilly, ait gaspillé tant sur ce qui n’est rien de plus qu’un exercice de propagande anti-Israël ».

 

« Ce Mur sauve des vies »

Qui ne sait pas que ce Mur a stoppé 95 % des attentats  terroristes en Israël ?… Qui ne sait pas qu’il existe de nombreux « murs » dans le monde, des murs qui ne suscitent nullement l’intérêt que l’on porte à la barrière de sécurité en Israël ?…

Réponse : Des gens qui n’ont aucune idée des ravages du terrorisme islamique, et qui se fichent totalement des victimes israéliennes… des gens qui de toute façon, auront toujours un a-priori critique à l’encontre d’Israël car il n’y a aucune impunité à ce genre d’exercice… des gens qui attisent le conflit, alors qu’il y a de nombreux Arabes très heureux de vivre en Israël, et ne souhaitant surtout pas vivre dans un Etat palestinien, sous le régime de la sharia.
 
Je dirais également que ces soi-disant chrétiens feraient mieux de protester et manifester pour les milliers de victimes – des chrétiens – qui sont l’objet de meurtres et de tortures, en Syrie notamment (quelques 1213 assassinats avérés, selon Portes ouvertes), en Egypte et dans tous les pays où l’Islam prédomine, incitant à la haine.

Kristine Luken assassinée sauvagement en Israël par deux Arabes palestiniens

 
Laissons la parole à une victime israélienne, qui a survécu à une violente attaque terroriste commise par deux Palestiniens ayant contourné le Mur de sécurité non terminé à l’époque.

Kay Wilson est guide touristique en Israël. Son amie chrétienne américaine Kristine Luken et elle, ont été sauvagement poignardées à plusieurs reprises. Ce sont des terroristes palestiniens (18/12/2010) venant de la région de Bethléem qui ont commis cette horreur en territoire israélien. Kristine est décédée, et par miracle Kay a survécu à ses nombreuses blessures.
Kay n’a pas perdu son humour, et il est mordant dans cette lettre adressée à l’église St James (écrite sous forme de conte de Noël) ; sa colère est manifeste envers ces chrétiens qui ont réalisé cet événement scandaleux.


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Lettre à la direction de l’Eglise St James, Piccadilly, Londres

 

Une histoire vraie…


Porte taguée par Kay, à Bethlehem :
« St James – non au Djihad – justice pour Israël, les chrétiens et tous les peuples »
(Voir LIEN)

« Et il advint qu’au cours du mois de Décembre 2010, deux bergers Palestiniens quittèrent leur village près de Bethlehem, marchèrent dix milles et traversèrent les collines de Judée. Et dans la forêt, ils veillèrent toute la nuit. Le lendemain, au cours de la sixième heure (15h) les bergers virent deux femmes qui marchaient le long de la Piste Nationale d’Israël. Avec une grande ferveur, ils sortirent leurs couteaux et attaquèrent les femmes.
 
Pendant que les bergers maintenaient les femmes plaquées au sol, les lames dentelées de leurs couteaux brillaient au soleil, et répandaient une lumière autour d’eux. Le couteau à la gorge, les femmes n’osaient bouger. « Ne craignez rien », dirent les hommes – car une grande frayeur les avait saisies – nous vous apportons une bonne nouvelle qui réjouira notre peuple ». Quelle pouvait être cette nouvelle ?… Un viol, un vol, une volée de coups ?… Tout serait préférable à la mort, se disaient les femmes en leur cœur.
 
Et lorsque la septième heure approcha, les bergers dirent : « Allons tuer ces juives, comme Allah nous l’a ordonné ».

Les bergers bâillonnèrent les femmes, leur ôtèrent les chaussures et attachèrent leurs mains. Ils forcèrent une des femmes à se mettre à genoux, couvrirent sa tête et poussèrent sa nuque vers l’avant. La femme s’agenouilla, et se prépara à être décapitée. Et soudain elle vit une grande lumière, la lame du couteau qui brillait au soleil. La femme juive murmura : « Ecoute, O Israël ». Le musulman cria : « Allah Hu Akbar », et la chrétienne s’écria « Jésus », le nom d’un Juif né dans la ville de David.

Par treize fois, les bergers enfoncèrent leurs couteaux dans le corps des femmes, brisant des os, déchirant leur chair, en empalant même une d’entre elles dans le sol. Alors que la juive faisait la morte, elle vit son amie chrétienne déchiquetée, mourir sous ses yeux.

Les bergers rentrèrent chez eux en glorifiant et louant Allah pour tout ce qu’ils avaient vus, et répandirent la nouvelle de ce qu’ils avaient fait. « Aujourd’hui, près de la ville de David, deux des Juifs ont été massacrés », dirent ils. Ils se réjouissaient et dirent à leurs voisins, « ce sera un signe, ils trouveront deux des leurs, honteusement enveloppés dans des vêtements ensanglantés et gisant dans les buissons ». Et tous ceux qui entendaient cela furent étonnés ».

  

J’ai beaucoup réfléchi aux événements de ce jour épouvantable, qui ont culminé par mon assassinat manqué et la mise à mort de mon amie. Il me semble que, plus que quiconque, je pourrais être pardonnée si je haïssais les Palestiniens. Je crois aussi que je pourrais être pardonnée si je pensais que tous les Palestiniens sont des terroristes. Ce n’est pourtant pas mon cas. Au contraire, j’ai maintenu mes relations avec mes amis palestiniens, de sorte que mon ignorance ne m’a pas amenée à haïr. Je déteste la haine. Et c’est votre haine, sous la forme d’un conte pour Noël, qui m’a obligé à écrire.

Je me plais à penser qu’en tant que chrétiens, jamais vous n’auriez toléré l’odieux assassinat de Kristine Luken ou l’attaque sur ma propre personne. Je soupçonne cependant que vous en viendrez à rationaliser cette sauvagerie comme un résultat inévitable de « l’occupation israélienne ».

Vous suggérerez sans doute que les Palestiniens qui ont assassiné mon amie étaient eux-mêmes des victimes qui ont grandi dans la dépravation. J’en conviens, mais tiens à souligner que si c’est la pauvreté qui était en cause, les aristocrates qui ont piloté des avions dans les tours jumelles n’avaient aucune raison de commettre leurs crimes.

Les terroristes palestiniens sont bien des victimes, les victimes d’un régime islamique radical et primitif qui leur impose un régime de malnutrition morale axé sur la haine des Juifs et la haine de toute vie – la leur propre comprise. Ils ont également été privés : privés d’une éducation qui chérit la culture, l’histoire, la littérature, l’art et la dignité de la différence. Leur morale appauvrie couplée à des généralisations ignorantes est ce qui a permis à deux hommes de massacrer sans sourciller des femmes sans défense.

  

Votre «mur», que vous avez érigé près de votre église, est, espérons-le, simplement le fruit de votre propre ignorance et de généralisations simplistes concernant la situation complexe ici, au Moyen-Orient. Néanmoins, comme tout mur, il sert de façade et de barrière. Si on examinait votre mur, on pourrait voir que sous la surface blanchie à la chaux qui se préoccupe de la politique israélienne, se trouvent les briques de l’antisémitisme. Ces briques s’élèvent bien haut. Elles marquent des attentes de tout un peuple. Ce mur anticipe la séparation de la nation d’Israël comme indésirable.

Votre mur est cimenté par une théologie de supériorité qui dit que D.ieu a abandonné les Juifs. C’est la même théologie qui sous-tend l’islam radical. D.ieu a essayé les Juifs, puis les chrétiens, mais en fin de compte ce sont les musulmans qu’Il a décidé de choisir.

Votre mur n’est qu’une brique dans le mur global du programme islamique, un programme qui ne reculera devant rien jusqu’à la destruction de l’Etat juif. Pour votre propre détriment culturel, c’est un mur qui obstrue la vérité et ne cherche pas seulement à détruire Israël, mais en fin de compte toute société judéo-chrétienne.

Votre mur enflamme un conflit ancien. Ceux qui, comme moi, vivent dans cette région, savent qu’il a besoin, non pas d’une exacerbation de la haine, mais d’un apaisement.

Votre mur est un affront à Kristine Luken et aux autres victimes de la terreur, qui auraient pu être en vie aujourd’hui si un mur avait été érigé sur les 90% de terres restants qui nous séparent de nos voisins palestiniens.

Votre mur est une injustice pour les chrétiens qui vivent sous le despotisme musulman. Ironiquement, c’est l’Etat d’Israël, que vous jugez paria et injuste, qui est unique au Moyen-Orient parce que contrairement à tous nos voisins, notre population chrétienne est en plein essor et nos chrétiens ont des droits religieux complets.


S’il vous plaît écrivez sur votre mur, sous la croix, à présent obscurcie par le croissant ….  » R.I.P Kristine Luken. « 


Sincèrement
Kay Wilson
(merci beaucoup à Anne Dubitzky -Global Justice Group)



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