Archives pour la catégorie Témoignage

Lumières à Gaza

10 novembre 2014
Pasteur Gérald Fruhinsholz

Lors d’une Pastorale de l’Alliance Evangélique d’Israël (UCCI) à Jérusalem, dans notre assemblée de Narkis Church, nous avons pu rencontrer des ministères oeuvrant à Gaza. Ils nous ont parlé de la nécessité impérieuse d’aimer là où le Dieu de la Bible n’est pas connu. La plupart sont venus pour travailler en Israël et le Seigneur les a conduits… à Gaza.

 

Josh Miles, directeur actuel de Shevet Achim-Israël

Jonathan Miles nous a partagé comment Dieu l’a conduit en 1994 à s’occuper d’enfants arabes ayant un besoin urgent de bénéficier d’une opération chirurgicale pour des malformations cardiaques, dans des hôpitaux israéliens.

L’expression Shevet Achim vient du Ps 133 : « Voici comme il est bon et qu’il est agréable pour des frères de demeurer ensemble … Là, l’Eternel envoie la bénédiction, la vie à jamais ».


« Nous croyons que cette promesse est vraie concernant  les relations difficiles entre les enfants d’Abraham au Moyen-Orient. Notre action consiste à repérer les enfants atteints de malformations cardiaques, en collaboration avec les chirurgiens, de les transporter en Israël et de les accueillir eux et leurs parents, et enfin de trouver des partenaires pour financer les opérations ».

Shevet Achim s’est occupé en 2013 d’une trentaine d’enfants – une opération coûte environ 16 000 dollars. Généralement, l’hôpital israélien accepte de couper la somme en deux, et Shevet Achim en partenariat avec une association de médecins prend en charge les 8000 dollars restants.


Notre 2ème intervenant, Nashat Filmon, nous a raconté avec beaucoup d’émotion, comment le Seigneur l’a conduit à diriger la Librairie Chrétienne de Gaza (LIEN). Tous les chrétiens à Gaza se souviennent encore aujourd’hui du drame du kidnapping et de l’assassinat en 2007 de l’ancien directeur, Rami Ayyad, par le Hamas.

Rami Ayyad



Il y a 1,8 millions d’habitants à Gaza et 1300 chrétiens, dont une majorité de Catholiques et d’Orthodoxes. Aucune Bible ne peut entrer à Gaza ; seul le témoignage de vie peut toucher les gens. Et Nashat d’expliquer combien il est essentiel de croire que nous devons tout abandonner dans les mains de Dieu !
« La guerre de l’été 2014 a apporté beaucoup de souffrance, de maisons et de vies détruites à Gaza. Le problème n’est pas de chercher des coupables, mais de réaliser que des gens ont souffert des deux côtés. »
Et Dieu, au milieu de ces troubles, agit ! Des jeunes ont des visions, des rêves concernant notamment un « homme en vêtement blanc »… Ces jeunes se tournent alors vers les rares chrétiens à avoir partagé l’Evangile à Gaza… Et nous devons croire que Dieu s’occupe pour la suite, de leur croissance spirituelle…
 

Rendre le sourire et éduquer différemment

LightHouse School – « Oncle John » (Carlock) est le directeur de l’école baptiste de Gaza.

Créée en 2004 grâce à un partenariat d’organisations chrétiennes, l’école « Phare » s’engage à éduquer les enfants de Gaza, et à donner aux familles nécessiteuses, un enseignement de qualité selon la scolarité prévue (à Gaza) avec l’aide d’un programme de parrainage. Ayant débuté avec 67 enfants, l’école accueille aujourd’hui 290 enfants en section maternelle et élémentaire.

L’école s’adresse aux plus pauvres, et fournit les uniformes, le transport et la nourriture. 100 % des élèves est de confession musulmane, mais le contact avec les familles est précieux. Seuls sont possibles la prière et le témoignage – une disponibilité, un amour offert par toute l’équipe d’enseignants.

Un des objectifs ?… Rendre le sourire à tous ces jeunes qui ont vu trop de choses difficiles. Chaque matin, le corps enseignant se réunit pour prier, et avec eux… les enseignants musulmans. Un détail important, cette école est sans doute la seule école dans le monde arabe à inscrire Israël sur la carte du monde…



Le but de ces oeuvres à Gaza ?… Apporter de l’espoir et de la joie, former une nouvelle génération qui, l’espèrent-ils, pensera différemment, rendre possible l’amitié du monde arabe avec le peuple juif, et leur donner la chance d’avoir accès à l’Evangile… Un programme conçu et dirigé par Dieu Lui-même.

Prions pour ces hommes et ces femmes investis dans ces ministères, à Gaza !

 

« Un jour, une route reliera l’Égypte à l’Assyrie. Les Assyriens iront en Égypte et les Égyptiens en Assyrie.
Ensemble ils rendront un culte au Seigneur.
En ce jour, aux côtés de l’Égypte et de l’Assyrie, se tiendra Israël, exemple vivant de la bénédiction que Dieu apportera au monde.
Le Seigneur de l’univers bénira le monde en ces termes :
Je bénis l’Égypte, mon peuple, l’Assyrie, l’oeuvre de mes mains, et Israël, mon héritage »
Esaïe 19:24ss
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Zvi Givati, un homme de coeur

21 novembre 2013
Pasteur Gérald Fruhinsholz


Le général Zvi Givati n’est plus parmi nous, il a rejoint son épouse bien-aimée, Esther, et son cher fils mort trop jeune… Nous le regretterons beaucoup, car il a été un réel pont entre Israël et les chrétiens, particulièrement les Evangéliques, ayant consacré sa longue retraite à l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem (ICEJ). Parlant le français aussi bien que l’anglais, il était pour nous, qui représentions à cette époque l’ACIJ – Ambassade Chrétienne de Jérusalem -France, un vrai ambassadeur d’Israël pour les chrétiens sionistes que nous étions devenus, dans les années 90.


Zvi a été pour nous le premier visage d’Israël, quand nous nous sommes engagés dans l’aventure « sioniste » au travers de l’ambassade chrétienne organisant notamment des voyages et des conférences en Eretz. Il incarnait l’Israélien au visage avenant mais secret (image du sabra/la figue de barbarie, piquant au dehors et tendre au dedans !) ; il m’impressionnait beaucoup, mais avait un tel grand coeur que le contact passait immédiatement. Il savait faire aimer Israël et transmettre l’amour de Sion.


Voici également le témoignage de Suzanne Fauvel – Jean  son mari, fut président de la branche française de l’ACIJ :
« C’est à Strasbourg que nous avons accueilli Zvi Givati durant les années 80. Il était responsable des  »Bonds d’Israël » (un organisme de placements de fonds en Israël) ; nous l’avions connu avec son épouse Esther, après avoir encouragé les tous premiers débuts du groupe  »La Branche d’Amandier à Jérusalem » qui devint l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem. En France, Zvi a cherché tout naturellement le contact avec des chrétiens dont nous étions. Une petite étape en Alsace et les voilà repartis à Jérusalem ; Zvi était déterminé à donner son énergie extraordinaire comme liaison entre Juifs et chrétiens du monde entier réunis autour de l’Ambassade Chrétienne.

Jamais, nous n’oublierons les soirées de ses tournées où il revenait volontiers en France épauler le Pasteur Roger Brunet, à l’époque président de la branche française. 

Son humour nous faisait rire aux larmes, et sa pertinence ont réussi à toucher beaucoup de coeurs. Comment ne pas avoir de respect devant un général de police, qu’il était jusqu’au bout des ongles !

L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem

Les innombrables oeuvres justes et excellentes les suivront. Prions afin que d’autres valeureux hommes et femmes de leur trempe se lèvent rapidement ! »


C’est vrai, si nous sommes heureux qu’il ait retrouvé les siens, nous sommes tristes du départ de Zvi. Nous avons tant besoin, alors qu’Israël subit plus que jamais l’opprobre des nations, d’hommes et de femmes au coeur droit et valeureux, qui combattent le bon combat – Juifs et chrétiens réunis.

Je crois fermement que nous sommes dans ce temps où « les princes des peuples se réunissent au peuple du D.ieu d’Abraham » (Psaume 47) !


Gérald & Sophie



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Pour moi, le protestantisme, c’est eux …


Il semble qu’il y ait toujours un bateau français en course…, désireux coûte que coûte de rejoindre Gaza. Quel héroïsme ! Pas de chance, le Hamas lui-même vient de déclarer que Gaza ne traversait pas de crise humanitaire. Il dit avoir encore les moyens de payer les 20 millions de dollars/mois nécessaires pour ses 35.000 fonctionnaires (militaires et civils).

Revenons à nos dignitaires religieux, protestants et catholiques, qui se sont fourvoyés dans cette galère. Nous n’avons pour l’instant reçu aucune réponse des pasteurs de la Fédération protestante de France, mais voici ci-dessous la réaction d’un ami israélien de Jérusalem, publiée avec son accord.

Nous sommes le 17 Tamuz qui commémore la brèche faite dans les murailles de Jérusalem, précédant la destruction du second Temple. Cela paraît symbolique à propos de ces actions soi-disant humanitaires, qui sont en fait des tentatives de blesser Israël, et faire des « brèches » dans les murailles de Jérusalem. Cela n’est pas digne de la part de croyants bibliques.

Note : Au dernières nouvelles, après un refus de coopération, le bateau a été arraisonné par la Marine israélienne, et dirigé sur Ashdod.


Gérald & Sophie Fruhinsholz
19 juillet 2011



Cher Pasteur Fruhinsholz

Je viens de lire votre article remarquable sur les événements récents, et plus particulièrement sur les prises de position de certaines personnalités majeures de la Fédération Protestante de France. Comme vous, je suis profondément choqué; je me sens agressé, bafoué par un être aimé depuis l’enfance. Cet être aimé, c’est le Protestantisme. Je lui dois la vie et vais vous dire pourquoi.


 Pendant la guerre, mes parents et moi, Polonais d’origine, avons fui l’avancée nazie, passant de la zone occupée à la zone libre, pour aboutir après des péripéties trop longues à raconter ici, dans la ville de Carcassonne, où une veuve protestante, nous a cachés à la barbe de l’armée allemande. Ne pouvant me garder enfermé dans une pièce, sur un toit, mes parents ont cherché à me cacher dans une famille d’un village nommé Saint-Antonin-Noble-Val, où je l’appris plus tard, de nombreux Juifs avaient trouvé refuge. Pour ma part, des amis de mes parents, cachés à Montauban, trouvèrent un couple sans enfants qui acceptèrent immédiatement de me prendre chez eux comme « neveu ». Ce couple était des Protestants pratiquants. Le premier soir où je dormis sous leur toit, « Tantine », comme j’allais l’appeler jusqu’à la fin de ses jours, s’assit au bord de mon lit, avec un livre dans la main. Elle me dit d’une voix douce : « Mon petit Jacky, tu dois savoir que tu es juif, et tu dois en être fier ; nous aimons les Juifs car Jésus était juif. Nous aimons ce livre, La Bible et tous les soirs je te lirai un passage de ton Histoire ». Je n’avais que cinq ou six ans, mais je n’ai jamais oublié cet épisode. Ainsi fut fait.

Je passai un an et demi chez eux, à la barbe des soldats de la division Das Reich. Tout le monde savait Qu’Alice et Armand Fraysse, cachaient chez eux un petit juif et tous leurs conseillaient de le renvoyer chez ses parents, car ils risquaient leur vie. Ils refusèrent avec véhémence et malgré les énormes risques, continuèrent à me couver comme leur enfant, m’emmenant tous les dimanches à l’office du Temple qui faisait face à leur petite maison. Et c’est ainsi que j’eus la vie sauve. Comment pourrais-je oublier leur héroïsme, leur amour du prochain, puisé dans la Bible ? Pour moi, le Protestantisme c’est eux. Je leur en ai une reconnaissance sans limites, pour eux et pour ce qu’ils représentent.


 Aussi, lorsque j’apprends par différents médias, que certains dirigeants du Protestantisme français, que j’ai toujours vénéré, ont pris le parti du Hamas et de leurs affiliés, lesquels ont un mépris génétique pour les Chrétiens et une haine mortifère pour les Juifs, je ne peux m’empêcher d’avoir un haut-le-cœur. Je me sens meurtri, trahi.


Non Messieurs, par cet acte, je ne peux plus voir en vous, les héritiers des vrais protestants qu’étaient Tonton et Tantine Fraysse, « Justes parmi les Nations ». Par vos prises de position, vous acceptez, vous endossez les buts ultimes de nos ennemis : nous jeter à la mer; nous faire disparaitre de notre Terre où nous sommes revenus par la force de notre espoir messianique bimillénaire.


Je ne désespère pas, quand je vous lis, Pasteur et Madame Fruhinsholz. Je ne désespère pas quand je rencontre des êtres merveilleux comme le Pasteur Munch et son épouse. Je ne désespère pas quand je parle avec le Pasteur et Madame Chaix de Sarcelles, qui ont tant fait pour notre pays.

 Je ne peux qu’émettre un vœu ce soir. Que votre lettre fasse prendre conscience à certains pasteurs « déviants », de la justesse de votre analyse et de votre foi inébranlable dans la pérennité d’Israël et du peuple juif, Amen !

 

                                                                                                        Dr. Jacques Bronstein
Ophtalmologiste à Jérusalem
drjbron@gmail.com




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